Sophia Flörsch ne ferme pas la porte aux 24 Heures du Mans

F1. La pilote allemande engagée depuis deux ans en Formule 3 ne cache pas son amour pour Le Mans. Même si elle veut se concentrer sur sa progression dans les formules de promotion en monoplace, elle garde les 24 Heures dans un coin de sa tête. Elle se sert de son expérience dans la Sarthe pour progresser dans son championnat.

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Sophia Flörsch a participé à trois reprises aux 24 Heures du Mans.
© Motors Inside / Bastien Dauby / Sophia Flörsch a participé à trois reprises aux 24 Heures du Mans.

Cinq fois de suite au Mans. Mais les deux dernières sans combinaison ni casque. Même sans y participer, Sophia Flörsch fait honneur à son contrat avec Alpine et se présente tous les ans dans la Sarthe au mois de juin. Cette fin de semaine, c'était pour le lancement de la nouvelle voiture de la marque française, l'A290.

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Au lendemain de la présentation de la nouvelle citadine électrique tricolore, elle a évoqué ses souvenirs sur la piste mancelle. L'Allemande y a roulé à trois reprises entre 2020 et 2022. Avec des résultats mitigés. Pour sa première participation, elle a pu voir l'arrivée avec une neuvième place dans sa catégorie (LMP2). « On était un trio féminin (avec Tatiana Calderon et Beitske Visser). On était rookie ici. On a demandé des conseils à l'autre voiture engagée par Signatech. Ils avaient une certaine expérience ici », se souvient-elle. « Je n'avais que 19 ans. C'est mon meilleur résultat. »

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L'année suivante, elle a été victime d'un accrochage et a dû jeter l'éponge. Enfin, sa dernière présence en tant que pilote ici, en 2022, c'était avec l'Algarve Pro Racing. Là, un incident dès le premier virage couplé à un problème mécanique a empêché tout bon résultat. La voiture numéro 47 a tout de même bouclé 361 tours. « C'est intense comme événement. On reste dix jours sur place, il y a beaucoup de fans ;c'est incroyable. »

« Je ne cache pas mon envie de revenir courir ici. »

Sa présence fréquente dans ce paddock français interroge. Va-t-elle de nouveau succomber et de nouveau s'engager dans ce mythique double tour d'horloge ? La jeune femme de 23 ans ne ferme pas la porte à l'idée.

« Je ne cache pas mon envie de revenir courir ici. Mais dans combien de temps ? Deux ans ? Cinq ans ? Dix ans ? Je ne sais pas. Pour le moment, je me concentre sur la Formule 3, avec l'ambition d'arriver en F2 rapidement. On verra bien. » Des propos qu'elle nous avait déjà tenus l'an dernier et qu'elle a donc réitérés.

Pourtant, quand elle a rejoint le programme Rac(H)er d'Alpine, elle devait s'engager à court terme en endurance. « Le premier contact, c'était parce que je venais de faire Le Mans avec Signatech, qui exploite aujourd'hui l'Alpine. Mais il était clair, dès le départ, que nous allions nous concentrer sur les formules de promotion. » Pour preuve, elle n'a toujours pas testé l'Hypercar, l'A424. Ni en réel, ni sur simulateur. « Il faut vraiment se concentrer sur un seul championnat. »

La membre de l'académie Alpine a été marquée par l'atmosphère, le niveau et la complexité de cette épreuve. « C'est l'une des plus belles du monde », résume-t-elle. Surtout cette année, puisque que vingt-trois voitures peuvent jouer la gagne ce dimanche.

En 2025, le plateau pourrait même être encore plus relevé : l'Automobile Club de l'Ouest va obliger chaque constructeur à venir avec deux Hypercars. « C'est une décision qui a du sens. » De quoi, selon elle, garantir un bel avenir au championnat du monde d'endurance.

Du progrès en vue en qualifications

Avec de l'expérience à la fois en Formule 3 et en endurance, Sophia Flörsch estime qu'il y a plusieurs similitudes entre les deux disciplines qui sont pourtant si éloignées. « La technique de freinage et l'aérodynamique sont semblables. Il y a aussi tout cet aspect d'économie de carburant, des pneus... » Un domaine où la native de Grünwald excelle avec le Van Amersfoort Racing.

En course, l'Allemande est toujours plus performante qu'en qualifications. Ce qui lui impose fréquemment de s'élancer depuis la deuxième partie du peloton. Un aspect qui lui coûte de bons résultats, même si elle parvient toujours à grimper dans la hiérarchie.

Elle cherche à progresser sur l'exercice du tour rapide pour s'élancer depuis une meilleure position. Et donc maximiser les chances de terminer dans le Top 10. « La piste évolue sans cesse entre le vendredi matin et les qualifications. Il faut trouver les réglages parfaits, la bonne pression des pneus... Il faut le faire de la bonne manière pour exploiter la voiture à 100 %. »

La saison dernière, Sophia Flörsch est parvenue à arriver à deux reprises dans le Top 10. « Mais j'ai été déclassée sur l'une des courses », rappelle-t-elle.

Cette performance a fait d'elle la première femme à débloquer son compteur en Formule 3. « J'en suis fière. J'espère que ce sera également le cas cette saison. » Elle tentera en tout cas d'y parvenir à Barcelone, le 23 juin.

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