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En direct de Barcelone avec Alexander Rossi

Alexander Rossi est le pilote de réserve de l'écurie Caterham F1, aux côtés d'Heikki Kovalainen, mais aussi le pilote américain qui semble avoir le plus de chance de piloter en F1 dans les années à venir. Fan-F1 a pu le rencontrer dans le paddock de Barcelone et il a répondu à nos questions lors d'une interview exclusive.

© Caterham - Rossi est conscient de son potentiel marketing en tant que pilote américain© Caterham - Rossi est conscient de son potentiel marketing en tant que pilote américain

Vous pilotez en GP2 ce week-end, comment cela se passe-t-il pour le moment ?
Pour le moment, ça ne se passe pas si bien. Nous avons eu un petit problème hier lors des qualifications parce que les essais libres ont débuté sur le mouillé, nous n'avons pas eu une compréhension parfaite de la voiture. Donc lors des qualifications, nous avons dû travailler sur les réglages et nous allons partir en 17ème place donc ce qui rend [la course] d'aujourd'hui un peu compliquée mais nous savons que notre rythme de course est bon donc nous allons devoir être malins et essayer de terminer dans le top 8 pour avoir un bon résultat pour demain.

Votre objectif pour cet après-midi est donc la 8ème place ?
Oui, 8ème ou mieux [il a terminé 7ème mais finalement 6ème après la sanction infligée à un pilote ayant terminé devant lui, ndlr]. Je pense que nous le pouvons faire, honnêtement, compte tenu du rythme que nous avions à Bahreïn et de la bonne gestion des pneumatiques de notre voiture.

Pour cette année, avez-vous des objectifs particuliers, au championnat par exemple ?
Honnêtement, non, pas d'objectif mis à part le fait d'être compétitif et de gagner des courses. Je ne fixe pas d'autre objectif que le championnat mais ayant manqué la première course [en Malaisie, ndlr] et une partie des essais, nous sommes un peu en retrait mais la saison est longue. Nous avons inscrit des points le week-end dernier et si nous en inscrivons de nouveau ce week-end, tout ira bien.

Est-ce une année d'apprentissage avant de viser le titre l'année prochaine ?
Non je ne pense pas. Je ne travaille que pour faire une seule année en GP2.

Pouvez-vous nous parler de votre rôle de pilote de réserve au sein de l'écurie Caterham F1 ?
Mon rôle est le même. Mais lorsque je fais du GP2, Heikki [Kovalainen] est le pilote de réserve. Mais lorsque je ne roule pas en GP2, je reprends mon rôle comme à Montreal par exemple où je roulerais lors des essais libres. Je fais les deux programmes ce qui est bon, cela me donne l'opportunité d'apprendre pas seulement en F1 mais aussi de continuer à courir en GP2 ce qui est toujours positif.

Donc vous assistez aux briefings avec les pilotes, aux briefings techniques ?
J'assiste à tout ce que je peux en fonction du GP2 parce que cela reste la priorité. Mais lorsque j'ai un peu de temps, je me concentre sur la F1 et j'assiste aux briefings parce qu'il y a beaucoup de choses à apprendre de la F1 et même si vous pouvez être présents pour seulement 5 ou 10 minutes, cela vaut le coup.

Vous allez piloter lors des essais libres au Canada, allez-vous aussi rouler lors d'autres Grands Prix où il n'y a pas de GP2 ?
Oui, comme je l'ai dit, dès que je ne cours pas en GP2, je reprends la position que j'avais plus tôt dans l'année [pilote de réserve, ndlr] et je vais rouler lors d'essais libres. La première sera à Montréal, celle que j'attends le plus sera Austin. C'est une bonne chose.

Allez-vous courir à Silverstone pour les essais pour les jeunes pilotes ?
Oui. Quels jours exactement je ne sais pas. Cela n'a pas encore été décidé mais oui je roulerai lors des essais pour les jeunes pilotes.

Savez-vous déjà ce que vous allez faire l'année prochaine ?
Comme dans tout autre sport, cela dépend des résultats. Je veux être en Formule 1, c'est certain, mais tout le monde fait en sorte d'y arriver aussi, donc pour y parvenir, il faut faire une bonne année. Vous n'avez pas besoin de gagner le championnat, vous avez besoin d'être régulier, de décrocher des podiums, je pense que si nous pouvons le faire, alors nous aurons une opportunité pour être en F1.

Giedo van der Garde n'a pas gagné le championnat l'année dernière et il est aujourd'hui en F1, pensez-vous pouvoir suivre la même voie ?
Oui, il n'est pas que question de gagner. Vous avez besoin de montrer à l'équipe que vous pouvez maximiser ce que vous avez à votre disposition. Même si vous n'êtes pas le meilleur, vous avez besoin d'être constamment à l'attaque, attaquer pour être devant et c'est ce qu'a fait Giedo l'année dernière. Il avait parfois la meilleure voiture mais il s'est toujours battu pour des podiums et c'est une très bonne chose. Peut-être que la meilleure voiture a gagné le championnat mais Giedo a montré qu'il était plus que capable d'en faire autant.

En tant que pilote américain, est-ce plus difficile de trouver des sponsors, de l'argent en comparaison d'un pilote européen ?
Oui et non. C'est plus dur parce que les gens ne connaissent pas vraiment la Formule 1 aux Etats-Unis. Mais dans le même temps, la Formule 1 veut des Américains, elle veut pouvoir entrer dans le marché américain et pour y parvenir, elle a besoin de pilotes américains et pour le moment, je suis le seul. Donc de ce point de vue, être quelque chose d'intéressant pour les équipes de Formule 1, j'ai cela mais pour trouver de l'argent, ce n'est pas simple parce que les gens ne connaissent pas la F1 aux Etats-Unis, il faut donc les éduquer, leur expliquer et ce n'est pas simple.

Pensez-vous justement qu'en ce sens, le retour de la F1 aux Etats-Unis à Austin aide ?
Oui, c'est un bel endroit. Mais il n'y a eu qu'un seul Grand Prix pour le moment. Mais la manière dont les choses se sont déroulées et le fait que les gens étaient très excités a été très positif. Je pense qu'au fil du temps, le socle de fans va augmenter et il y aura une connaissance accrue de la F1 mais tant qu'il n'y aura pas de pilote américain, ce sera dur de toucher pleinement les fans américains.

De notre envoyé spécial à Barcelone


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5 réactions sur cet article Donnez votre avis
Gusgus
Gusgus :
Ça fait plaisir de lire une vraie interview quand des sites concurrents récrivent les conférences de presse pour les faire passer pour des interviews... Bon boulot, Clément !
Il y a 68 mois
milano
milano :
Une conférence de presse est une interview au final .

Question , réponse .
Il y a 68 mois
Gusgus
Gusgus :
Non, une interview ne se définit pas par le seul jeu de question-réponses. D'une part, une interview est un entretien (ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Larousse : www.larousse.fr/dictionnaires/francais/interview/43894?q=interview#43817), une conversation en petit comité, ce qui est nécessite une organisation. Cela présuppose donc qu'il y a accord entre les deux partis sur ses modalités : contenu, diffusion, et même relecture du côté des interviewés. Lors d'une conférence de presse, il y a beaucoup plus d'imprévu car on ne peut que deviner qui va poser quelle question, et parfois, on ne connaît tous les journalistes présents - si Vettel sait qui est Clément Sellier, alors Clément a bien de la chance !

D'autre part, une conférence de presse n'est pas faite que de questions-réponses. Souvent, les personnes concernées prennent la parole librement en préambule avant de prendre des questions. On en a régulièrement des exemples lorsque des chefs d'États se reçoivent. Et il y a même des conférences de presses sans interactivité. En exemple de cela, j'ai gravé bien fraîchement dans ma mémoire la sinistre conférence de presse de l'IndyCar lors de la dernière course de 2011 pour annoncer la mort de Dan Wheldon. Pas plus de deux minutes, pendant lesquelles le responsable de l'IndyCar n'a pu que lire son papier avec des sanglots dans la voix, confirmant les pires craintes apparues dans les minutes qui avaient suivi l'accident, et n'a donc par la suite pris aucune question.

Faire passer une conférence de presse pour une interview est fallacieux pour deux raisons. D'une, cela laisse entendre qu'il y a eu une relation privilégiée entre les médias autorisés à procéder à l'interview et l'interviewé, puisqu'il faut une certaine confiance pour accorder un entretien alors que, pour prendre l'exemple de la F1, tous les médias accrédités peuvent participer aux conférences de presse de la FIA et aux points-presse des pilotes. De deux, c'est s'approprier les questions posées par les autres journalistes dans la salle. Quand F1.com ou le site de la FIA publient les retranscriptions des conférences de presse, il est toujours indiqué qui pose les questions et pour quel média cette personne travaille.

Dans les deux articles que j'ai lus sur le site que j'incrimine, un lecteur non averti pourrait donc penser que la personne qui les a publiés s'est assise en face à face respectivement avec Alonso et Vergne - puisque ce sont de leurs point-presse dont il est question - puis a posé elle-même les questions. Or, ce n'est pas le cas puisque les déclarations de Vergne publiées par Fan-F1 vendredi soir sont identiques, à la mise au propre près. C'est donc que ce n'est pas une interview, et sur Fan-F1, ça n'est pas présenté comme tel puisque les questions ont été enlevées, et que le mot interview n'est pas employé dans l'introduction.

Pour ne parler que de lui, Alexandre Delpérier avait été mis à pied par Europe 1 - avant de démissionner - pour avoir réenregistré lui-même les questions de ses confrères, se les réappropriant, et alors même qu'il avait bien précisé à l'antenne que c'était une conférence de presse : www.wat.tv/images/v70/PlayerLite.swf?videoId=2ar5j Dans le cas que j'évoque, c'est donc bien pire !

Malheureusement, tous les lecteurs n'arriveront pas à déceler l'arnaque, à plus forte raison que mon commentaire sur l'article de Vergne, viril mais correct, a visiblement été supprimé.
Il y a 68 mois
Aifaim
Aifaim :
J'abonde dans le sens de Gusgus@ pour avoir quelque peu pratiqué l'entretien en vis-à-vis dans le passé. Petit rappel au passage, PPDA eut, en son temps, des ennuis similaires pour avoir "bidouillé" une vraie/fausse entrevue avec Fidel Castro.
Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que la réponse est toujours plus importante que la question puisque c'est elle qui contient l'information, n'en déplaise à certains interviewers plus ou moins célèbres qui se servent de leurs invités comme de faire-valoir pour nourrir leur propre vanité.
Un entretien - surtout à bâtons rompus - peut durer très longtemps. Remis en forme à l'écrit, cela nécessite coupures et reformulations par souci de fidélité à l'esprit des déclarations de l'invité dans un cadre de longueur et de lisibilité de l'article qui ne devienne pas indigeste au lecteur. C'est là que doivent s'exercer l'art, l'honnêteté et le talent d'un journaliste, professionnel ou non.
Il y a 68 mois
milano
milano :
C'est vrai que une itw en tête à tête c'est autre chose , je ne peut que m'incliner :)
Il y a 68 mois
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