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Bilan McLaren en 2023 : La remontada inespérée

F1. Après un début de saison catastrophique, McLaren a fait un bond de géant suite aux améliorations apportées à partir du Grand Prix d'Autriche. Du milieu voire fond de grille, l'écurie de Woking est soudain venue (plus que) titiller le haut du tableau.

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Le double podium de McLaren au Japon fut une véritable bouffée d'air frais pour l'écurie de Woking.
© Pirelli / Le double podium de McLaren au Japon fut une véritable bouffée d'air frais pour l'écurie de Woking.

S'il fallait trouver à McLaren un animal totem pour résumer sa saison 2023, ce serait indubitablement une chenille métamorphosée en papillon. L'écurie de Woking a rampé pendant pratiquement la première moitié de saison, une terrible déception sportive, même si la saison 2022 n'était guère brillante. Avant de décoller véritablement et de se rattraper en toute beauté sur la seconde moitié de l'année. On décrypte.

Performance de la monoplace en 2023

Avec un double zéro pointé à Bahreïn et en Arabie saoudite, le début de saison a fait l'effet d'une belle claque au visage de McLaren. L'écurie n'a pu ramener que 17 malheureux points sur les huit premières courses de la saison. Ce fut tout bonnement l'un des pires débuts de McLaren de sa longue histoire en F1. En cause, notamment : un changement de règle de la FIA concernant la hauteur du plancher qui a eu un impact plus important que prévu sur la performance de la monoplace. On notera aussi le changement de direction par rapport à la saison dernière : Andreas Seidl étant parti voir si l'herbe était plus verte chez Sauber, c'est Andrea Stella qui a repris les manettes de l'équipe. Ces échecs à répétition ont même alimenté des rumeurs concernant un futur départ de Lando Norris chez Ferrari ou Red Bull.

En avril, l'écurie a reconnu s'être complètement méprise dans son approche conceptuelle et envisageait de repartir de zéro avec la voiture pour la prochaine saison. Et puis le miracle arriva en Autriche, et avec lui la magie de celle qui faisait autrefois partie des plus grands : un important - vital, même - package d'améliorations a été introduit sur le Red Bull Ring, ce qui a radicalement amélioré les performances de la MCL60. Un pack supplémentaire à Singapour a même hissé la voiture au rang de la deuxième meilleure écurie du championnat en termes de performances pures, juste derrière Red Bull. La collaboration Lando Norris - Oscar Piastri a ainsi accumulé neuf apparitions sur le podium, l'Australien remportant même la course Sprint au Qatar.

In fine, l'équipe s'est classée quatrième au championnat des Constructeurs, avec Lando Norris réalisant le plus haut score de points, à l'exception des pilotes de Red Bull, si l'on prend uniquement en compte les courses de Singapour à Abu Dhabi. Certaines équipes échouent continuellement à apporter des améliorations probantes à leurs monoplaces, voire font marche arrière (bonjour Haas et Aston Martin). On salue donc d'autant plus le travail d'orfèvre réalisé par les ingénieurs et mécaniciens pour rendre cette épave hautement compétitive.

Fiabilité de la MCL60

Comme Ferrari avec Charles Leclerc et Alpine avec Esteban Ocon, McLaren a commencé la saison de la pire des façons : avec un abandon, à Bahreïn, d'Oscar Piastri. Celui-ci était dû à un problème technique sur la colonne de direction après le remplacement de son volant. Sur toute la saison, l'Australien aura accumulé 3 DNF. Le deuxième a eu lieu en Belgique après une collision avec Carlos Sainz et le troisième à Austin, après un crash avec Esteban Ocon. De son côté, Lando Norris s'en tire avec un seul abandon, à Las Vegas, avoir après crashé contre la barrière. Sur toute la saison, on compte ainsi un seul DNF dû à la fiabilité de la MLC60. On a donc vu bien pire niveau fiabilité, on ne peut que donner une bonne note à McLaren.

Optimisation de la stratégie chez McLaren

Si on pouvait attribuer ici un 10/10 à McLaren, on le ferait (mais on n'est pas dans une salle de classe). L'écurie britannique est celle qui a le plus progressé au cours de la saison, avec une trajectoire inverse à celle d'Aston Martin, qui avait démarré sur les chapeaux de roue avant de faire pschitt. Lando Norris a terminé à quatre reprises en 17e (!) position sur la première partie de l'année. Et puis, de la 13e place au Canada, il est passé 4e en Autriche, et 2e à Silverstone et en Hongrie. Il ne quittera alors le top 10 que pour un abandon à Las Vegas, après une collision avec la barrière de protection. Une évolution pareille, ça relève pratiquement du miracle.

Oscar Piastri n'a pas à rougir non plus : il était abonné de la seconde partie du tableau jusqu'au Grand Prix de Grande-Bretagne, où il termine en 4e place, puis 5e en Hongrie. Un tel "glow up" grâce aux améliorations apportées sur la MCL60, ça mérite une mention plus qu'honorable. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort : McLaren nous l'a bien démontré cette année en relevant ses manches et en apprenant de ses erreurs.

Duel des coéquipiers chez McLaren

Qualifications : Norris 15 - 7 Piastri
Courses : Norris 17 - 5 Piastri

Lando Norris a largement surpassé son coéquipier dans tous les domaines cette saison, si ce n'était pour la course sprint du Grand Prix du Qatar remportée par Oscar Piastri. Au bout du compte, le Britannique a terminé la saison avec plus du double (205 points) de points que son coéquipier (97 points), et avec 7 podiums contre 2 pour Piastri. Mais rappelons que Piastri n'était encore qu'un rookie cette saison. Et quel rookie ! L'Australien a confiance en lui, est dur envers lui-même et place ses attentes très haut. Il ne lâche rien et a même semblé terriblement déçu lorsque la victoire lui a échappé au Qatar - quel weekend pour le numéro 81. Nombreux sont ceux qui affirment n'avoir plus vu d'aussi bon rookie depuis Lewis Hamilton ou Fernando Alonso.

Au classement général, Oscar Piastri pointe en 9e position, trois places derrière Lando Norris, 6e. Mais la comparaison aurait été bien pire pour l'Australien si son coéquipier avait pu récupérer deux points de plus : ce dernier serait alors 4e, juste devant Fernando Alonso et ses 206 points. On ne peut s'empêcher d'admirer une fois de plus cette incroyable remontada du Britannique. Ne lui restait plus qu'une victoire pour conclure cette saison en apothéose. Peut-être que celle-ci viendra, enfin, en 2024...

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