Steiner "se fiche" des commentaires qualifiant Haas comme l'équipe B de Ferrari

Depuis qu'elle est arrivée en Formule 1 en 2016, Haas a toujours été proche de Ferrari. Ce qui lui a valu la réputation d'être une équipe B de la firme de Maranello. Günther Steiner "s'en fiche" et trouve que cela ressemble à "un disque rayé".
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Steiner vise encore mieux pour l'équipe en 2023
© Haas / Steiner vise encore mieux pour l'équipe en 2023
À chaque fois que l’écurie Haas démarre une saison du bon pied en réalisant de bonnes performances, les dirigeants des autres équipes critiquent la collaboration étroite qu’elle entretient depuis son arrivée en F1 avec Ferrari.

Un partenariat qui permet à la structure américaine d’acheter bon nombre de pièces dans la limite de ce qui est autorisée par le règlement.

Après la saison 2021 très difficile due à un monoplace non-développée, l’équipe américaine a rebondi avec la VF22 qui, il faut le dire, avait une forte ressemblance avec la monoplace de la Scuderia.

La bonne performance couplée à de bons résultats, comme la solide cinquième place décrochée par Kevin Magnussen lors de la manche d’ouverture, a suffi aux membres du paddock à clamer que Haas était l’équipe B de Ferrari.

Face à ces déclarations, la structure américaine n’a jamais fermé la porte à des contrôles de la FIA sur la conformité de leur monoplace, et jusqu’à ce jour aucune plainte n’a été déposé par un concurrent.

Une situation à laquelle Günther Steiner est « habitué ».

« Si vous êtes bon, vous êtes un copieur, si vous êtes mauvais, tout le monde s’en fiche. Je leur dis : ’Très bien, continuez à le dire, nous l’avons déjà entendu avant’. C’est un disque rayé. Ça ne me dérange pas. Je m’en fiche complètement », commente le directeur de l’équipe.

Steiner galvanisé pour 2023

Avec 37 points inscrits, une pôle position (la première de son histoire), l’équipe a terminé 8ème des constructeurs en 2022. Steiner espère que la performance sera de nouveau au rendez-vous en 2023. D’autant que l’arrivée de MoneyGram cette saison en tant que sponsor titre a permis d’atteindre le plafond budgétaire.

« En 2020, ce n’était pas une position facile, car la pandémie a éclaté. Mais je pense que oui, cela nous place dans une position très solide. »

« Lorsque nous avons débuté en F1 en 2016, il n’y avait pas de plafond budgétaire, donc vous êtes beaucoup plus bas que les autres équipes, même si vous êtes dans une bonne situation financière. Mais maintenant, même par rapport aux autres, nous sommes très compétitifs financièrement, nous leur sommes égaux. »

Des performances en hausse ?



Après une saison 2022 globalement réussie, l'arrivée d'un nouveau sponsor ne pourra pas faire de mal. Günther Steiner, en tous cas, se veut confiant, de par le trail réalisé les années précédentes par Haas.

« Je pense que nous sommes à nouveau sur une tendance à la hausse. Nous avons de nouveau construit une bonne base en 2022. Nous avons un bon parrainage avec MoneyGram. Nous avons l’expérience avec les pilotes. »

« Notre équipe technique, qui conçoit la voiture, a commencé à modéliser la voiture 2022 en 2021, il y avait donc déjà beaucoup de bonnes personnes. Mais ils ne travaillaient pas ensemble avant. Je pense donc que la prochaine voiture sera meilleure. »

« En y repensant, je n’ai aucun regret. Je referais la même chose, car cela nous a encore une fois donné une bonne base pour l’avenir. Sacrifier 2021 était un pas en arrière pour aller de l’avant. »

« Gene Haas a soutenu cela, il aime la Formule 1, surtout maintenant qu’avec le plafonnement des coûts en place, nous pouvons être compétitifs. Nous avons eu une pole position, nous avons terminé cinquième d’une course donc pour lui c’est agréable. »

« Il veut juste faire partie des 10 équipes qui sont en Formule 1. Combien de temps ? On ne sait pas, mais dans un avenir prévisible en tout cas. »

Une dernière phrase étonnante quand on connait les difficultés pour accéder à la Formule 1. Surtout au moment même ou Andretti-Cadillac souhaite, sans succès pour l'heure, rejoindre le plateau F1.
1 commentaire
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  1. Gravatar JYPajaud
    JYPajaud Le 17/01 à 14:22
    Steiner n'a pas tort. Les Haas-Ferrari sont rarement mal nées. Le souci, c'est l'incapacité à mener un développement au niveau de la concurrence. Question de moyens ? peut-être... Mais lesquels ? Financiers probablement mais certainement humains, tant en qualité qu'en quantité, au point qu'il faut trop souvent sacrifier une partie de la seconde moitié de saison pour plancher sur le châssis de l'année suivante. Quant à cette énigmatique dernière phrase, elle peut s'interpréter de plusieurs façons. J'en retiens une : lorsque le beau jouet aura fini de plaire - par lassitude, au choix : sportive, financière ou politique - le pragmatique Gene vendra son écurie au prix qu'il imposera puisque les postulants se bousculent au portillon. Le fameux "droit d'entrée" pour de nouvelles équipes encourage d'ailleurs, mécanisme logique, la revalorisation des écuries en place.
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