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Singapour : Le point de vue des pilotes

« Etrange », « Superbement inhabituel », « Fabuleux », « Fascinant », « Unique », etc. Tels sont les qualificatifs qui viennent à l’esprit des pilotes lorsqu’il s’agit d’évoquer le Grand Prix de Singapour.

© Red Bull - © Red Bull - "Singapore by Night"

Depuis 2008, la Formule Un se donne rendez-vous dans les rues de Singapour, pour une épreuve inédite parce que disputée sous un ciel étoilé, à l’heure où tout ce qui vit, existe ou pense, regarde avec anxiété s'avancer ce sombre silence dans cette sombre immensité. L’épreuve n’aura d’ailleurs pas tardé à conquérir les cœurs dans la reine des catégories, à commencer par celui de Sebastian Vettel qui y défendra son titre après s’y être imposé l’an dernier : « Singapour est l'un des rendez-vous clé du calendrier, parce que l'ambiance d'une course de nuit est incroyable. J'aime ce rendez-vous également parce que le circuit est vraiment agréable à piloter, ce qui est en partie dû au fait qu'il tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. »

Pour sa part, Michael Schumacher, qui avait découvert le circuit de Marina Bay pour la première fois, en 2010, l’année de son retour à la compétition, évoque « une course superbement inhabituelle » : « Au premier regard, tout semble plus décontracté parce que l'action se déroule de nuit, mais bien sûr, ce n'est pas du tout le cas. La réalité est que vous devez travailler dur pour rester dans les horaires européens et dans les bons biorythmes, pour que vous soyez performants en course – parce qu'il est inhabituel de courir à cette heure de la journée. Chose sympathique, le circuit est très exigeant techniquement parlant, et il est très compliqué d'en faire un tour parfait. »

Alors que pour Nico Rosberg, « le Grand Prix de Singapour est un des clous de la saison » et que « c'est un week-end vraiment amusant », pour Kamui Kobayashi, « Singapour est un rendez-vous vraiment spécial » : « En tant que course de nuit, elle s'est établi comme un moment clé de la saison. Personnellement, j'adore l'endroit. Ce n'est pas très loin de mon pays de naissance, et il y a toujours beaucoup de fans japonais. »

Si Mark Webber souligne le fait que « tout le monde entre avec passion dans ce rendez-vous », il retient lui aussi la proximité de la cité-état avec son pays : « J'aime aussi le fait que nous ayons quelques Australiens qui viennent, notamment de la côte Ouest car c'est facile par avion. C'est assez unique. » D’ailleurs, comme le natif du Queanbeyan, qui aime venir à Singapour parce que « c’est propre et sûr », beaucoup de pilotes apprécient d’aller dans le micro-état, là où tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Si pour Nico Rosberg, la ville est tout simplement « fantastique », pour Sebastian Vettel « Singapour est une ville fascinante à visiter et tout semble incroyablement propre et bien rangé. » Même son de cloche du côté de Pastor Maldonado qui affirme que c’est « une ville très agréable et qui possède une bonne atmosphère » alors que Romain Grosjean la trouve « très cool » tandis que Kimi Räikkönen affirme apprécier la cuisine locale.

Mais la principale originalité du circuit de Marina Bay réside évidemment dans le fait que le Grand Prix s’y déroule en nocturne. « Il semble toujours étrange de courir de nuit, de se coucher à 5 heures du matin et de se lever dans l'après-midi, mais il est surprenant de voir comment il est facile de s'adapter, » note ainsi Nico Rosberg. Et Kimi Räikkönen d’ajouter : « Les deux premières années, j’ai été un peu surpris que les gens parlent tellement des horaires. Lorsque les lumières sont allumées, c’est exactement comme en plein jour. Je pense que tout le monde en F1 se réjouit de courir la nuit à Singapour. L’effet est très réussi parce que c’est une ville très animée et beaucoup de monde vient voir. A part un ou deux endroits un peu sombres dans les échappatoires, le circuit est très bien éclairé. Alors cela ne fait pas une grande différence avec une course de jour. » D’ailleurs, d’après Paul di Resta, « c’est presque mieux que de courir de jour sous une couverture nuageuse » : « Ils font un tellement bon travail qu’on n’y fait pas vraiment attention. »

Mais comme le souligne Sergio Pérez, du fait de cet horaire nocturne, « on court de nuit et on vit de nuit » lors du Grand Prix de Singapour. Pour cela, les pilotes et les membres des écuries restent calés sur les horaires européens ce qui ne constitue cependant pas une si grande difficulté aux yeux de Paul di Resta : « L’important, c’est de s’assurer de choisir le bon vol pour arriver à Singapour au bon moment de la journée. Il faut également s’assurer que le personnel de l’hôtel ne vienne pas frapper à votre porte à neuf heures du matin parce qu’il vous reste encore cinq heures de sommeil. Je vais toujours me coucher à six heures du matin pour me lever à quatorze heures : c’est ma routine. »

Mark Webber nous rappelle cependant que le Grand Prix de Singapour n’est pas qu’un décor de carton-pâte mais aussi – et surtout – « un tracé très, très exigeant ». Ainsi, si Narain Karthikeyan indique que « Singapour a une ambiance spectaculaire » à cause de la nuit et des lumières artificielles, il souligne que « le circuit en ville de Marina Bay est très bosselé et compliqué » : « Vous ne pouvez pas vous permettre la moindre erreur car c'est un circuit en ville. C'est également un circuit très exigeant d'un point de vue physique à cause des fortes chaleurs et de l'humidité. »

Ainsi, selon Jenson Button, le circuit de Marina Bay est « unique » : « Il y a quelques longues lignes droites, donc c'est très rapide, mais tous les virages se prennent généralement en deuxième ou en troisième, donc il faut trouver le meilleur compromis au niveau des réglages - d'autant plus que vous avez besoin d'une bonne vitesse de pointe pour doubler au virage 7. C'est la meilleure opportunité pour dépasser car elle arrive à la fin de la zone DRS. » De l’autre côté du stand McLaren, Lewis Hamilton apprécie quant à lui autant le circuit singapourien que le Hungaroring parce que « c'est un circuit compliqué qui nécessite que vous soyez à fond avec la voiture pour en tirer le meilleur » : « Cela requiert de la finesse ; toutes les zones de freinages sont abordées à haute vitesse, et les murs ne sont jamais très loin. Avec la chaleur et l'humidité, cela en fait un week-end très exigeant. »

Nico Hülkenberg insiste d’ailleurs particulièrement sur le défi physique et mental que représente le circuit de Singapour : « C’est un circuit très long avec des bosses et des vibreurs assez délicats et il faut vraiment flirter avec les murs si on veut être rapide. Par conséquent, réussir le tour parfait n’est pas facile. Le circuit tourne également dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, même si ce n’est pas aussi contraignant sur le cou qu’à Interlagos parce que la plupart des virages sont lents ou à vitesse moyenne. Selon moi, Singapour est la course la plus dure de l’année, physiquement comme mentalement. Je pense que c’est parce qu’il y a 23 virages et que c’est l’une des courses les plus longues de l’année, toujours à la limite des deux heures réglementaires. Ça se ressent après la course à cause des hautes températures et de l’humidité. »

Le mot de la fin reviendra à Nico Rosberg, qui espèrera sans doute renouveler son podium de 2008 : « C'est un circuit en ville et avec une chaleur et une humidité intenses, le grand nombre de virages et la course sous lumière artificielle, c'est vraiment un défi. »


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