> > > > Vettel, sur sa pénalité : “ils nous ont volé la course !”

Vettel, sur sa pénalité : “ils nous ont volé la course !”

Destitué de sa victoire après ses cinq secondes de pénalité, Sebastian Vettel n'a évidemment pas mâché ses mots contre les commissaires... tout en joignant la parole aux actes, en inversant les panneaux de premier et deuxième à l'arrivée : sans aucun doute le moment fort de ce Grand Prix du Canada !

© Ferrari - Une deuxième place au goût amer pour Vettel, qui tenait la victoire jusqu'à la pénalité !© Ferrari - Une deuxième place au goût amer pour Vettel, qui tenait la victoire jusqu'à la pénalité !

Voici la polémique de ce dimanche à Montréal : la pénalité de 5 secondes adressée à Sebastian Vettel au 58e tour de course, qui lui coûte la victoire au détriment de Lewis Hamilton. Poleman le samedi, le pilote de la Scuderia Ferrari semblait avoir fait le plus dur en course, après avoir résisté à son rival, au départ, sur le premier relais en médiums et le début du second, en durs, commencé au 27e tour. De plus en plus en difficulté avec ses gommes dures, Vettel était menacé par Hamilton, au DRS à partir du 41e tour. Le leader provisoire en remettait une couche, avec un meilleur tour au 42e passage, avant de craquer !

La 48e boucle fut effectivement fatale à ses ambitions : en survirage, l'ancien pilote Red Bull ratait le freinage du 4e virage. Passé par l'herbe, Vettel revenait en piste, de justesse devant Hamilton, en le tassant sur la droite de la trajectoire, le long du mur. Obligé de freiner, le Britannique évitait l'accrochage, non sans mécontentement. Naturellement, la FIA ouvrait une enquête... Si l'action semblait surtout un fait de course, les commissaires prenaient une décision lourde de conséquences dix tours plus tard : une pénalité de 5 secondes pour Vettel ajoutée à son temps de course ! Le point de bascule d'une fin de course épique...


« Où devais-je aller ? »

La fin de Grand Prix de Vettel fut forcément un calvaire, en tête mais incapable de distancer Hamilton, et plutôt occupé à râler via sa radio, comme nous le montre ces échanges entre le pilote et Ricardo Adami, son ingénieur piste.

Adami à Vettel : « Nous avons une pénalité de cinq secondes pour un retour en piste dangereux. Garde la tête froide. »

Vettel : « Je n'avais nul part où aller. Sérieusement, je n'avais nul part où aller. Je ne l'ai pas vu ! Quand vous allez dans l'herbe et que vous revenez en piste, on perd le grip ! Où devais-je aller ? J'avais de l'herbe sur mes pneus ! Il a décidé d'aller sur cette trajectoire : si il avait pris l'intérieur, il serait passé ! »

Adami : « Message reçu mais reste concentré. Il reste 10 tours ! »

Vettel : « Je suis concentré mais ils nous ont volé la course ! »


Finalement occupé à défendre son écart face à Leclerc, Vettel prenait quand même la deuxième place à l'arrivée, rouge de colère, avec ce message explicite.

« Non, non, non. Pas comme ça, non, non, non. Sérieusement, il faut être aveugle pour penser que l'on peut contrôler sa voiture une fois que l'on passe dans l'herbe. J'ai déjà eu de la chance de ne pas heurter le mur. Bon sang, où étais-je censé aller ? C'est vraiment une erreur. Je vous le dis, ce n'est pas juste. Merci quand même pour les encouragements. Grande course. Merci les gars ! »

Un échange accompagné par ce message de Mattia Binotto, le team principal de Ferrari, qui a immédiatement consolé son pilote via la radio : « Seb, tu as gagné la course sur la piste. C'est le plus important pour nous et l'équipe. Nous avons apprécié ton effort. Garde la tête froide et reste calme. »

« Ce n'est pas juste. Ce n'est vraiment pas juste ! Je suis en colère et vous savez pourquoi. Je m'en moque de ce que les gens disent ! » Sebastian Vettel

Forcément agacé, le quadruple champion du monde ne s’est pas présenté sur son emplacement réservé à la deuxième place en bout de pit lane, préférant s’arrêter au début de celle-ci, pour rejoindre l’hospitalité Ferrari et calmer ses esprits quelques instants. Quoi que : Vettel repassait devant l'emplacement du top 3... et inversait le panneau du premier et du deuxième devant la Mercedes d'Hamilton ! Une image insolite, qui fera date dans cette saison 2019.


Encore sous le choc, Vettel répétait cette phrase « Où devais-je aller ? » dans la cool room, devant un Hamilton désolé de son sort. Un peu plus froid sur le podium, Vettel complétait sa frustration, au micro de Martin Brundle, intimant d’abord le public de ne pas siffler Hamilton, mais plutôt « ceux qui prennent ces drôles de décisions », à savoir le collège de commissaires, encadré par Emanuele Pirro, ancien pilote d'Endurance et vainqueur des 24h du Mans à cinq reprises.

« Tout d'abord j'ai pris du plaisir pendant la course. Pour le reste j'ai tout dit. Demandez au public !
Lewis a eu beaucoup de respect ! Le public ne devrait pas huer Lewis. »

Le point de vue des vainqueurs !

De son côté, Lewis Hamilton défendait son point de vue, sur ce même podium :

« Quand vous revenez sur la piste, vous ne devez pas revenir directement sur la ligne de course. Vous devez le faire avec prudence. Ce n’est pas de chance (ndlr : pour Sebastian) mais c’est la course automobile. » Lewis Hamilton

Des propos appuyés par Toto Wolff un peu plus tard, au micro de Canal+: « il y a une règle qui dit que si tu sors de la piste, tu laisses une voiture d'espace. Mais ici ce n'est pas noir et blanc : c'est une décision 60-40 en faveur de Lewis pour nous, mais pour Ferrari, c'est forcément différent. Il faut respecter toutes les opinions ! »

Dans l'affaire, Vettel perd en tout cas deux points de pénalité sur sa licence pour cette action, en plus de ses cinq secondes de pénalité sur son classement final. Sur cette issue houleuse, retenons tout de même le geste fair-play d'Hamilton, qui a invité Vettel sur la première marche du podium de ce Grand Prix du Canada. Mais ici, la question n'est pas sur la rivalité entre les deux pilotes, qui ont beaucoup de respect l'un envers l'autre, mais sur le geste de la FIA. L'action méritait-elle vraiment ces cinq secondes de pénalité ? Le débat est ouvert, à tous les étages. N'hésitez pas à réagir à notre sondage, et indiquez votre position dans la rubrique des commentaires... dans le respect des règles !



Sondage : La pénalité adressée à Vettel est-elle légitime ?




Vettel, Montreal et Polémique Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




15 réactions sur cet article Donnez votre avis
LH#44
LH#44 :
Pénalité méritée, retour sur piste dangereux, après être parti à la faute tout seul, sans aucun contact.
Il y a 10 jours
Beb
Beb :
C'eût été verstappen, il n'y aurait rien eu... Franchement, la f1 des années passées manquent.. Hamilton n'avait pzd besoin de pleurer à sa radio.. Pitoyable !
Il y a 10 jours
LH#44
LH#44 :
Qu'Hamilton ait "pleuré" ou pas le résultat aurait été pareil, c'est pas lui à donné la pénalité mais les commissaires.
Il y a 10 jours
Aifaim
Aifaim :
De mon point de vue, la pénalité n'a pas lieu d'être car l'incident ne relève pas d'un "retour en piste" tel qu'on l'entend généralement. A savoir qu'une monoplace sort de la piste, manoeuvre et reprend la course après que son pilote se soit assuré que la passage est libre.

Ici, C'est, de mon point de vue, à assimiler à une chicane coupée. Lorsque le pilote y a gagné une place, il la rend sinon... rien !

Vettel a perdu le contrôle de la Ferrari qui a sauté le vibreur, est retombée sur l'herbe et reperdu l'adhérence en sautant du second vibreur à la piste, le tout en une fraction de seconde. Freiner aurait été inutile puisqu'une partie de l'action s'est déroulée "en l'air" et l'autre en mauvaise adhérence (herbe puis pneus salis). Vettel s'en sort bien parce qu'il n'était pas en grande vitesse sinon, il était promis au rail.

Hamilton, en pilote chevronné qu'il est, était aux premières loges et il a instantanément analysé la situation. Profitant de l"adhérence "normale" de la Mercedes, il a pu soit freiner soit ralentir ce qui lui a offert le choix des manoeuvres en fonction du devenir de la Ferrari.On voit nettement, en fin de vidéo, la marge d'espace entre les deux voitures, bien supérieure à celle des voitures en bagarre habituelle.

J'en concluis que vis-à-vis d'un pilote de Formule1 (Hamilton), rôdé à prendre des décisions infiniment plus vite qu'un pilote "ordinaire", qui plus est à une vitesse relativement réduite du fait du virage, il n'y avait pas danger.
Il y a 10 jours
dahou ouabou
dahou ouabou :
Dans ces cas , plus besoin de ligne blanche. Et autre marquage au sol , ni de barrière de sécurité , et de chicane. Ect ..
Tu sors de piste , et tu rentres comme tu veux.
Il y a 10 jours
dahou ouabou
dahou ouabou :
On t'a rien volé , seb . Tu as le choix de rester en piste. Personne ne t'a foutu dehors, en raison d'un contact.
Après une erreur , on ne fait pas ce qu'on veut.
Il y a 10 jours
quellier
quellier :
trop de pénalité cette année

c est la mort de la F
Il y a 10 jours
Aifaim
Aifaim :
dahou ouabou@, vous avez raison en écrivant "Après une erreur , on ne fait pas ce qu'on veut.". Vettel n'avait pas la totale maîtrise de sa monoplace. Tout acte de "défense", coup de volant ou freinage n'auraient eu pour effet que d'aggraver la situation en déstabilisant la voiture, l'auraient au mieux mis en tête-à-queue au pire envoyé dans le rail.
Le comble, c'est que dans ce cas, si Hamilton avait eu une avarie sur sa voiture, l'incident serait devenu unn accident et mis au compte d'un "fait de course"...
Il y a 9 jours
dahou ouabou
dahou ouabou :
Seigneur @Aifaim

Il y a du hors piste , et c'est ça qui pose problème.
C'est celui qui reste en piste qui est en acceptation avec le règlement. C'est quand même pas très compliqué à comprendre.
Dans sa man?uvre vettel oblige Hamilton , qui lui n'a pas fait du hors piste à freiner , pour éviter le comble. Etre pour un accident , ou pas.
Ça on s'en fout . Je ne dis absolument pas que vous êtes pour. Il y a une , ou des règles qui désavantages celui qui est parti hors piste de son propre chef. Que cela n'était pas juger dans la formule 1 dans les années 50 , on s'en fout pareil. Vous avez une énorme connaissance en sport automobile , et je penses ne pas faire le poids face à vous. Mais , de tout même. Aujourd'hui est indépendant de 1950.
Dans un contenu potentiel il y a le registre théorique , qui généralement donne à établir la règle du jeu, que c'est une étendue, fixer, tracer par des limites à propos duquel des engins avec des personnes à bord se font la concurrence. Et donc , c'est tout a fait normal que celui qui a empoigné le chemin normal qui doit avoir plus de justice. Logique !
Il y a 9 jours
Aifaim
Aifaim :
dahou ouabou@, le "hors piste" n'est pas condamné par les commissaires, c'est le "retour en piste" qui est pointé du doigt.
Le souci, c'est que le retour en piste est, de mon point de vue, de deux natures. Il en est un qui est totalement maîtrisé, par exemple après une prise d'échappatoire, un tête-à-queue ou un passage dans un bac à gravier. La voiture est alors sinon arrêtée au moins au ralenti. Son pilote a tout loisir d'apprécier le trafic et de choisir une réintégration de la piste de manière sécurisée. C'est ainsi que j'interprète le règlement, en parallèle à "l'unsafe release" dans les stands.

Dans le cas de Vettel, sur la foi de la vidéo jointe à l'article, la Ferrari est en sortie de route jusqu'à ce que le talent du pilote lui permette de ne pas commettre l'erreur qui rendra la voiture folle et incontrôlable avec les éventuelles conséquences que l'on imagine aisément (percuter le rail).
Quand on regarde la photo fixe du début de la vidéo, on imagine aisément qu'Hamilton a analysé la situation aussi bien que Vettel et mis autant de talent à prendre les mesures de protection pour lui-même et sa monoplace. Etre sur sa trajectoire, à vitesse adaptée au virage qu'il avait à négocier, avec une adhérence au sol sans surprise lui ont facilité la tâche, en comparaison de son adversaire. De toute façon, l'éventualité d'une manoeuvre d'évitement est à l'esprit des pratiquants en circuit à chaque instant.

Objectivement, en quoi Hamilton a-t-il été lésé par l'incident ? Voiture abîmée ? grosse perte de temps ? Perte de place ? Abandon ?

Si Vettel avait achevé sa course dans le rail, qu'Hamilton crève un pneu sur un débris de carbone et perde son classement au profit de la Ferrari de Leclerc voire de Bottas avec une grosse incidence sur le championnat, aucune sanction n'aurait été prise contre Vettel.
On en arrive à ce paradoxe que c'est l'excellence d'un pilote de haut niveau qui est pénalisée.
L'inverse, c'est Magnussen en qualifications. Il sort de la route, perturbe la séance, pénalise plusieurs adversaires (Verstappen, Grosjean et d'autres, privés de leur tour rapide) mais ne reçoit aucune sanction. Même sa 10e place lui est en théorie préservée.
Il y a 9 jours
dahou ouabou
dahou ouabou :
Le seigneur @ Aifaim

Dans le cas ou le talent de vettel lui permette que la voiture ne devienne pas folle et incontrôlable , très bien . Et ça ne change rien malheureusement. Pourquoi , parce que tout simplement ça vient quand même d'une erreur. Ils en font tous , certains plus que d'autres. Tin , Hamilton est parti dans le mur aux essais.

Hamilton eut lésé parce que initialement la course se court sur circuit , vettel le quitte. Quand vous dites que les commissaires condamnent le "retour en piste " il (vettel ) ne vas quand pas se mettre à concourir tout le grand prix en bord de route. Vous n'allez quand pas reprocher à Hamilton de saisir l'instant pour prendre la tête de la course ? je me pose le question .
Un peu comme , vous achetez un bouteille d'eau , sans même prendre le temps de l'ouvrir . Vous la jeter tout simplement.
D'abord , comprendre que je n'ai jamais dis que les commissaires ont condamnés le hors piste. J'ai dit/écrit que cela pose problème., cela s'entend en tant ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR. Si vettel n'avait pas pratiquer du hors piste venant de son erreur , tout irait bien, et que les commissaires n'auraient pas une opinion à se faire , qu'il est rejoint la piste dangereusement ect..
Il y a 8 jours
Aifaim
Aifaim :
dahou ouabou@, j'ai relu le texte officiel tel qu'il est retranscrit dans l'article d'explication de la sanction :
" Les commissaires ont revisionné la vidéo illustrant le fait et ont déterminé que la voiture n°5, sortie du circuit au virage n°3, a rejoint la piste au virage n°4 de manière non-sécuritaire (...)

C'est sans contexte la façon dont il a repris la piste qui est en question et non le fait qu'il soit sorti de la piste.

Là où nous ne serons pas d'accord, c'est que mon opinion est qu'il a repris la piste dans des conditions d'adhérence et de vitesse qu ne lui laissaient pas la maîtrise totale de sa monoplace. Il a réussi à éviter le rail, c'est déjà beaucoup.
Ma vision de cet article du règlement, c'est qu'il doit s'appliquer dans le cas où le pilote est en capacité d'effectuer toutes les manoeuvres sinon on arrive à une aberration.
Si Vettel était revenu en piste en tête-à-queue, les commissaires auraient logiquement considéré qu'il n'était coupable de rien, quelle qu'ait été le sort de Hamilton. Tout le problème se résume à la question de savoir si Vettel était en capacité physique et technique de faire "mieux". Lui prétend que non et les commissaires le contraire. Au vu de la vitesse de la Ferrari et de son adhérence dans l'herbe puis, pneus salis sur la piste, j'incline à rejoindre son avis.
Il y a 8 jours
dahou ouabou
dahou ouabou :
Le seigneur @Aifaim

Rien ne nous dit au cas où , vettel aurait percuter la muraille et revenir en tonneau , automatiquement la ferrari aurait traîner la mercedes avec elle en retour, puisque ce scénario n'a pas eu lieu.
Votre vision je la respecte , après avoir éviter le pire pour lui , ( à savoir éviter le crash face au rail ) peut revenir comme il le souhaite , adhérence ça fait un peu cache misère, pour moi.

Ok.Entendu.
Il y a 8 jours
Rocktau
Rocktau :
Au vu de tout ce tintamarre abrutissant, une question me vient à l?esprit.
En supposant les positions de Vettel et Hamilton interverties, et que Hamilton aurait commis cette erreur devant Vettel, ensuite sanctionné par cette pénalité de 5 secondes!
Quelle aurait été la genèse de tous ces commentaires!
Les commissaires ont rendu leur verdict à l?instar de la sanction infligée la saison dernière à Verstappen à Suzuka, dans des circonstances identiques.
Personne, à l?époque, n?était venu afficher sa désapprobation.
Alors de quoi donc souffre la F1?
Du binôme Mercedes/Hamilton!!!
Ou de la passion irrépressible d?un certain nombre de fans (public, anciens pilotes, commentateurs, journalistes etc...) pour Ferrari qui n?arrive pas à déloger Mercedes de son piédestal depuis plusieurs saisons.
Heureusement que les commissaires , qui ont fait leur job honnêtement, se sont prémunis de toutes considérations politiques.
Objectivement, on devrait les féliciter de s?être appuyés sur les textes du règlement, au lieu de les rendre responsables de cette cacophonie indicible.
Il y a 7 jours
titi
titi :
gignol de ferrari feraille invendable a turin
Il y a 1 jour
Laisser votre avis
Conditions d'utilisation
  • Les commentaires n'engagent que son auteur,
  • Le site ne peut être tenu responsable lors de conflit ayant pour origine un commentaire publié sur le site,
  • Les commentaires irrespecteux ou insultants seront supprimés,
  • Le site se réserve un droit de modération et de suppression.
Optimisation





Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.