L'arrêt au stand : on vous explique le rôle des 22 personnes autour de la F1

F1. L'arrêt au stand est l'une des caractéristiques de la Formule 1. C'est la zone où un pilote peut gagner de nombreuses secondes ou à l'inverse perdre énormément de temps.

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20 personnes s'organisent pour changer les quatre pneus en un temps record.
© Alfa Romeo / 20 personnes s'organisent pour changer les quatre pneus en un temps record.

La Formule 1 est un sport de vitesse. Chaque Grand Prix oblige les pilotes à passer au stand pour changer de pneumatiques. Une obligation qui offre aux équipes un jeu de stratégie, l'arrêt au stand peut permettre de gagner ou de perdre une place pendant la course.

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Le passage au stand est une chorégraphie où les mécaniciens doivent faire repartir le pilote le plus rapidement possible. En moyenne, 2,5 secondes suffisent pour une monoplace afin d'avoir 4 nouveaux pneus et repartir en course.

Pour réaliser cette prouesse il faut que toute l'équipe se coordonne. Dès le mur des stands, un message radio, le fameux « Box Box », est envoyé au pilote, le pilote prendra la décision soit de rentrer au stand comme le demande son écurie en confirmant le message radio soit de continuer sur la piste.

Si le pilote rentre au stand, il devra se positionner le plus précisément possible sur son emplacement pour que ses mécaniciens déjà en place perdent le moins de temps possible. Le pilote sait exactement où s'arrêter grâce à un mécanicien qui tend un panneau sur la zone exacte où le pneumatique doit se trouver.

Quel est le rôle des mécaniciens sur un arrêt au stand en F1 ?

Lors d'un arrêt au stand une vingtaine de personnes s'affairent sur la voiture pour réaliser l'arrêt parfait.
- Deux personnes sont chargées de lever la voiture avec des « lève-vite ». Ils sont situés à l'avant et à l'arrière de la voiture et ont pour but de stabiliser la voiture pour que les autres mécaniciens puissent changer les pneus plus facilement.
- Deux personnes sont également situées de chaque côté de la voiture pour stabiliser la monoplace.
- Sur chaque pneumatique, trois personnes s'affairent autour. Un mécanicien qui s'occupe de dévisser et ensuite de revisser le pneumatique avec un pistolet pneumatique adapté. Une personne est chargée de sortir et éloigner le pneu qui est monté sur la monoplace. La troisième personne est chargée de positionner le nouveau pneumatique, qui sera vissé par le mécanicien au pistolet.

On trouve donc au minimum 14 personnes autour de la monoplace à ce moment crucial. Néanmoins, les équipes disposent d'encore plus de personnel autour.

- Deux personnes, une de chaque côté, sont là pour tenir la monoplace au niveau des pontons afin de limite les mouvements de balancier au moment du levage et donc de faciliter la vie aux mécaniciens chargés de déboulonner les pneus.
- Une personne est disposées derrière la monoplace pour aider à repartir avec un démarreur afin d'éviter de caler.
- On retrouve également une personne de temps en temps présente pour nettoyer la visière du pilote en fin de Grand Prix notamment si il n'a plus de protection de visière disponible.

Cela porte donc le nombre de personnes à 18.

Enfin lorsque l'aileron avant est abimée, quatre autres personnes sont disposées afin de dévisser l'aileron de chaque côté, et désengager l'aileron, puis deux autres mécaniciens portent et placent le nouvel aileron.

Il n'est donc pas rare de voir 22 personnes travailler autour de cette monoplace dans un délai très court.

L'assistance électronique est limitée

Lorsqu'un pilote s'arrête, une lumière placée au dessus de son cockpit lui indique quand il doit repartir. Cette lumière est gérée de manière électronique. Si c'était encore autorisé il y a quelques saisons de déclencher le feu vert automatiquement lorsque les roues étaient serrées, c'est dormais interdit. C'est donc un des mécanicien qui gère la lumière et qui doit s'assurer que les 4 pneus sont bien boulonnés et qu'aucune monoplace n'arrivent dans la voie des stands avant de libérer son pilote.

Si les meilleurs arrêts au stand il y a quelques saisons descendaient sous les 2 secondes, c'est dormais improbable. Les meilleurs équipes arrivent à changer les 4 pneus autour des 2,2 secondes en général.

Un passage au stand fait perdre en moyenne 20 secondes. Cela varie en fonction des circuits et des limitations de vitesse dans la pitlane utilisées par la FIA. Il peut devenir un passage clé si un pilote ne parvient pas à doubler un autre pilote sur la piste.

En s'arrêtant avant, le pilote souhaite créer "l'undercut" ce qui consiste à s'arrêter avant le pilote que l'on poursuit pour grappiller des précieuses secondes avec des pneumatiques neufs pour finir devant le pilote que l'on suivait lors du passage au stand de ce dernier.

Une autre stratégie se nomme l'overcut. C'est la stratégie inverse de l'undercut. L'overcut consiste à rester un maximum de temps sur la piste avec des pneus usés. Cette stratégie est bien moins répandue car le gap de performance est entre des pneus frais (qui ont seulement quelques tours) et les pneus usés est très élevé.

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