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Bilan Red Bull en 2023 : Proches de la perfection

F1. La saison 2023 a été vierge de toute concurrence pour la première place : Max Verstappen et Red Bull ont fait de cette année leur propriété, en passant proches des 100 % de victoires dans une saison.

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Un sourire qui en dit long : Max Verstappen n'a jamais été inquiété de la saison. Au propre comme au figuré.
© Red Bull Content Pool / Un sourire qui en dit long : Max Verstappen n'a jamais été inquiété de la saison. Au propre comme au figuré.

Il fallait remonter à 1988 et les diaboliques McLaren-Honda MP4/4 pour trouver trace d'une telle domination. Sur toute la saison, une seule victoire leur avait échappé à l'époque. Et comme un symbole, c'est à Monza qu'Ayrton Senna et Alain Prost ont manqué d'offrir à Woking une saison sans défaite...au profit de Ferrari.

Voilà un point commun rapidement trouvé avec la Red Bull RB19 de 2023 : d'une rare efficacité et dotée d'une vitesse globale implacable, la firme autrichienne a imité McLaren en 1988, en ne manquant la victoire que sur une course. C'était à Singapour qui, comme à l'époque Mercedes, a été l'enfer des machines dominatrices...là encore au profit de Ferrari. Le passé aime se rappeler à nous...mais avec quelques nuances tout de même.

Performance de la monoplace

Sans aller dans l'excès et dire que la RB19 était la perfection absolue, elle n'en était en tous cas pas loin : Max Verstappen (bien plus que Sergio Pérez) n'a pas eu besoin de forcer son talent plus que nécessaire tellement sa voiture lui offrait de confort.

L'arrivée du Néerlandais chez le Taureau Rouge a coïncidé avec une philosophie bien particulière : la tendance au survirage, ce que préfère le désormais triple champion du monde. Et encore, même le survirage n'était pas flagrant, car cette machine était un monstre d'adhérence et de puissance.

Red Bull, aux soins d'Adrian Newey, a tout simplement fait ce que les autres monoplaces n'ont pas réussi à atteindre : l'équilibre sur tous les domaines. C'est à dire que le grip mécanique était suffisamment bien réparti pour ne pas entraver la vitesse de pointe du moteur Honda (qui a d'ailleurs fait volte-face sur son absence en F1). En somme, la RB19 était bonne partout et intrinsèquement imbattable lorsqu'utilisée à son potientiel optimal.

Seulement, cette disposition technique a eu un revers de médaille : certes, Max Verstappen aurait très bien pu remporter le championnat constructeurs à lui seul. Mais à quoi bon avoir deux voitures si seul un pilote arrive à s'en servir comme il se doit ? Sergio Pérez est tout l'inverse de Max Verstappen : un pilote au style coulé et économe qui a fait des miracles avec Sauber (2012) et Force India à l'époque, qui n'a absolument pas trouvé la bonne formule avec la meilleure F1 du plateau.

Djeddah et Bakou lui ont réussi, mais le simulacre de lutte interne pour le titre a vite été éteint. Cela peut rappeler l'acharnement de Honda, en MotoGP, qui a tout misé sur le diabolique Marc Marquez. Et quand celui-ci s'est blessé à Jerez, les conséquences d'un tel choix se sont vite retournés contre le constructeur japonais. Peut-être Pérez trouvera t-il son compte avec la RB20.

Fiabilité

Le "pire" dans tout cela, ce que la Red Bull avait en plus le culot d'être une œuvre d'art en termes de fiabilité. En course, pas une seule fois la mécanique n'a trahi les pilotes Red Bull. Il fallait simplement remonter aux qualifications en Arabie Saoudite, lorsque la boîte de vitesses avait abandonné Max Verstappen en Q2. Rien de bien grave pour lui.

Quelques défauts techniques ont aussi privé le Néerlandais d'une bonne place à Miami, dont il a remporté le Grand Prix avec une facilité presqu'écœurante pour le reste de la grille.

Sergio Pérez n'a connu des abandons que sur accrochage : de son calvaire vécu à Suzuka ou le bête accident avec Charles Leclerc dès le premier virage, chez lui, à Mexico. Pour son champion du monde d'équipier, aucun abandon n'a été enregistré : il n'a même manqué le podium qu'à Singapour, soit un score de 21 sur 22, dont 19 victoires. Le cas échéant l'aurait fait imiter un certain Michael Schumacher en 2002 (100 % de podiums).

Duels entre équipiers

Qualifications - Verstappen : 19 ;Perez : 3

Course - Verstappen : 20 ;Perez : 2

La comparaison est vraiment gênante. Il faut prendre en compte plusieurs choses dans cette lamination en règle de son coéquipier. La première est évidemment le talent pur de Max Verstappen, capable de raser les murs de Monaco pour signer une pole. La seconde est la mise sur mesure de la voiture pour celui qui ramène les victoires et les titres puisque que comme l'explique Red Bull et son directeur technique Pierre Waché, elle n'est aujourd'hui optimisable que pour l'un des pilotes.

Sergio Pérez n'est pas du même carat que son équipier, mais il faut dire que sa saison a été une vraie galère, pire encore que 2022. Coupables de nombreuses erreurs, il s'est montré perméable à la pression, en pensant pouvoir concurrencer son équipier sur la durée. Cette saison a certainement dû contribuer à une grosse remise en question, d'autant plus quand l'ombre de Daniel Ricciardo plane sur le baquet du Mexicain pour l'année prochaine.

Heureusement pour lui, même une saison médiocre, au regard du potentiel de sa machine, lui a permis d'être vice-champion du monde. Comme quoi...

Cela étant, Sergio Pérez n'est pas devenu un mauvais pilote au titre que Max Verstappen l'a dominé sur tous les plans. Le Néerlandais et Red Bull semblent aussi avoir la mémoire courte : sans le Mexicain, qui sait si le premier cité aurait pu chiper la couronne à Lewis Hamilton il y a deux ans.

Le natif de Guadalajara devrait pourtant disposer d'une machine qui lui convienne mieux, afin que Red Bull puisse avoir deux atouts dans sa manche en cas d'un retour express (mais pas des plus probables) de la concurrence. Car s'il a été capable de bien faire les choses chez Racing Point lors de sa première victoire, il n'y a pas de raison que ses capacités se soient envolées depuis. En revanche, la motivation et la confiance auraient pu en prendre un coup.

De là à imaginer qu'il puisse enfin jouer le titre, ce serait se mettre le doigt dans l'œil. L'année à venir sera décisive. Mais tout cela est bien loin des préoccupations d'un Max Verstappen plus que serein.

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