Sébastien Buemi et Renault e.dams remettent les deux titres en jeu

Sébastien Buemi et Renault e.dams remettent les deux titres en jeu

Notre remontée de grille se termine avec les champions sortants. À trois jours de la première course de la saison à Hong-Kong, place à la preview de Renault e.dams, qui sera représentée par l'inusable duo Sébastien Buemi-Nico Prost.

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© Renault e.dams - L'équipe française parviendra t-elle à garder ses trophées à la fin de la troisième saison ?
© Renault e.dams - L'équipe française parviendra t-elle à garder ses trophées à la fin de la troisième saison ?
La seule écurie 100% française du plateau est d'ores et déjà entrée au panthéon de la Formule E.
Renault e.dams est tout simplement l’écurie qui a trustée les deux titres constructeurs depuis la création du championnat. À chaque fois, les Français ont ferraillé face aux Allemands du ABT Schaeffler, le succès au bout. Avec le titre pilote de Sébastien Buemi, décroché au mois de Juillet dernier, le bilan est presque parfait : on peut aussi y ajouter un titre de vice-champion des pilotes en 2015, toujours acquis par le biais du Suisse.


Cette année encore, l’écurie sera dirigée par Jean-Paul Driot, aussi propriétaire de l’écurie DAMS ;et Alain Prost, le « Professeur » en personne. La structure recevra une nouvelle fois un appui important de la part de Renault : la marque au losange étant d’ailleurs très impliquée dans le championnat en s'affichant désormais comme nom principal de l'écurie devant celui de e.dams.
De ce fait, l’écurie qui possédait la meilleure voiture de la saison 2 compte bien continuer à surfer sur cette dynamique pour la saison 3, en se battant pour la victoire à chaque course.
En écho, Alain Prost a livré son ambition sur cette saison en approche :
« Nos objectifs sont les mêmes que les deux dernières années : gagner les deux championnats ! Nous avons une bonne structure et un bon partenaire avec Renault, qui apporte un soutien technique solide. Dans tous les domaines, il y a une véritable coopération et beaucoup de cohésion, ce qui est extrêmement important. Notre motivation est plus forte que jamais, même si le défi qui nous attend sera très difficile. »

Jean-Paul Driot l’autre copropriétaire de l’écurie ajoutant ici : « La nouvelle voiture semble très bonne, nous sommes impatients de courir à nouveau dans ce qui semble être une série encore plus forte. Nous devons mettre tout ce que nous avons appris en pratique pour réaliser ce que nous voulons faire cette année.  »

Pour cela, la nouvelle Renault Z.E 16 garde les bonnes recettes techniques. Se composant d’un châssis Spark-Renault SRT_01E, le groupe motopropulseur unique est toujours directement développé par le Renault Sport Racing au sein de sa base moteur de Viry-Châtillon en région parisienne. Comme le veut le règlement FIA, la puissance maximale du groupe est de 200 kiloWatts, soit l'équivalent de 270 chevaux. En mode course, la puissance quant à elle à 170 kW (230 ch).
Sur le plan du design, les champions en titre ont dévoilé une nouvelle monoplace parée cette fois d'une couleur bleu vif, avec des touches jaune brillant sur ses pontons. En outre, c'est bien ce modèle et non le modèle 2015-2016 qui est exposée en ce moment au stand Renault à l'occasion du Mondial de l'Automobile à Paris, à côté de la Formule 1 labellisée R.S.16 du Renault Sport Formula One Team.

Selon Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing, cette livrée a une signification toute particulière :
« Le choix du bleu vif pour la Renault Z.E.16 ancre solidement Renault e.dams au sein des marques Renault et Renault Z.E.
De plus, les croisements sont nombreux à la vue des monoplaces de Formula E et de F1. Toutes deux arborent des couleurs mates et des touches flashy. Elles intègrent également le motif en Losange au cœur de Renault cette année. »





Sébastien Buemi : Comme Lucas di Grassi, le pilote Suisse de 27 ans est l'homme incontournable du championnat. Couronné du titre de champion pilote après avoir échoué de peu en 2015, l'ex-pilote Toro Rosso est présent dans le championnat depuis sa création.
Déjà très performant lors de la première édition, sa saison fût à l'époque marquée par trois victoires : Putrajaya, Monaco, et Londres (course 1) ;et deux podiums, à Punta del Este et à Berlin. Mais le dénouement fut cruel : coincé derrière la Mahindra de Bruno Senna, il échoua à un dépassement près pour obtenir le premier titre des pilotes, en finissant à un total de 143 points, à une unité seulement de Nelson Piquet Jr.

Toutefois, la persévérance a payée : Sébastien Buemi a continué sur cette lancée pour la saison 2. Même mieux en totalisant encore trois victoires (à Pékin, Punta del Este et Berlin) mais surtout trois podiums (Buenos Aires, Mexico et Londres course 1), gage d'une meilleure régularité.
Le pilote Helvète décrocha le Graal, avec 155 points, soit deux de plus que Lucas di Grassi ! Le tout dans des circonstances particulières, avec cette importance cruciale d'aller décrocher les deux points du meilleur tour, suite à l’accrochage du départ entre les deux prétendants. Mais, cette course si particulière appartient désormais au passé : le voilà pleinement tourné vers la nouvelle saison.

« C'est toujours bon de se rappeler que nous avons gagné le précédent championnat. Mais la coupure fut brève et nous avons rapidement basculé vers la nouvelle saison, en ciblant la première course.
Nous savons que la compétition sera très serré, mais nous voulons encore gagner le plus de courses possibles. Je ne pense pas seulement à décrocher le titre, je veux aussi gagner toutes ces courses !  »




Pilote de Formule 1 chez Toro Rosso de 2009 à 2011 (55 départs pour 29 points marqués), il s’orienta vers l’Endurance à partir de 2013, en rejoignant le Toyota Racing en LMP1. Dés lors, il ajouta à son palmarès le titre de champion du monde WEC en 2014. Mais autre moment épique de sa carrière, rappelons que Sébastien Buemi a fait partie de l'équipage infortuné des 24h du Mans 2016, abandonnant la victoire dans l'avant-dernier tour de course, à un peu plus de 5 minutes de l'arrivée !


Nicolas Prost : Le Français de 35 ans sera de nouveau le partenaire de Buemi. Membre de l’équipe depuis la première course à Pékin en 2014, sa saison 1 fut marquée par une victoire à Miami et un podium à Buenos Aires. Malheureusement, l'ensemble resta assez moyen, avec 88 points et une sixième place finale.
Sa saison 2 fut bien meilleure, surtout dans la dernière phase ;avec deux victoires dans les deux dernières courses à Londres ainsi qu’un podium, acquis après coup à Mexico. Il récolta un ensemble de 115 points et une belle troisième place au championnat des pilotes. Comme beaucoup de pilotes en Formule E, il partage son programme avec le championnat WEC dans l’équipe LMP1 privée Rébellion depuis 2012. Il a su montrer une constance solide pour verrouiller le classement constructeur, mais il souhaitera désormais se battre pour le championnat pilote avec les cadors du championnat.




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