WEC : les 24 heures du Mans reportées à septembre

WEC : les 24 heures du Mans reportées à septembre

Mercredi, l'Automobile club de l'Ouest a reporté les 24 heures du Mans aux 19 et 20 septembre en raison de l'épidémie de coronavirus. Une première depuis 1968.      2 réactions

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© 24 heures du Mans - L'ACO a officialisé les nouvelles dates
© 24 heures du Mans - L'ACO a officialisé les nouvelles dates
On s'y attendait, l'Automobile club de l'Ouest l'a officialisé. Les 24 heures du Mans, prévues les 13 et 14 juin, sont reportées aux 19 et 20 septembre 2020. à cause de la pandémie de coronavirus. Ce report entrainera une modification du calendrier du championnat du monde d'endurance (WEC). La saison 2019/2020 devait en effet se terminer par Le Mans et la cuvée 2020/2021 commencer début septembre à Silverstone, avec la nouvelle réglementation hypercar. Les nouvelles dispositions seront annoncées prochainement.


"Reporter les 24 Heures du Mans 2020 s'avère aujourd'hui la solution la plus adaptée aux circonstances sanitaires exceptionnelles que nous traversons tous actuellement" a détaillé Pierre Fillon, président de l'Automobile club de l'Ouest. " Avant toute chose, je tiens à demander à chacun de ne prendre aucun risque pour soi, les siens et les autres. Il s'agit aujourd'hui de stopper la propagation de ce virus. Je souhaite aussi avoir une pensée chaleureuse pour tous les personnels médicaux mobilisés pour la santé de tous."


L'ACO précise que les billets actuels seront valables pour la date de report des 19 et 20 septembre 2020, sans nécessité d'échange. Pour les personnes indisponibles les 19 et 20 septembre, les billets seront remboursés.

Double dose de nuit



Les 24 heures du Mans ont déjà été courues en septembre une fois dans leur histoire. C'était en 1968, à cause des manifestations du mois de mai, qui avaient entrainé le report de l'épreuve. A cette époque, une grande majorité des concurrents prévus avaient répondu présents et rien n'avait empêché Ford de s'adjuger un troisième succès consécutif.

Ce qui change réellement, c'est l'ambiance. La mi-juin correspond aux nuits les plus courtes de l'année. Le soleil se couche à 22 heures et le jour se lève à 5h45, peu après la mi-course. En septembre, quatre mois plus tard, la donne est complètement différente. La nuit tombe à 20 heures et le soleil fait son apparition à 7h30. On pourra donc vivre l'atmosphère si particulière de la nuit bien plus longtemps.




     2 réactions

    Aifaim, 18 Mar. 2020, 19:38

    La décision a été plus rapide que prévu puisque Pierre Fillon, il y a encore quelques jours, la promettait pour la mi-Avril. Entre-temps, est venue la décision du confinement. Même si on peut espérer qu'elle ne sera plus en vigueur en Juin, les mois de préparation (Avril/Mai) que requiert une telle organisation ne pourront avoir lieu normalement. Effectivement, tous les calendriers de l'Endurance affiliés à l'ACO vont être modifiés mais ils l'auraient probablement été avec le maintien des 24 Heures en Juin. Il n'aura échappé à personne que le 20 septembre, en F1, c'est Singapour...


    Aifaim, 18 Mar. 2020, 20:12

    Le Mans 1968... Au niveau de la réglementation, ce devait être une année de transition, un vrai creux après les courses de légende de 1966 et 1967 et le duel Ferrari/Ford. Les voitures allaient très vite, trop vite pour ces circuits permanents ou, comme au Mans, un assemblage de routes nationale et départementales, bordées de fossés, de haies et d'arbres. Pour la course, on rajoutait des bottes de paille et les - fameux - tas de sable. C'en est trop ! La CSI (FIA de l'époque), d'un trait de plume, envoie au musée les Ford MKIIB et MKIV, les Ferrari P3 et P4 et la Chapparal. Désormais, les protos aligneront leur cylindrée sur la F1 : 3000 CC. Qui en a ? Personne ! Porsche ? des 2200 mais, devant l'absence de concurrence, on se met à l'ouvrage. En France, la toute jeune équipe Matra dégonfle son moteur V12 F1 et Alpine - avec Gordini - double son "gros" 1500 4 cylindres pour en faire un V8. On ne fait pas un championnat du monde avec ça... et un tas de privés possèdent des "petites" Ford GT40 et des Lola MKIII chevrolet. Alors, on crée une catégorie "Sport", ou l'art d'accomoder les restes, destinée au voiture de 5L maximum et produites à au moins 50 exemplaires. Aïe ! Pour la GT40 - elles sont une soixantaine, pas de problème. Pour les dépassées Ferrari LM (vainqueur en 65), c'est bon aussi. Les Lola... On fermera les yeux. Porsche n'a pas à s'inquiéter : Les GT40 "clients" n'ont jamais fini les 24 Heures et les Lola non plus. Sauf que John Wyer, en 1967, viré par Ford-USA, a littéralement reconstruit deux GT40, les a modifiées aérodynamiquement et, à défaut de grosses performances, a acquis la conviction qu'on pouvait les rendre compétitives... à condition de modifier le moteur en lui greffant une culasse Weslake. Homologation oblige, il en faudra cinquante mais il s'emploiera à vendre à d'autres propriétaires les moteurs modifiés. Sa voiture - reconfigurée aérodynamiquement en GT40 - est un peu moins véloce que les Porsche mais moins fragile. Ford n'est pour rien dans l'engagement et va bénéficier des victoires de la GT40-Wyer deux années consécutives. En 1968, de Ford, il ne restera qu'une... chicane destinée à ralentir les voitures passant devant les tribunes : l'accident de 1955 est encore dans les mémoires.


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