Mark Webber : L'autre numéro 2 de Red Bull

F1. Après sa victoire à Djeddah, Perez va tenter de réitérer cet exploit en Australie. Un pays dont provient Mark Webber, l'autre numéro 2 de l'histoire de Red Bull.

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Mark Webber a piloté chez Red Bull de 2007 à 2013
© Red Bull / Mark Webber a piloté chez Red Bull de 2007 à 2013

Après sa victoire à Djeddah, Sergio Perez ne cache pas son envie de vouloir rivaliser avec Max Verstappen pour le titre de champion du monde en Formule 1. Après avoir passé 2 saisons à jouer les lieutenants, le Mexicain semble vouloir privilégier ses ambitions personnelles en 2023. Vouloir quitter son rôle de numéro 2 c’est quelque chose qu’un autre pilote Red Bull, Mark Webber, n’a jamais réussi en 5 saisons.

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Les premières années chez Red Bull

Mark Webber avait rejoint Red Bull en 2007. Au volant de voitures médiocres, l'Australien a du attendre la saison 2009 et la nouvelle réglementation qui l'accompagne pour que celui-ci ait, pour la première fois dans sa carrière, une monoplace capable de se battre pour la victoire. Après 130 courses, celui que l'on surnomme « l'Aussie Grit » s'était enfin imposé lors du Grand Prix d'Allemagne. C'était à l'époque le record. Aujourd'hui, il est détenu par Sergio Perez qui a du attendre 190 courses avant son premier succès. Cette première saison de collaboration entre Vettel et Webber chez Red Bull est marquée par une domination de l'Allemand sur son coéquipier en qualifications. Sur 17 Grand Prix, Webber n'a réussi à battre Vettel dans cet exercice qu'à deux occasions. En terminant vice-champion alors que Webber terminait 4ème, le vainqueur du Grand Prix de Monza 2008 marquait dès sa première saison son territoire chez Red Bull.

La désillusion de 2010

Avec la RB6 d'Adrian Newey, les pilotes Red Bull savent qu'il possède une arme qui leur permettra de jouer le titre. La Formule 1 a souvent montré que la faim pour la victoire avait raison des relations humaines entre coéquipiers. Sebastian Vettel et Mark Webber n'ont pas dérogé à la règle. C'est en Turquie que les relations entre les deux hommes se sont profondément dégradées. Au 40ème tour de course, après une vingtaine de tours passé derrière son coéquipier, Sebastian Vettel tente une manœuvre de dépassement pour prendre le commandement de la course. Se rabattant trop tôt, le jeune allemand percute Webber ce qui le contraint à abandonner. Puisqu'aucun des deux pilotes ne voulaient reconnaitre ses torts, les deux ne se sont presque plus parlé pour le reste de la saison.

L'autre point de rupture survient trois courses plus tard à Silverstone. Durant les essais libres, Sebastian Vettel endommage son nouvel aileron avant. Red Bull prend alors la décision de donner celui de Webber à Vettel. Le message est clair : l'Allemand est l'enfant prodige de Red Bull et c'est lui qui reçoit les dernières améliorations et ainsi celui qui est privilégié pour la lutte pour le titre. Le futur quadruple champion du monde inscrivait ainsi la pole position, juste devant son voisin de garage. Remonté contre son équipe et Vettel, Webber prenait un superbe départ, quelque chose qui a été assez rare dans sa carrière, tassait Vettel pour prendre la tête pour venir s'imposer. A la fin de la course il a été l'auteur d'un des messages radio les plus populaires du sport : « Pas mal pour un pilote numéro 2 ».

En arrivant à Abu Dhabi, 4 pilotes peuvent etre titrés à la fin du Grand Prix : Mark Webber, Fernando Alonso, Sebastian Vettel et Jenson Button. C'est l'Allemand qui a su profiter de mauvaises stratégies de ses rivaux pour gagner la course et ainsi s'offrir le premier de ses quatre titres. Les choses étaient moins joyeuses de l'autre côté du garage. 8ème à l'arrivée, Webber passait à 12 points du titre. Hélas pour l'Australien, bien que Red Bull a continué de concevoir des monoplaces capables de se battre pour le titre, celui-ci n'a jamais su montrer le même niveau de compétitivité qu'en 2010. Lessivé par cette campagne 2010 qui s'est conclue par une déception, Webber a subi la loi de son coéquipier les trois années suivantes. Vettel le bat par 134 points en 2011, 102 en 2012 et finalement par 198 en 2013 lors de leur dernière année de collaboration.

Une dernière saison tendue

Alors que Webber endossait depuis 2 saisons le rôle d'adjoint de Vettel, cela n'a pas empêcher une dernière confrontation à haute tension entre les deux à Sepang en 2013. Vettel qui était parti en pole position, avait perdu la tête de la course au jeu des arrêts au stand. Entre le 39ème et 45ème tour, l'Allemand ne cessait de creuser l'écart entre lui et Webber. Malgré le fait que Red Bull ait demandé à son triple champion du monde de rester derrière son coéquipier via une consigne, « Multi 21 », Vettel ne l'a pas respecté pas et lançait un duel face à son voisin de garage. Commençait alors une joute extrêmement tendue, les deux hommes ne se laissant que très peu de places. C'est Webber qui en sorti perdant et qui s'est vu refuser la victoire que son équipe lui avait promis. Cet acte avait été particulièrement mal vu à l'époque. Les observateurs de la F1 avaient jugés que Vettel avait manqué de respect à son lieutenant. Des rumeurs mentionnaient alors que celui qu'on surnomme Baby Schumi n'avait pas fait de cadeau à son coéquipier car ce dernier n'aurait pas suffisamment résisté face à Alonso lors du Grand Prix de Brésil l'an passé.

Cette situation n'est pas sans rappeler celle que Red Bull a traversé l'an passé au Brésil. Alors que Max Verstappen avait déjà remporté le titre, le Néerlandais avait refusé de laisser passer son coéquipier qui se battait lui encore pour la position de vice-champion. Le refus de Verstappen serait venu alors du tête à queue de Perez à Monaco en qualifications. Le Mexicain était accusé d'avoir provoquer un drapeau jaune intentionnellement afin de s'assurer la pole position et ainsi la victoire.

En l'espace de 10 ans, la situation n'a pas changé chez Red Bull. L'équipe est toujours composée d'un enfant prodige autour duquel l'équipe est entièrement acquis à la cause. La seule chance pour le pilote numéro 2 de changer cette dynamique est de s'imposer sur la piste. Mais cela est rendu particulièrement compliqué par le fait que le développement de la voiture est axée autour du numéro 1. C'est pour cette raison que dans son objectif de devenir champion du monde, Sergio Perez doit se montrer particulièrement menaçant durant cette première partie de saison. Si Max Verstappen commence à posséder trop de points d'avance à l'approche de la mi-saison, l'équipe refusera au Mexicain la possibilité de se battre.

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