La stressante dernière heure de Ferrari aux 24 Heures du Mans

WEC. Victime d'un problème de portière sur sa 499P #50, Ferrari aurait pu perdre gros. La Scuderia arrivait également à court de carburant. Les dernières minutes, tout le monde ne portait son regard que sur la jauge d'essence de l'Hypercar transalpine.

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Ferrari remporte les 24 Heures du Mans pour la deuxième fois de suite.
© Motors Inside / Bastien Dauby / Ferrari remporte les 24 Heures du Mans pour la deuxième fois de suite.

La même réaction. Chez tout le monde. Semblable à celle d'un adolescent qui scrute le pourcentage de sa batterie de téléphone, alors qu'il n'a pas son chargeur. Mais là, l'enjeu était bien plus important. Une victoire de prestige aux 24 Heures du Mans attendait Ferrari au bout. Le pourcentage d'essence et d'énergie restant dans la voiture gagnante stressait un grand nombre d'observateurs.

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Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la Scuderia et ses fans devaient avoir le palpitant à 200. En fin de course, l'écurie italienne n'a pas été épargnée. À la lutte avec la Toyota #7, le succès était loin d'être acquis. À son volant, Brendon Hartley sur la N°8 roulait à un rythme d'enfer. Nicklas Nielsen ne pouvait pas gérer à sa guise les deux dernières heures de l'épreuve.

Mais la #51 est passée par là. En tentant un dépassement à Mulsanne, elle a envoyé la voiture nipponne en tête-à-queue. Le Danois pouvait donc respirer un peu. Enfin, pas pour longtemps. La portière de sa 499P est venue rajouter du stress et du suspense. Dans les virages, elle s'ouvrait. Ce qui a obligé le pilote à retourner aux stands pour régler le problème. Les mécaniciens en ont profité pour remettre de l'essence dans l'Hypercar.

Un plein, douze tours

Dans la manœuvre, la #50 a donc perdu la tête de course. Du moins, provisoirement. Car Toyota - avec la #7 passée deuxième - devait aussi ravitailler quelques tours plus tard. La lutte à distance était palpitante. Une trentaine de secondes séparaient les deux voitures. D'autant plus que la Ferrari était sous enquête pour un retour dangereux sur la ligne rapide des stands. Une pénalité pouvait tout compromettre. Les Italiens en sont finalement sortis blanchis. La Scuderia a pu lâcher un « ouf » de soulagement.

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Pour autant, tout n'était pas joué. À 15 h 10, le bolide du trio Nielsen - Fuoco - Molina devait repasser par les pits. Il fallait de l'essence pour finir la course. Un plein ne peut faire que douze tours. À quatre minutes la boucle, les premiers calculs ne semblaient pas bons. La Ferrari n'allait pas avoir de jus pour voir l'arrivée. À moins de réajuster le niveau un peu plus tard. Avec le risque de voir la Toyota repasser.

Nicklas Nielsen est reparti à l'assaut, sur un rythme moins important que sur les dernières heures. Le Danois économisait de l'essence. De quoi réaliser un treizième tour sans le moindre problème ? Certains journalistes avaient sorti leur calepin, leur stylo. Et calculaient. « Il s'est arrêté au 298e tour, ça ne tiendra que jusqu'au 310e », estimait un confrère Belge. Son collègue l'interrompt. « Sous la pluie et avec du lift and coast, on consomme moins. » Alors l'exploit était-il faisable ?

Et le tour d'honneur ?

À l'écran, la jauge d'essence de la #50, descendait à toute vitesse. 21, 20, 19... À deux boucles du terme, le réservoir ne contenait plus que 18 % de carburant. À environ 8 % par tour, Ferrari pouvait donc en théorie conserver sa couronne. En salle, de presse, certains journalistes commençaient à rédiger leur article sur le succès de la #50. Jusqu'à la fameuse question. « Et pour le tour d'honneur, ça va suffire ? » Les doutes sont revenus.

Fort heureusement pour lui, Nicklas Nielsen a pu compter sur ses batteries pour rejoindre la ligne d'arrivée et récupérer ses partenaires. Avant de célébrer. À ce moment, la jauge de carburant n'affichait plus que 2 %.

Pour sa onzième victoire dans la Sarthe - la deuxième de suite -, Ferrari a été maître de la course et a su dompter les conditions. Et gérer la concurrence. Même si le « coup de pouce » de la #51 en envoyant la Toyota N°8 en tête-à-queue a aidé la #50 à s'imposer. Le problème de portière de Nicklas Nielsen a également été un coup de main du destin. Indirectement, elle a permis à Ferrari d'établir une stratégie osée. Qui s'est avérée gagnante.

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