ePrix de Paris : Vergne-Dillmann, si proches, si loin

ePrix de Paris : Vergne-Dillmann, si proches, si loin

Deux français sont engagés cette saison en Formule E : Jean-Eric Vergne et Tom Dillmann. Deux pilotes au parcours radicalement différent !
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© Alexandre Lepère / Motors Inside - Jean-Eric Vergne et Tom Dillmann représenteront les chances françaises à Paris !
© Alexandre Lepère / Motors Inside - Jean-Eric Vergne et Tom Dillmann représenteront les chances françaises à Paris !
Autrefois bien fourni, le contingent français de la Formule E a baissé au fur et à mesure des années. Si l’on a compté jusqu'à six pilotes tricolores au départ de l'ePrix de New York en saison 3, le quota est retombé au départ de l’actuel championnat. Rescapés, le Parisien Jean-Eric Vergne (DS Techeetah) et l’Alsacien Tom Dillmann (NIO) sont désormais les deux pilotes français en lice !

Tom Dillmann, discret CDD

Déjà adversaires en karting, Vergne et Dillmann ont connu une carrière assez différente. Si le premier a réussi à percer jusqu’en Formule 1 (58 départs pour Toro Rosso entre 2012 et 2014), le second n’a jamais accédé à la catégorie reine, malgré un soutien de Red Bull… comme le Parisien !
Remercié par le Junior Team dés la fin 2008, Dillmann a quand même fait un bon chemin en monoplace, promu en GP2, deux saisons en 2012 et 2013.

Retombé en Formule Renault 3.5 (2015 et 2016), l'aventure électrique de Tom Dillmann a commencé il y a tout juste deux ans, à Paris. Pigiste pour l’écurie Venturi, le natif de Mulhouse décroche les points dés l’arrivée de sa première course, avec une huitième place. Un bon souvenir… surpassé depuis par sa quatrième place à New York l’an dernier. Un joli résultat qui cache toutefois son faible nombre de courses : dix en deux saisons.

Mais cette saison, Dillmann est enfin titulaire ! Son point de chute, l’écurie britannique NIO, anciennement China Racing, l’équipe qui a porté Nelson Piquet au titre en 2014-2015 lors de la première saison. Ceci étant, le présent est moins réjouissant : le Français n’a toujours pas marqué de point cette saison. En cause, un déficit récurrent de performance sur le groupe propulseur de sa voiture. Seulement voilà, il est impossible pour les équipes de le changer en cours de saison !

« Nous allons traîner ce problème sur toute la saison », reconnait dépité le principal intéressé. Et ce souci coûte gros : en difficulté en qualifications, Tom Dillmann part souvent en fond de grille. Double peine, le principal intéressé n'a guère eu l'occasion de remonter en course. Tout juste aurait-il pu espérer quelque chose lors d'un ePrix fou à Santiago du Chili. Seulement voilà, sa voiture NIO s'est immobilisée dés le premier tour. Rageant !

Extrait du Jeux F1 2013



« Ça va être dur pour moi d'être performant d'ici la fin de saison ! »



Jean-Eric Vergne, au tournant de la confirmation

De son côté, le Parisien connait une saison difficile, après avoir connu la gloire. Arrivé dés l’hiver 2014, Vergne a fait ses débuts électriques lors de la troisième course de la première saison en Uruguay. Après des passages prometteurs chez Andretti puis DS Virgin Racing, il a ensuite filé chez Techeetah lors de la saison 2016-2017. Une aventure marquée par 6 victoires, 4 pole positions, et un titre de champion des pilotes, l’an dernier. Un sacre qui a confirmé son statut de top pilote dans la discipline, au côté d'un Sébastien Buemi ou d'un Lucas di Grassi, eux aussi champions, mais aussi d'un Sam Bird, huit victoires au compteur en Formule E.

Cette saison, Vergne a donc une pancarte dans le dos, en sa qualité de champion en titre. Quitte à en faire trop comme lors du dernier ePrix, pénalisé pour un dépassement sous régime de Full Course Yellow (ndlr : à partir de 2'04" sur la deuxième vidéo). Mais ses autres courses n'ont pas été un long fleuve tranquille, avec notamment un triple zéro à la suite, à Santiago, Mexico et Hong Kong. Son total est sauvé par sa victoire en Chine, sur l'ePrix de Sanya : 54 points au général, à neuf points seulement du leader Jérôme d'Ambrosio. Un petit miracle pour le principal intéressé, qui a maintenant une autre tactique :


« Maintenant, je dois capitaliser : si c’est une cinquième place à l’arrivée, je dois la prendre. Il faut marquer le plus de points possible et être régulier. »





Les objectifs sont donc bien différents pour les deux français engagés : si Jean-Eric Vergne compte retrouver la victoire "d'ici la fin de saison", Tom Dillmann espère simplement "entrer dans les points" et éviter le zéro pointé. Un monde d'écart, jusque dans les relations entre les deux hommes. « On se connait depuis que l’on a commencé mais on se parle peu », confie le second. Vont-ils seulement se croiser en piste ce samedi ?

De notre envoyé spécial à Paris


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    Aifaim, 26 Apr. 2019, 20:12

    Une carrière en sport automobile tient parfois à peu de chose. Cela a toujours été. Tom Dillmann n'était pas au bon endroit au bon moment. Malgré tout, il a acquis une bonne réputation qui en fait un pigiste de luxe. C'est ainsi que Piquet (vainqueur de la saison 1) en disgrâce chez NIO, a laissé son volant au remplaçant sans espoir de rouler. En parallèle, comme de nombreux professionnels, il est souvent privilégié pour piloter la ByKollès (LMP1) en championnat du Monde. Il faut dire que nous vivons une époque extraordinaire où tout fonctionne, Endurance, monoplaces, Tourisme et GT, les plateaux font le plein et les opportunités sont nombreuses à condition d'aimer voyager...


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