ePrix de Paris : présentation du circuit et enjeux

ePrix de Paris : présentation du circuit et enjeux

La Formule E revient pour la quatrième fois de son histoire à Paris. Un rendez-vous, le huitième de cette saison 2018-2019, et peut-être un point de bascule !

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© ABB Formule E - Rendez-vous ce samedi à 16h pour le départ de la course !
© ABB Formule E - Rendez-vous ce samedi à 16h pour le départ de la course !
Un quatrième ePrix dans les rues de la capitale française : Paris aime la Formule E. Et pour cause, c'est dans un petit restaurant italien de la capitale qu'est né officiellement la discipline, en février 2011, par l'intermédiaire d'une rencontre entre Alejandro Agag et Jean Todt, président de la FIA. Fidèle au calendrier avec 4 participations, la ville Lumière est l’une des plus fréquentées par le monde électrique, au même titre que Mexico et Monaco ou Berlin, 5 ePrix pour la capitale allemande mais sur deux circuits différents.

Présentation du circuit

Autour des Invalides, le tracé parisien n’a pas bougé d’un iota depuis la première édition en avril 2016. Avec 1,921 km seulement, pour 14 virages, le circuit est l’un des plus petits du championnat, le troisième derrière Monaco (1,765 km) et Hong-Kong (1,860 km). Une piste courte donc mais pas aussi étroite en largeur que celle du dernier ePrix Rome, marqué par un bouchon massif en course, initié par la Dragon de José Maria Lopez.

Comme depuis 2016, le départ à Paris sera donné depuis le boulevard des Invalides. Une belle première opportunité de dépassement pour les pilotes, qui bénéficieront d’une petite ligne droite avant de plonger vers un premier virage à droite (le T3), quasi à angle droit, vers l’avenue de Tourville. Inconvénient de taille : le tarmac, partagé entre un asphalte neuf et ancien, qui complique le freinage.



Les monoplaces s’engageront ensuite dans un enchaînement en escargot, vers la droite, autour de la place Vauban, entre le T4 et le T7. Une bonne entrée est capitale et donnera de la vitesse sur cette série de virages ! Les meilleurs feront la différence en qualifications, sur un asphalte temporaire, qui recouvre les pavés habituels. Très abrasif, cet asphalte permettra certainement aux pilotes de faire tomber les chronos en fin de course.

Différents niveaux de grip s’offriront donc aux pilotes, mais il ne faudra pas perdre la vitesse vers le neuvième virage. Pourquoi ? Car viendra ensuite la plus longue ligne droite du circuit et sa grosse zone de freinage, au dixième virage. Cette zone sera à suivre : tantôt nous verrons des dépassements, mais aussi des crashes et des accrochages, si l’un des pilotes se montre trop gourmand. On pense par exemple à Lucas di Grassi, qui tenta une attaque désespérée sur da Costa en 2017, soldée par un crash.
Viendra ensuite une partie bosselée, avec un nouvel enchaînement, toujours vers la droite, qui enroule cette fois la place des Invalides, avec le musée de l’Armée en toile de fond. Les pilotes franchiront alors la ligne de chronométrage, qui servira pour les essais et les qualifications.

Le tour se termine avec un virage rapide vers la droite, qui donne vers la ligne droite de départ/arrivée. Il nous tarde de voir les 22 pilotes lancés à plus de 250 kilowatts en qualifications, sur un circuit aussi resserré que celui des Invalides !

" Le circuit de Paris est vraiment typique de la Formule E : court, bosselé, avec beaucoup de virages à angle droit ! "

(Thomas Chevaucher, directeur technique DS Performance)





Enjeux : première bis repetita ou huitième vainqueur différent ?

Cette saison 2018-2019 entre tout doucement dans sa phase décisive. L'ePrix de Paris est le huitième de la saison : six sont encore au compteur, en comptant celui de samedi. Or, aucun pilote n'a encore émergé en tête du championnat, 10 pilotes se tenant en 25 points, l'équivalent d'une victoire !

Mieux, aucun concurrent n'a remporté deux courses cette saison. Dés lors, quel pilote déjà vainqueur peut monter sur la plus haute marche du podium à Paris ? Difficile à dire. Jean-Eric Vergne (DS Techeetah), Edoardo Mortara (Venturi) semblent avoir un léger avantage, victorieux sur deux circuits "similaires" à celui des Invalides, à Sanya et à Hong-Kong.

Parmi les autres favoris, citons quand même Lucas di Grassi (vainqueur à Mexico) pour Audi Sport et la deuxième DS Techeetah, pilotée par André Lotterer. L'Allemand tourne autour du succès, avec des dernières course probantes, une quatrième place à Hong Kong, un abandon à Sanya après avoir mené jusque dans l'ultime tour, et une deuxième place à Rome il y a deux semaines, après avoir obtenu la pole position. Lotterer pourrait très bien être le huitième pilote vainqueur cette saison !

Sur la liste des prétendants, citons aussi deux noms prestigieux : Pascal Wehrlein (Mahindra Racing) qui a perdu la victoire sur la ligne à Mexico ou Sébastien Buemi, qui ronge son frein à bord de sa Nissan e.Dams. 13e au général, le Suisse aura au moins le mérite de partir parmi les premiers lors de la séance qualificative. L'opportunité est belle !

" Ce sera difficile de dépasser sur ce circuit. Le week-end se jouera encore plus sur les qualifications ! "

(Tom Dillmann, NIO Formula E Team)



Le programme TV

Extrait du Jeux F1 2013


De notre envoyé spécial à Paris


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