Norman Nato : Entre déception et plaisir dans les rues de Monaco

Norman Nato : Entre déception et plaisir dans les rues de Monaco

Norman Nato a reçu Motorsinside dans le motorhome de son équipe, Racing Engineering, après sa deuxième place acquise le matin même lors de la première course GP2 du week-end. Le Français fait le point sur sa frustration du jour, le plaisir qu'il a eu de mener la course à Monaco et nous parle aussi de son avenir.

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© Racing Engineering - Norman Nato a vu la victoire de près à Monaco ce matin
© Racing Engineering - Norman Nato a vu la victoire de près à Monaco ce matin
Après sa deuxième place acquise contre le fil de la course lors de la première manche en GP2 ce matin dans les rues de Monaco, Norman Nato n'est pas énervé mais simplement déçu de ne pas avoir pu concrétiser son bon départ et ses 40 tours de leadership devant son public.

Le Voiture de Sécurité Virtuelle lui a coûté cher et a permis à Artem Markelov de remporter la course contre toute attente. Le sujet pourrait paraître sensible pour Nato, mais il l'aborde en toute franchise : « Oui, il faut en parler car c'est à cause d'elle que je perds la course. J'avais fait le plus dur pour être en tête au départ, j’avais le rythme pour gagner la course, on gérait bien, sans prise de risque inutile, tout était sous contrôle et on perd la course sur une chose que l'on ne pouvait pas contrôler. Je suis frustré et déçu car malheureusement il n'y avait rien à faire. »

Bien sûr, la course de Markelov a été plutôt étrange et on pourrait même se poser la question de son comportement sous régime de Voiture de Sécurité Virtuelle : « Markelov a eu de la chance. Il part 15ème, il double peut être une voiture en piste, il a bien joué avec la règle. Il a été au delà de la limite et n'a pas été pénalisé. Tant mieux pour lui » confie Nato, un brin résigné.

La question de l'application de ce système de Voiture de Sécurité pourrait alors se poser. Mais le Français pense tout de même que cela reste une bonne solution pour éviter de neutraliser sans cesse les courses, surtout à Monaco : « Ça reste une amélioration. Il vaut mieux une Voiture de Sécurité Virtuelle qu'une simple Voiture de Sécurité. Après, je pense qu'il faut améliorer la règle. Là où ça n'est pas clair, c'est que Markelov, plusieurs fois, a mis du temps pour décélérer, et là dessus, la règle n'est pas très claire. »

Il ne sera pas contre-dit sur ce point par son compatriote Tom Dillmann, qui n'a pas caché son opinion sur le sujet en estimant que ce nouveau système présentait d'importants inconvénients.
Pour demain, avec une grille de départ inversée, les ambitions seront forcement à la baisse pour le natif de Cannes : « Je ne vais pas prendre de risque sur les dépassements et essayer de prendre les points du meilleur temps, faire un bon départ et grappiller quelques places. »

Quant à son avenir, lui qui n'est lié à aucune filière, au contraire de Pierre Gasly ou Sergey Sirtokin par exemple, garde néanmoins la Formule 1 comme objectif mais ne se ferme pas les portes d'autres disciplines : « Il faut être franc, mon but c'est la Formule 1, mais mon objectif est d'être pilote professionnel. Donc si je n'ai aucune option en Formule 1, je m'orienterais vers autre chose mais pour l’instant c'est encore trop tôt pour y penser. Je fais un très bon début de saison, je ne suis lié à personne et peut être qu'après, avec mes bons résultats, je serai approché. Mais pour l'instant ça n'est pas le cas. »

La notion de plaisir reste en tout cas très importante pour le bien être du jeune homme qui réalise la chance qu'il a d'être à sa place actuellement : « Je me fais plaisir en GP2. C'est une catégorie à part, pas loin de la Formule 1. Je m'amuse vraiment. En plus j'ai de la chance, et on travaille pour, d'être aux avants postes... Ca n'est que du plaisir. Après une course comme aujourd'hui, je suis déçu, certes, mais je me suis vraiment régalé : être en tête à Monaco pendant 40 tours ça n'est que du plaisir. Je ne revivrai peut être plus jamais ça. Il faut donc profiter. »

Ce week-end, Nato a couru avec un casque spécial décoré aux couleurs de celui d'Olivier Panis qui fête les 20 ans de sa victoire à Monaco avec Ligier. La Cannois est resté proche du pilote français après avoir couru avec son fils, Aurélien, en formule inférieure : « Nous avons le même peintre Olivier et moi. A la base, c'est son fils, Aurélien, qui devait porter ses couleurs pour célébrer les 20 ans de sa victoire à Monaco, mais comme la Formule Renault 3.5 ne court plus à Monaco, ils ont pensé à moi. Je connais bien Oliver, c'est quelqu'un que j’apprécie. J'ai été coéquipier avec son fils il y a 4 ou 5 ans et on s'est très bien entendu. Je fais donc ça avec plaisir. Et puis c'est quand même bien de lui rendre hommage, c'est la dernière victoire française en Formule 1 ! » conclu-t-il dans un sourire avant d'ajouter : « Aujourd'hui, elle était pour nous. J'avais le casque qui me portait chance mais il manquait un petit quelque chose... »


De notre envoyé spécial à Monaco
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