Ces pilotes britanniques qui ont remporté le titre

Depuis la création du championnat, neuf Britanniques ont remporté une couronne mondiale. De Mike Hawthorn à Lewis Hamilton, cela représente 20 années de domination des pilotes d'outre-Manche.
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James Hunt est devenu champion du monde pour un point en 1976.
© McLaren / James Hunt est devenu champion du monde pour un point en 1976.
20 sur 71. Depuis la création de la discipline, les pilotes britanniques ont raflé à 20 reprises le titre de champion du monde. Cela représente près de 28 % de taux de réussite. Il s'agit de la nation la plus victorieuse de l'histoire de la Formule 1, largement en tête devant l'Allemagne de Michael Schumacher, Sebastian Vettel et Nico Rosberg avec 12 couronnes.

De Mike Hawthorn, à Lewis Hamilton, ce sont neuf Britanniques à avoir inscrit leur nom au palmarès.

1958, Mike Hawthorn



Le premier d'une (très) longue lignée. Le natif de Mexborough est une légende des sports mécaniques. Mais son talent n'est pas suffisamment reconnu. Dans les années 1950, il est l'un des nombreux pilotes à prendre part aux courses de monoplaces ou d'endurance.

Il doit faire face à une rude concurrence. Face à lui, de rugueux pilotes prêts à tout : Farina, Fangio, Ascari, ou encore le champion sans couronne, Stirling Moss. Et, c'est face à ce dernier que Mike Hawthorn remporte son seul et unique titre dans la discipline, en 1958.

Si le championnat semble tourner en faveur de Moss, son fair-play va lui faire perdre le titre qu'il recherche depuis des années. Au Portugal, le champion sans couronne s'impose tandis que son adversaire arrive derrière lui, mais est disqualifié. Sauf qu'en bon gentleman, Moss fait pression sur les commissaires, qui redonnent le podium au Britannique. En inscrivant six points au lieu de zéro, cela va lui profiter en fin de saison pour être sacré, pour une petite unité face à son compatriote.

1962 et 1967, Graham Hill



Contrairement au premier Britannique à remporter le titre mondial, la réputation de Graham Hill n'est plus à faire. Véritable légende de la Formule 1, l'homme aux rouflaquettes possède un coup de volant qui en a inspiré plus d'un.

Surnommé Mister Monaco, sa rapidité dans les rues de la principauté ont construit son palmarès. Après un premier sacre en 1962, il doit faire face à la montée en puissance du génie Jim Clark, avant de regagner à nouveau une nouvelle couronne, cinq années après.

1963 et 1965, Jim Clark



Un champion au destin tragique. Le style de pilotage de Jim Clark est l'un des plus purs, des plus beaux et des plus fluides. Ce n'est pas pour rien si l'Écossais, Jackie Stewart estime qu'il est l'un des meilleurs au monde.

Si sa carrière est courte, en raison de son accident fatal à Hockenheim en 1968, il l'a vécue à toute vitesse. Sous la protection de Colin Chapman, ce petit berger écossais glane la bagatelle de 25 victoires (soit le record à son époque) et signe 33 poles positions, en seulement 72 départs. Les statistiques sont folles. Même s'il n'a en soi peu de départs en Formule 1, ce sont dans les autres catégories où le double champion du monde a son nom d'inscrit à maintes reprises : Formule Tasman, Formule 2, 500 miles d'Indianapolis, BTCC ou encore 24 heures du Mans.

1964, John Surtees



De deux à quatre roues. Là encore, c'est un sacré personnage. John Surtees est aussi à l'aise à moto qu'en monoplace. Après avoir inscrit à sept reprises son nom au palmarès du championnat du monde de vitesse moto, le Britannique se lance un challenge. Celui de gagner en Formule 1.

1960, c'est l'année d'apprentissage. En parallèle de son dernier titre mondial sur deux-roues, il participe à ses premières courses de F1. Après trois saisons pour arriver au niveau et de se faire repérer par Ferrari, il remporte en 1964, le titre de champion du monde.

Il devient alors le premier pilote à remporter une couronne dans les deux disciplines reines des sports mécaniques. Il reste pendant 11 ans, le seul homme ayant conduit une Ferrari à ramener le titre à Maranello, en attendant l'arrivée de Niki Lauda.

1969, 1971 et 1973, Jackie Stewart



Carrière courte, mais palmarès long. Voilà comment résumer le passage de Jackie Stewart en Formule 1. Bien évidemment, le triple champion du monde ne s'est pas limité à accumuler les victoires et les titres lors de ses 99 départs.

Fervent défenseur de la sécurité en course, il était à la tête du GPDA et a mené de nombreuses actions pour que les circuits soient de plus en plus sécurisés. Grâce à lui, les installations médicales étaient plus efficaces et plus présentes.

Jackie Stewart c'était aussi un professeur. Sous l'aile de l'Écossais lors de ses derniers instants, le Français François Cevert écoutait et apprenait les leçons et les conseils de son coéquipier. Malheureusement, Stewart n'a jamais pu voir son poulain prendre sa succession, puisque l'homme aux yeux bleus éclatants se tue lors des qualifications du GP des États-Unis, en 1973.

1976, James Hunt



Saison exceptionnelle, pilote exceptionnel et dénouement exceptionnel. 1976, c'est l'apogée de la carrière de James Hunt. Alors rival de Niki Lauda depuis la saison passée, la tension est à son comble cette année-là.

Les deux hommes, amis dans le civil, se battent sur la piste avec un certain respect, resté dans les mémoires. Mais au prix d'une deuxième partie de saison à son avantage, il prend l'ascendant sur l'Autrichien affaibli par son accident au Nürburgring. Après une dernière course des plus légendaires, Lauda abandonne volontairement. Hunt saisit sa chance et termine troisième, et cumule suffisamment de point pour remporter le titre.

1992, Nigel Mansell



16 ans. La période de disette aura été longue, mais elle s'est terminée par une domination rarement vue. En 1992, Nigel Mansell met un terme à la malédiction et la malchance qui le suit depuis son arrivée en F1.

S'il est l'un des pilotes les plus victorieux, la couronne s'est faite attendre longtemps. Mais, en 1992, tout est réuni. Voiture la plus performance et pilote au top de sa forme. Le Britannique domine les débats et inscrit lui aussi son nom au palmarès, avant de filer de l'autre côté de l'Atlantique pour garnir un peu plus sa cheminée de trophées.

1996, Damon Hill



Tel père, tel fils. En Formule 1, les familles de pilotes ne sont pas si rares que cela. Mais deux membres d'une même famille champion du monde, c'était du jamais vu, jusqu'en 1996. Après avoir eu Alain Prost, puis Ayrton Senna en coéquipier et Michael Schumacher en adversaire, Damon Hill n'était pas en veine.

En 1994, il doit remporter le titre mais un accident plus que litigieux avec l'Allemand l'en prive. Mais deux années plus tard, le fils de Graham saisit son occasion et ne la lâche pas. Il succède à son père 29 ans après son ultime titre.

2009, Jenson Button



Là encore, l'attente a été longue, mais sa conclusion a été exceptionnelle. En 2009, Honda quitte la F1 mais est reprise par Ross Brawn, sous le nom de Brawn GP. Jenson Button emboite le pas et les succès ne tardent pas.

Première course, première victoire de la saison. La série est lancée. Sur la première partie de l'exercice, le Britannique remporte six victoires, qui seront les seules cette année. La deuxième partie est plus équilibrée puisque les Barrichello, Vettel ou encore Hamilton coiffent le pilote de la Brawn GP. Cela ne l'empêche pas de remporter le titre mondial lors d'une fin d'année marquée par la montée en puissance de Sebastian Vettel.

La domination Hamilton



C'est l'homme de tous les records. Si sa première année en Formule 1 ne s'est pas conclue de la meilleure des manières, avec une deuxième place au général alors que le titre lui tendait les bras, il s'est rattrapé par la suite. L'année suivante ? Il coiffe Felipe Massa dans une fin d'exercice irrespirable.

S'ensuit une période compliquée avec une McLaren peu performante puis les débuts de Mercedes. Mais le passage à l'ère hybride réussi à l'équipe allemande et au Britannique par la même occasion. Lors de cette période, peu de pilotes peuvent lui faire barrage. Seul son coéquipier Nico Rosberg et Sebastian Vettel y parviennent, avant qu'il ne reprenne son rythme de croisière. Il faut attendre 2020 et le talentueux Max Verstappen pour le ralentir avant de le stopper en 2021.

Lewis Hamilton, c'est 103 victoires, 103 poles et 7 titres de champion. Des lignes statistiques folles.

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