Monza, le temple de la vitesse

F1. La F1 pose ses valises à Monza pour la 72e fois de l’histoire de la discipline. La rédaction de Motors Inside vous récapitule tout ce qu’il faut savoir de ce circuit mythique.

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Comme l'année dernière, Ferrari arrive à Monza avec une livrée spéciale.
© Ferrari / Comme l'année dernière, Ferrari arrive à Monza avec une livrée spéciale.

Il est surement entouré de rouge sur le calendrier des pilotes. Le Grand Prix d’Italie a lieu ce week-end sur l’un des circuits les plus emblématiques de la compétition. Fief des Tifosi, fidèles supporters de la Scuderia Ferrari, Monza s’apprête à entrer en ébullition le temps de quelques jours. Encore faut-il que l’équipe au cheval cabré se montre à la hauteur.

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La vitesse est reine

Long de 5,793, le circuit de Monza offre des pointes de vitesse à plus de 350 km/h et demande une pleine puissance sur les 3/4 du tracé. À cette allure, la course italienne est également la plus rapide du calendrier puisqu’elle se court en un peu plus de 75 minutes. Le tour le plus rapide de l’histoire de la F1 y a d’ailleurs été réalisé par un certain Lewis Hamilton, flashé à 264,362 km/h de moyenne grâce à son chrono de 1:18.887, signé en qualifications en 2020.

Quatre longues lignes droites, deux chicanes techniques, 11 virages et une multitude de possibilités de dépassement : c’est ce que réserve « le temple de la vitesse ». Avec un tel programme, pas étonnant qu’il soit l’un des chouchous des pilotes.

Le (presque) plus vieux…

S’il a fêté les 100 ans de sa construction l’an dernier, le circuit de Monza a accueilli son premier Grand Prix en 1939, ce qui fait de lui la plus vieille piste européenne. Le tracé initial, long de 10 km, mixait un circuit « routier » et un anneau de vitesse de 4,5 km dont les deux lignes droites étaient reliées par deux virages banking. Au fil des années, alors que la sécurité est remise en cause, deux chicanes voient le jour tandis que l’ovale disparait. Les bankings s’effacent, eux aussi, et le circuit obtient sa configuration actuelle en 2000.

… Mais aussi le plus meurtrier

Le tracé italien détient également un triste record, celui du circuit le plus meurtrier avec le décès de 52 pilotes et de nombreux spectateurs.

L’année 1928 est marquée par un accident qui reste, aujourd’hui encore, l’un des plus graves de l’histoire du sport automobile. Emilio Materassi et 22 spectateurs perdent la vie à la suite d'un accrochage au 17e tour entre l’Italien et la Bugatti de Giulio Foresti dans la ligne droite des stands. La course continue malgré tout, seuls les pilotes Talbot de la Scuderia Materassi se retirent. À la suite de cette tragédie, l’organisation du Grand Prix d'Italie sera interrompue pendant les deux années suivantes.

En 1933, alors que le Grand Prix se dispute seulement sur l’anneau de vitesse, deux accidents surviennent au niveau du banking sud. L’histoire raconte qu’ils auraient été causés par la présence d’huile sur la piste. Trois fameux pilotes, Giuseppe Campari, Baconin Borzacchini, et le comte Stanisław Czaykowski trouvent la mort à quelques heures d’intervalle.

L’édition 1961 sera le théâtre d’un énième triste évènement. Dès le deuxième tour, la Lotus de Jim Clark et la Ferrari de Wolfgang Von Trips s’accrochent. L’Allemand, qui ne portait alors pas de harnais de sécurité, est envoyé hors des barrières du virage de la Parabolica et décède sur le coup. Sa monoplace, elle, s’écrase contre le talus latéral en heurtant la foule avant de retomber sur la piste, causant la mort de 15 spectateurs.

Plus récemment, avec des conséquences beaucoup moins tragiques, il faut tout de même retenir le spectaculaire accrochage entre Max Verstappen et Lewis Hamilton en 2021. La monoplace de l’actuel champion du monde avait alors volé au-dessus de la Mercedes, une des roues effleurant le casque du Britannique, sauvé par son halo.

Le choix Pirelli

Elle avait fait ses débuts en Hongrie avant la trêve estivale, la nouvelle règlementation d’allocation des pneus, revient pour un deuxième test. Pirelli a décidé d’apporter ses gommes C1, C2 et C3, le même choix qu’à Zandvoort, le week-end dernier.

« Monza est synonyme de vitesse […] par conséquent, les équipes utilisent les niveaux de force aérodynamique les plus bas possibles pour favoriser la vitesse de pointe en réduisant la traînée. La stabilité au freinage et la traction à la sortie des chicanes sont les deux facteurs clés qui mettent le plus à l’épreuve les pneus sur ce circuit, ainsi que les charges latérales exercées dans les virages rapides », explique Mario Isola.

Pour cette dernière course de la tournée européenne, Max Verstappen est évidemment le grand favori. Mais Monza réserve son lot de surprises, comme les prouvent les victoires inattendues de Pierre Gasly en 2020 et Daniel Ricciardo en 2021. Qui sera sacré sur le temple de la vitesse cette année ? Ferrari peut-elle réaliser un exploit, portée par la ferveur de ses fans ? Réponse dimanche à partir de 15h.

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