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Les arrêts aux stands 2023 en chiffres

F1. Alors que se profile la nouvelle saison de F1, voici ce qu'il faut retenir des passages aux stands de tous les Grand Prix du calendrier pour la saison 2023.

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Au total, 890 passages aux stands ont été enregistrés en 2023.
© Alfa Roméo / Au total, 890 passages aux stands ont été enregistrés en 2023.

L'année 2023 a été marquée principalement par le troisième titre mondial de Max Verstappen et le deuxième sacre consécutif de Red Bull en tant que constructeur. Bien que la saison n'ait pas été très disputée pour le titre principal, de nombreux arrêts aux stands ont été effectués.

Au total, les équipes ont demandé à leurs pilotes de rentrer au stand 890 fois pour des changements de pneus ou des réparations. Les arrêts aux stands revêtent une importance stratégique considérable. L'une des tactiques les plus efficaces en F1 est l'undercut, qui consiste en un arrêt anticipé d'une équipe.

L'objectif est de tirer parti du fait que l'adversaire devant soit en piste avec des pneus usagés, permettant ainsi à l'équipe de monter des pneus neufs. En quittant les stands, le pilote avec les pneus neufs doit alors chercher à réaliser le meilleur temps possible.

Une clé stratégique

L'arrêt au stand est une stratégie majeure en Formule 1. Lors d'un Grand Prix, tous les pilotes sont obligés de s'arrêter au moins une fois et de changer de type de gommes (dur vers tendre, medium vers dur, etc...). Si ce n'est pas le cas, les écuries et le pilotes sont sanctionnés. Par conséquent, les équipes élaborent des stratégie avec les différents trains de pneus qui s'offrent à eux et réfléchissent en amont avec quelles gommes il vaut mieux débuter et/ou terminer.

Dans la plupart des cas, il est rare qu'un pilote n'effectue qu'un seul arrêt et participe à une course sans interruption. Cette situation se présente fréquemment pour les pilotes partant du bas de la grille et cherchant à remonter progressivement. Cette stratégie se concrétise souvent par un relais avec des pneus durs suivis d'un passage aux intermédiaires. Par conséquent, les équipes élaborent des plans en évaluant le temps potentiellement perdu lors d'une entrée dans la voie des stands.

L'arrêt au stand est également largement utilisé pour tenter des undercuts, parfois très efficaces, permettant ainsi de prendre la tête de la course devant leurs concurrents.

Un temps prédéfini

Sur l'ensemble de la saison 2023, le temps moyen passé dans la voie des stands s'élève à 24,62 secondes. Cependant, cette durée varie considérablement d'un circuit à l'autre, ce phénomène pouvant être attribué à deux facteurs. Premièrement, la configuration de la voie des stands joue un rôle majeur. Par exemple, au Brésil, la sortie des stands est très sinueuse, et il est fréquent que les pilotes perdent du temps à la sortie pour éviter tout risque d'accrochage. Ce scénario se reproduit également fréquemment sur des circuits urbains tels que Singapour ou Monaco.

La deuxième source de variation réside dans la limitation de vitesse imposée dans la voie des stands. Sur le calendrier de la F1, la vitesse maximale autorisée en Grand Prix dans cette section de la piste est de 80 km/h. Cependant, sur certains circuits, cette limite est réduite à 60 km/h. La FIA est l'instance décisionnaire de ces restrictions de vitesse. Si la voie des stands est jugée trop courte (et donc très avantageuse pour les arrêts) ou dangereuse, comme à Monaco, la Fédération peut opter pour une limitation à 60 km/h. En l'absence de préoccupations de la part de la FIA sur ces critères, la vitesse est maintenue à 80 km/h. Tout excès de vitesse entraîne une pénalité de cinq secondes.

Le pour et le contre

D'un circuit à l'autre, les équipes évaluent les avantages et les inconvénients d'un arrêt au stand. Sur des tracés très courts, un arrêt peut sembler moins avantageux. Par exemple, sur le Red Bull Ring, la pole position a été obtenue en 1.04.39. Lors de la course du dimanche, le temps moyen d'arrêt au stand était de 21,7 secondes, ce qui donne un ratio arrêt/tour de 33,70%.

En revanche, sur un tracé bien plus long, comme à Baku, un arrêt au stand semble être moins coûteux en termes de temps. Pour obtenir la pole position, Ferrari a réalisé un temps de 1:40.203. Lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan, la moyenne du passage dans la voie des stands était de 21,76 secondes, ramenant le ratio à 21,72%. Dans ce cas, l'arrêt devient plus avantageux par tour. Par conséquent, les équipes optent parfois pour plus d'arrêts sur ces tracés qui sont moins coûteux en termes de temps.

Afin d'établir une liste des circuits les plus coûteux, des moyennes ont été calculées en incluant les temps de tous les arrêts aux stands par Grand Prix, divisées par le temps de la pole position.

Les circuits les plus coûteux

Les arrêts sont plus coûteux en fonction de la proportion entre la piste et la voie des stands. Cette liste est constituée des circuits où les arrêts représentent plus de 35% du temps réalisé par le pilote partant en pole position.

Monaco

En 2023, le Grand Prix qui a imposé le plus grand défi aux équipes est celui de Monaco. En moyenne, les pilotes ont passé 27,02 secondes dans la voie des stands. De plus, ce temps représente 37,86% du temps réalisé par le pilote en pole position, Max Verstappen (1:11.365). Néanmoins, sur ce tracé, si les équipes optent pour les bonnes stratégies, elles ne sont pas censées perdre de positions.

Singapour

Parmi les circuits demandant le plus de temps au tour, Singapour occupe la 2e position. Avec un arrêt au stand qui représente en moyenne 33,18 secondes, il est le Grand Prix où les arrêts sont le plus long. Cependant, la pole position a été obtenue avec 29 secondes supplémentaires qu'à Monaco (1:30.984). Par conséquent, l'arrêt au stand équivaut à 36,47% du meilleur temps obtenu en qualifications.

Qatar

Le Grand Prix du Qatar est le seul Grand Prix, parmi ceux ayant l'un des arrêts les plus coûteux, qui ne se tient pas en centre-ville. Cependant, la longueur de la voie des stands le place en 3e position. En 2023, les pilotes ont passé en moyenne 29,86 secondes par arrêt dans cette annexe. Sur un tracé où la pole position a été obtenue en 1.23.778, cela représente 35,64% du temps. En 2023, le GP du Qatar a été le théâtre de l'arrêt le plus rapide de l'histoire, réalisé par l'écurie McLaren en 1,8 seconde.

Les circuits les moins coûteux

Les Grand Prix où le ration arrêt au stand/temps pole position est situé entre 20 et 25%.

Austin
La voie des stands d'Austin est l'une des plus courtes en F1. La voie est très proche de la piste et ne propose pas de virages ni de détour. C'est une ligne droite. Par conséquent, en 2023, l'arrêt au stand moyen est de 23,54 secondes. Pour partir tout devant sur la grille, Max Verstappen a obtenu un temps de 1.24.723. Au cours de la saison précédente, l'arrêt au stand représentait en moyenne 24,85% du temps au tour.

Las Vegas
Malgré les critiques initiales, le Grand Prix de Las Vegas a montré un visage positif lors de la course du dimanche. La nouvelle voie des stands a demandé en moyenne 22,32 secondes aux pilotes pour la traverser et s'arrêter. Sur ce tracé qui est très rapide, la pole a été obtenue en 1.32.726. Le ratio arrêt au stand/pole est donc de 24,07%.

Melbourne
Le Grand Prix d'Australie a été la course proposant le passage dans la voie des stands le plus rapide au cours de la dernière saison. La moyenne est seulement de 19,15 secondes. Afin de partir en premier, le poleman a établi un chrono de 1.16.732. Par conséquent, à Melbourne, l'arrêt au stand exigeait 24,96% du temps au tour.

Spa-Francorchamps
Le Grand Prix de Belgique est connu pour être la course la plus longue du calendrier, en plus de sa place historique. Au cours de l'année 2023, la pole position a été obtenue grâce à un temps de 1.46.168. Lors de la course du dimanche, le temps moyen passé dans la voie des stands a été de 23,65 secondes. Spa-Francorchamps, possédant l'une des voies des stands les plus courtes et le tracé le plus long, le ratio arrêt/pole est simplement de 22,28%.

Baku
Le Grand Prix d'Azerbaïdjan a été en 2023 la 2e course exigeant le moins de temps pour passer sa voie des stands. En moyenne, un pilote passait 21,76 secondes dans cette annexe de la piste. Alors que la pole position a été obtenue en 1.40.203, le ratio arrêt/meilleur temps est de 21,72%. Il s'agit de la proportionnalité la moins importante de la saison.

Les circuits assez coûteux

Les Grand Prix avec un ratio arrêt au stand/temps de pole position situé entre 30 et 35%.

CircuitPassage au stand moyen (en secondes)Temps poleRatio
1Silverstone29,61.26.7234,13%
2Zandvoort23,791.10.56733,71%
3Spielberg21,71.04.39133,70%
4Interlagos23,731.10.72733,55%
5Suzuka28,751.28.87732,35%
6Montmeló23,131.12.27232,00%
7Monza24,981.20.29431,11%
8Sakhir27,11.29.70830,21%
9Autódromo Hermanos Rodrígues23,231.17.16630,10%

Les circuits dans la moyenne

Les Grand Prix où le ratio arrêt au stand/temps pole position est situé entre 25 et 30%.

CircuitPassage au stand moyen (en secondes)Temps poleRatio
1Hungaroring22,571.16.60929,46%
2Montréal24,461.25.85828,49%
3Miami23,921.26.84127,54%
4Abu Dhabi221.23.44526,36%
5Djeddah22,171.28.26525,12%

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