Fortunes diverses pour les pilotes francophones à Paris

Deux pilotes tricolores sont rentrés dans les points, avec la cinquième place de Nico Prost (Renaut e.dams) et la huitième du rookie, Tom Dillmann (Venturi). Éliminé par Ko technique, Jean-Eric Vergne a loupé un podium qui lui tendait les bras.
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Tom Dillmann, la belle surprise française du week-end
© Fia/Formula E / Tom Dillmann, la belle surprise française du week-end
Nico Prost -> Qualifications : 10e / Course : 5e

Placé dans le deuxième groupe qualificatif, le fils du Professeur n'a pas réussi à se distinguer pour accéder à la Super-Pole, échouant à un petit dixième de la cinquième place.
Qualifié pile en milieu de grille, arrivé sixième ;Nico Prost a récupéré la cinquième place après application de la pénalité de cinq secondes pour Robin Frijns (Andretti), suite à un excès de vitesse sous le régime de Full Course Yellow.

« Je suis un peu déçu de ma séance qualificative. Quand je vois mon tour, il y a deux bons petits dixièmes qui traînent et que l'on aurait pu trouver. J'ai mené une bonne course, solide. En six courses, je termine cinq fois dans le top cinq : on prend encore des gros points. Il faut juste arriver à être plus performant en qualifications pour faire encore mieux. »

Une meilleure exploitation des pneumatiques, paramètre essentiel sur les monoplaces en Formule E est possiblement l'un de ses axes de progression.
« La question des pneumatiques est peut-être un problème. Mais je pense pouvoir atteindre le podium à l'avenir, j'aurais pu y déjà être sur cette course ou à Monaco, où nous étions aussi très rapides. »

En retrait par rapport à son équipier, Nico Prost assure toutefois des résultats convaincants, qui permettent à son équipe de dominer le classement des constructeurs, avec 75 points d'avance sur ABT Schaeffler.

« C'est un ensemble de travail, de respect. Quand on a les mêmes pilotes et ingénieurs depuis trois ans, cela aide grandement. On se fait confiance.
La seule équipe à faire comme nous, c'est Abt Schaeffler, et comme par hasard, ils sont deuxièmes. Notre stabilité nous donne une force, Seb fait un boulot superbe et comme équipe cette année, on fonctionne très bien ! »


Tom Dillmann -> Qualifications : 15e / Course : 8e

Bien entouré, le petit nouveau de la bande a mené un meeting net et sans bavures ! Le champion en titre de Formule V8 3.5 a passé la première moitié de sa course sous l’œil des caméras, à résister aux assauts de Lucas di Grassi, qu'il avait effacé au premier tour. Un changement de voiture effectué au bon moment et un pilotage irréprochable lui ont permis de décrocher une belle huitième place.

« Repartir d'ici avec quatre points c'est vraiment très satisfaisant ! En début de course, j'ai passé di Grassi sur les premiers virages. Je me suis fait avoir bêtement face à Piquet en fin de course, c'est la seule chose que je regrette ce week-end.
J'étais bien en consommation. Je n'ai même pas pu profiter de mon avantage d'énergie à cause de la Full Course Yellow ! »


Des propos illustrant une course de jeune loup mené avec l'intelligence d'un vieux briscard. L'Alsacien, ex-pilote GP2 (43 courses en deux saisons et demi) ne pouvait seulement compter que sur une cinquantaine de kilomètres effectués en shakedown, à l'occasion de l'ePrix de Mexico.

« Je me suis préparé en amont pour être totalement focalisé sur le pilotage et ne pas avoir la tête qui explose ! Je suis monté crescendo, en procédant étape par étape. Le team est bien structuré et la voiture avait un très bon set-up. Il y avait pourtant quelques différences avec toutes les voitures que j'ai pu conduire auparavant... »

Promu par Venturi après l'absence de Maro Engel, engagé en même temps en DTM, Tom Dillmann ne devrait pas remonter dans la voiture d'ici la fin de saison.

« Pour la suite, je ferai très probablement les essais de développement pour l'équipe. Mais je vais attendre leur choix de pilotes pour la saison 4, elle arrive bientôt ! »

Stéphane Sarrazin -> Qualifications : 20e / Course : 10e

Le pilote Venturi décroche un point quasi miraculeux au vu des circonstances de son week-end, perturbé par une séance qualificative stoppée dés la fin du tour d'installation. Une nouvelle embûche dans sa saison, qui tarde à décoller, avec deux petits points au compteur.

« Nous sommes à la mi-championnat et nous avons déjà eu beaucoup de problèmes ! Malgré notre nouvelle boite de vitesses, nous n'avons pas réussi à concrétiser. Là je tombe en panne en qualifications, puis je change de moteur.
La voiture était performante à la fois en qualifications et en course. Mais quand on accumule les problèmes comme ici, faire un résultat était inespéré. »


« J'ai hâte d'être à Berlin pour que l'on puisse se rattraper. Le top 5 est faisable. Il faut mettre tout bout à bout. Nous sommes une équipe jeune mais on se doit de progresser.»

Jean-Eric Vergne -> Qualifications : 2e / Course : Abandon

Après avoir échoué à six millièmes de la pole, le Parisien était en passe de retrouver la deuxième place du podium, un an après sa performance à bord de la DS Virgin.
Mais sa Techeetah en a cette fois décidée autrement, le rendant passager de son crash dans le treizième virage, au tour 33.
« J'ai senti un tour avant que ma direction avait un problème. Mes ingénieurs m'ont dit qu'il fallait continuer. Mais elle s'est complètement cassée, m'envoyant dans le mur... je voudrais oublier ce week-end tout de suite !  »

"JEV" est le chat noir du moment en Formule E, avec deux abandons à sept jours d'intervalle. L'ex-pilote Toro Rosso glisse désormais en cinquième position au classement général, bloqué avec 40 points au compteur.

« J'étais à l'aise depuis le début de la journée. Nous avions bien travaillé, la voiture a fonctionné correctement en Qualifications... Il y a beaucoup de frustration. Je m'étais préparé pour la fin de la course. J'aurais pu attaquer Sébastien (Buemi) ;au moins, si je n'avais pas réussi, j'aurais pu terminer deuxième et profiter de ce podium devant tous les fans parisiens. C'est vraiment dommage. »

Jérôme d'Ambrosio -> Qualifications : 12e / Course : Abandon

Le Bruxellois d'origine a été l'une des principales victimes de l'accrochage entre di Grassi et da Costa. Dans la course au top 10 , le pilote Dragon Racing venait juste de repasser par la pit-lane pour changer de voiture. Las, sa course s'est de toute façon arrêtée à treize tours de la fin. Un abandon qui n'arrange pas la saison difficile pour l'ex-pilote Virgin F1.

« J'ai pris un bon départ, je suis dixième au moment où je rentre dans les stands. Mais on rentre beaucoup trop tôt. Et on se fait avoir comme ça...En terme de réglages, nous n'étions pas trop mal. Nous avons deux trois innovations dans notre pack qui attendent depuis deux trois courses. Il nous manque trois dixièmes en rythme de course avant de pouvoir faire une progression de qualité. »

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