La France, pays riche en circuits de Formule 1

La France et la Formule 1 sont presque indissociables. Depuis les débuts de la discipline, l'hexagone a presque toujours accueilli une course. Avec une particularité, c'est que de nombreux circuits ont été utilisés.
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Le Castellet est de retour au calendrier depuis 2018, mais son avenir semble incertain.
© Motors Inside / Nicolas Lerooy / Le Castellet est de retour au calendrier depuis 2018, mais son avenir semble incertain.
Ils sont sept pour un seul pays. La France dénombre de nombreux circuits ayant accueilli la Formule 1. Si pour de nombreux pilotes, cela donne un certain charme, d'autres au contraire sont critiques sur cet embarras du choix.

« Les Français sont confus, ils nous ont envoyé sur plein de circuits. Ça aurait été mieux d'en choisir qu'un ! », indiquait-il dans le documentaire Sur la piste du Grand Prix de France sur Canal +. D'un autre côté, Jacques Laffite défend ce principe. « Je trouve que l'alternance, c'est bien. Un circuit a besoin de vivre et c'est plus agréable. Quand on change de circuit, il faut re-régler la voiture, je trouve ça plus passionnant que de connaître un circuit par cœur. »

Reims-Gueux



Il est le premier. Du moins sous l'appellation Grand Prix de France de Formule 1. Arrivé en 1950 au calendrier, ce circuit à la forme triangulaire et dont une grande partie du tracé utilise la route départementale 31 est toujours visible à l'heure actuelle.

Il est d'ailleurs classé sur la liste des monuments historiques. De nombreuses manifestations y ont encore lieu et il est entretenu ainsi que les tribunes qui longent encore la route.

Sur le plan sportif, le circuit de Reims-Gueux a assisté à un événement assez particulier. En 1951, pour le deuxième Grand Prix de France, ce n'est pas un vainqueur mais deux qui sont prononcés.

Cette année, l'Alfa Romeo qui a franchi la ligne d'arrivée en premier n'a pas été pilotée par un pilote mais bel et bien deux. Luigi Fagioli qui était au départ de la course doit céder son volant à Juan Manuel Fangio au 26e tour qui a été victime de soucis d'allumage. Étant donné que la voiture a été utilisée par deux personnes, ils ont tout deux étés déclarés vainqueurs.

Rouen-les-Essarts



Ce circuit a un destin funeste. Lors de sa dernière utilisation, en 1968, le fête a tourné au drame. Au troisième tour de course, Jo Schlesser sort de la piste et s'en va percuter le talus. Sa Honda s'embrase et le Français ne peut sortir de l'épave.

À cette époque, la course n'était pas interrompue et les autres voitures continuent de passer à côté du brasier. La voiture du pilote qui participait à son premier Grand Prix était considérée comme trop dangereuse par le champion du monde John Surtees et avait refusé de la conduire.

Si l'histoire retient principalement ce dramatique accident, ce 7 juillet 1968 marquait aussi la première victoire de Jacky Ickx dans la discipline.

Charade



Il n'a été que très peu utilisé, quatre reprises, mais il a marqué à sa manière l'histoire de la Formule 1. Considéré comme « le plus beau circuit du monde » par Stirling Moss, le toboggan auvergnat était un circuit très apprécié par les pilotes et par les spectateurs. « C'était un circuit d'hommes », assurait Patrice Besqueut, l'ancien historien de Charade, aujourd'hui décédé.

Sur les pentes des volcans d'Auvergne, sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, de nombreux grands pilotes y ont posé leurs roues. Jackie Stewart, Jochen Rindt, Niki Lauda, Ronnie Peterson, Graham Hill pour ne citer qu'eux.

En 1975, alors qu'il est prévu que le Grand Prix de France se déroule à Charade, la course est finalement délocalisée en raison de problèmes de sécurité dans le Puy-de-Dôme. En effet, trois ans plus tôt, Helmut Marko qui est aujourd'hui chez Red Bull perd l'usage d'un œil après avoir reçu une pierre dans sa visière. Cette dernière a été projetée à plus de 220 km/h. L'accident a mis un terme à sa carrière et à l'aventure auvergnate de la F1, qui a pris la direction du Castellet.

À lire aussi : L'histoire du circuit de Charade

Le Mans



Son histoire aura été très éphémère. En 1967, le Grand Prix de France prend une autre direction. Et pas n'importe laquelle, Le Mans. Le circuit est très réputé dans le monde des sports mécaniques pour les 24 heures, la célèbre course d'endurance. Mais le site dispose également d'un tracé intérieur, plus court, le circuit Bugatti.

Et c'est sur ce dernier que la course a lieu. Mais elle ne rencontre que peu de succès. Les tribunes sont très peu remplies pour ne pas dire vides et les pilotes n'affectionnent pas le Bugatti.

Suite à la maigre fête qui s'est produite ce jour-là, Le Mans n'apparaîtra plus dans le calendrier de la Formule 1 et seul Jack Brabham aura inscrit son nom au palmarès des vainqueurs au Mans en F1.

Dijon-Prenois



Il est dans de nombreux souvenirs et principalement suite à 1979. Cette année-là, le Grand Prix de France est le théâtre d'une bataille légendaire entre René Arnoux (Renault) et Gilles Villeneuve (Ferrari).

Lors des derniers tours de course, les deux amis s'affrontent roue contre roue, plus qu'à la limite de la piste, des règles et de la sécurité. Après une lutte acharnée, la Ferrari devance d'une tête la Renault.

Grand Prix de l'Âge d'Or

À l'instar de la dernière édition du GP de France à Rouen, la bataille fratricide est dans toutes les mémoires, mais il s'agit aussi de la première victoire de Renault, en Formule 1.

Pour l'anecdote, le circuit de Dijon-Prennois a également accueilli le Grand Prix de Suisse. En effet, les Helvètes qui souhaitaient avoir leur course l'ont organisé en France, car la loi ne le permettait pas dans leur pays.

Paul Ricard



L'origine du Paul Ricard est assez folle. Son constructeur, l'homme qui lui a donné son nom, désirait montrer qu'un circuit pouvait être sécurisé et qu'il était possible financièrement de le faire. Le résultat s'est avéré positif pour l'homme qui a créé une célèbre boisson alcoolisée.

Hôte du Grand Prix de France dans les années 70, 80 et en 1990, il a été délaissé pour le circuit de Magny-Cours, dans la Nièvre, une décision qui n'a pas été du goût de Paul Ricard.

« Ici, pour le faire, le circuit, j'ai payé des impôts ! Tandis que l'autre [Magny-Cours], ce sont les contribuables qui vont la payer. Un scandale de plus. »

Toutefois, Le Castellet retrouvera les monoplaces en 2018, après 10 ans sans course en France.

Magny-Cours



Dès 1991, la Formule 1 reprend sa route et prend la direction de la Nièvre, pour Magny-Cours. Là, sur cette piste moderne et rapide, certaines de plus belles pages de l'histoire du Grand Prix de France vont s'y écrire.

Classic Days

Alain Prost s'y imposera pour sa dernière année dans la discipline. Michael Schumacher y aura aussi laissé ses traces, que ce soit sur la voiture d'Ayrton Senna ou dans les livres d'histoire. En 2002, l'Allemand remporte son cinquième titre mondial à Magny-Cours, à six courses du terme. Deux ans plus tard, il triomphe de nouveau après une stratégie surprenante et payante, à quatre arrêts.

Mais en 2008, l'histoire d'amour entre la France et la F1 s'arrête en raison de la situation financière du site.

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