Comment la FIA détermine si un pilote de F1 vole le départ ?

F1. Le départ en Formule 1 est crucial pour un pilote. Il définit le bon déroulement de sa course et chaque pilote essaie donc de l'optimiser. C'est un moment stratégique où la réactivité du pilote et la performance de sa voiture sont essentielles. C'est donc logique qu'il soit extrêmement surveiller par la FIA. On vous explique comment.

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Chaque capteur est placé dans un trou là où doit s'arrêter les pilotes lors de leur mise en grille
© Motors Inside / Chaque capteur est placé dans un trou là où doit s'arrêter les pilotes lors de leur mise en grille

Un départ volé en Formule 1, également connu sous le nom de "jump start" en anglais, se produit lorsque l'un des pilotes commence à accélérer avant que les feux de départ ne s'éteignent complètement. Cela donne à ce pilote un avantage injuste au départ de la course, car il commence à se déplacer plus tôt que les autres concurrents. Les départs volés sont bien évidemment interdits en Formule 1 et sont soumis à des pénalités.

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Les systèmes de détection modernes, tels que les capteurs de mouvement (transpondeurs) et les images des caméras, sont utilisés pour surveiller les départs et identifier un éventuel faux départ. Lorsqu'un départ volé est détecté, le pilote fautif peut recevoir une pénalité, qui peut prendre la forme d'un passage par les stands pour un arrêt obligatoire ou d'une addition de temps à son temps total de course.

Ce que dit le règlement

Dans le règlement sportif de la F1 ou dans le code de conduite de la FIA, il n'y a pas de règle qui explique précisément ce qu'est un faux départ. Il n'y a par exemple aucun temps minimum de réaction contrairement à certaines séries américaines comme les courses de dragster. Cependant, les pilotes de F1 doivent respecter des règles.

Le code sportif international des licenciés FIA explique dans son article 8.6.1 et 8.6.2 qu' « il y a faux départ lorsqu’une Automobile n’est pas positionnée pour le départ comme suit :

a) L'automobile doit être immobile à l’emplacement qui lui a été attribué sans qu’aucune partie de la zone de contact de ses pneus avant ne se trouve en dehors des lignes (avant et latérales) au moment du signal de départ.

b) L’Automobile doit s’arrêter précisément à la position indiquée par l’officiel et ne peut ensuite ni avancer, ni reculer, ni sortir de cette position jusqu’à ce que le signal de départ soit donné. »

En résumé, le pilote ne doit plus bouger une fois qu'il est immobilisé de son emplacement et doit bien être dans son emplacement. Ici, on ne parle donc pas de temps de réaction par exemple.

Le règlement sportif utilisé en Formule 1 est un peu plus précis dans son article 48.1 : « L'une des sanctions prévues aux articles 54.3a), 54.3b) ou 54.3c) sera imposée à tout conducteur jugé :

a) s'étant déplacé avant que le signal de départ ne soit donné ;Ce jugement étant effectué par un transpondeur approuvé et fourni par la FIA installé sur chaque voiture, ou ;

b) A placé sa voiture sur la grille de départ de telle manière que le transpondeur ne puisse pas détecter le moment auquel la voiture a quitté sa position sur la grille pour la première fois après le signal de départ, ou ;

c) Une partie de la zone de contact de ses pneus avant est en dehors des lignes (avant et latérales) au moment du signal de départ. »

La FIA utilise donc des capteurs placés en dessous des monoplaces sur la grille de départ afin de détecter tout mouvement de la F1. Ce capteur a une marge de tolérance pour ne pas prendre en compte les mouvements liés aux enclenchements de la première vitesse par exemple. Si, une fois que la F1 ne bouge plus pendant un certain temps, elle rebouge de nouveau (suffisamment pour être détecté par le capteur) avant la fin de la procédure de départ, alors le système demande aux commissaires une analyse du départ visuelle, aidé par les caméras dans la monoplace et en dehors.

Capteur de mouvement sous les F1 au départ des Grand Prix

© Motors Inside / Le capteur de mouvement sous les F1 au départ des Grand Prix

Les cas précédents difficiles à juger

Sebastian Vettel lors du départ du Grand Prix du Japon 2019 a bougé trop tôt. Alors que les lumières des feux rouges étaient encore allumées, on voit la Ferrari avancer de 10 cm puis s'arrêter de nouveau avant de repartir lorsque les feux se sont éteints.

Si ce mouvement est interdit par le règlement, les commissaires de courses ne donneront finalement aucune pénalité, car le pilote Ferrari aurait bien bougé, mais dans le seuil de tolérance du capteur.

« Bien que la vidéo montre un mouvement, ce mouvement était dans la tolérance acceptable du système, tel que défini conformément à l'article 36.13(a) du Règlement sportif de la Formule 1 de la FIA à propos des départs volés. »

En 2017, au départ du Grand Prix d'Autriche, Valtteri Bottas a bougé et démarré pile au moment où les feux rouges se sont éteints. Après analyse, Mercedes détaillera d'un temps de réaction de 0.04 seconde, à comparer à des temps d'environ 0.2 seconde habituellement.

Si la FIA a investigué sur le cas, ils n'ont pu prouver que Bottas était parti avant la fin de la procédure de départ. En effet, le temps que le capteur détecte le mouvement de la voiture, il s'était passé suffisamment d'écart avec l'extinction des feux pour considérer le déplacement légal.

Les derniers faux départs en date avérés

Felipe Massa lors du Grand Prix de Belgique 2010 s'est mal positionné sur son emplacement, dépassant la ligne blanche d'au moins 40 cm. La FIA a sanctionné le pilote brésilien.

Toujours en 2010 cette fois ci, c'est Fernando Alonso au volant de sa McLaren au Grand Prix de Chine qui se verra pénaliser. L'Espagnol, déjà double champion du monde de F1, démarre alors que les feux ne sont même pas éteints.

En 2012, au Grand Prix de Belgique, c'est Pastor Maldonado qui démarre bien trop tôt sur sa Williams. Il écopera également d'une pénalité.

Plus récemment, en 2019, Kimi Räikkönen sur l'Alfa Roméo a lâché son embrayage bien trop tôt également.

Le faux départ provoqué par la FIA pour piéger les tricheurs

Dans notre magazine, Motors Inside retrace l'histoire de ce piège tendu par la FIA aux pilotes. En effet depuis plusieurs semaines, des bruits courts que des écuries utilisent certaines fréquences radios pour détecter quand le bouton de départ est appuyé sur la console de la FIA par le directeur de course. Ainsi, les équipes envoient un bip dans le casque des pilotes pour démarrer, alors que les feux s'éteignent tout juste, gagnant quelques millièmes de seconde en temps de réaction.

La FIA va donc émettre ce signal radio de manière aléatoire en plein milieu de la procédure de départ et provoquer un faux départ de 6 pilotes sur la grille. Le système sera alors modifié.

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