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Bilan Williams 2022 : annus horribilis et retour dans les abysses du classement

F1. L'année 2022 restera pour Williams une saison à oublier, sans toutefois négliger d'en tirer un maximum d'enseignements pour le crû 2023, qui annonce de nombreux changements.

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La FW44 d'Alexander Albon à Monaco.
© Williams / La FW44 d'Alexander Albon à Monaco.

Performance de la monoplace

La FW44 est incontestablement l'un des plus grands ratés de la très longue histoire de Williams. Après une année 2021 terminée en 8e position, avec 27 points et même un podium - grâce à George Russell et à ses performances en qualifications au Grand Prix de Spa, la course du dimanche ayant été un des plus grands fiascos de la F1 - la saison 2022 marquera le retour en toute dernière position du classement, avec seulement 8 points engrangés, contre 35 points pour AlphaTauri, qui la précède.

Très souvent, les deux monoplaces de Williams se trouvaient à des années lumières de leurs concurrents, surtout Nicholas Latifi qui s'est pris à de (trop) nombreuses reprises des tours de retard dans les jantes. De son côté, Alex Albon a, semble-t-il, pu tirer le meilleur de la FW44, parvenant parfois à se battre à la régulière avec d'autres pilotes - sans vraiment se rapprocher du milieu de peloton non plus.

On se souvient toutefois de la surprise Nyck de Vries, qui a remplacé au pied levé Alex Albon au Grand Prix d'Italie, et a engrangé deux points pour Williams, terminant en 9e position, loin devant son coéquipier canadien. Alors qu'il était très peu habitué à piloter une Formule 1. La preuve du talent du futur pilote AlphaTauri, mais aussi du potentiel gâché de la FW44 par la conduite de Latifi, qui ne sera plus présent la saison prochaine. Reste à voir si son successeur, le jeune Américain Logan Sargeant, ne marchera pas dans ses pas...

Fiabilité

La fiabilité de la FW44 est difficile à juger en raison des erreurs de pilotage des pilotes Nicholas Latifi et Alex Albon. En effet, si l'écurie britannique a été victime d'un total de dix abandons cette année, neuf d'entre eux ont été causés par des accidents en course. Autrement dit, seul un seul DNF provenait d'un problème mécanique, la voiture d'Alex Albon ayant rencontré une défailliance technique lors du Grand Prix de Monaco.

Si on prend le problème à l'envers, cela signifie que les pilotes ont franchi un total combiné de 34 lignes d'arrivée (contre 44 possibles). Un ratio qui ne semble pas trop mauvais, mais qui est considérablement biaisé par les abandons des deux coureurs pour collisions en course. S'ils n'avaient pas fait autant d'erreurs, est-ce que leurs FW44 auraient vraiment pu terminer ces 10 courses sans DNF technique ? Ou auraient-elles été victimes de défaillance mécanique ou électronique ? Une question qui restera sans réponse, en attendant 2023 et ses nombreux changements...

Optimisation de la stratégie

On se demanderait presque s'il existait réellement une stratégie chez Williams cette année, avec une monoplace offrant une telle médiocrité. En réalité, l'écurie ne s'est pas beaucoup battue quand elle a réalisé le manque de potentiel de la FW44, et a vite baissé les bras. Jost Capito a admis que si les choses ont aussi mal tourné en 2022, c'est en partie dû à la décision de l'équipe d'arrêter prématurément le développement de la FW44 pour se concentrer sur la saison 2023.

« Quand nous avons réalisé que nous serions dixième (du classement constructeurs), quel que soit l'écart, nous avons tout misé sur la voiture de l'année prochaine. Nous l'avons fait peu de temps après la grande mise à jour à Silverstone », a très récemment révélé le directeur d'équipe.

Sans doute une conséquence de cette mauvaise saison, Jost Capito a quitté l'écurie anglaise en cette fin d'année, après deux saisons passées à Grove suite au départ de Claire Williams fin 2020. Il ne part d'ailleurs pas seul, puisque François-Xavier Demaison, qui occupait le rôle de directeur technique, est également sur le départ. L'ingénieur de 53 ans avait rejoint en 2021 la structure fondée par Frank Williams.

Dans les candidats potentiels à la succession de Jost Capito, on retrouve Susie Wolff, épouse du patron de Mercedes, mais surtout ex-pilote et directrice de Venturi en Formule E pendant trois ans, jusqu'à son départ l'an dernier. Elle avait par ailleurs été engagée par Williams en 2012 pour le développement de leur monoplace et avait participé à une séance d'essai, en 2014 à Silverstone. Le choix idéal pour redresser la barre chez l'écurie historique ? Essayons de voir le côté positif : quand on touche le fond, la seule direction possible, c'est de remonter...

Duel des coéquipiers

Qualifications : Alex Albon 18 - 3 Nicholas Latifi
Courses : Alex Albon 17 - 4 Nicholas Latifi

La comparaison des coéquipiers est particulièrement douloureuse pour Nicholas Latifi. Elle l'est d'ailleurs d'autant plus face à Nyck de Vries, qui a récolté le même nombre de points que lui (2) en un seul Grand Prix, pour 20 courses disputées cette année par le Canadien qui est en F1 depuis la saison 2020.

De son côté, Alex Albon a pu parfois batailler avec d'autres pilotes en course, comme on l'a mentionné ci-dessus. Il a ainsi récolté 4 points cette année, cela reste peu, certes, mais c'est toujours le double des points de Latifi. Et puis, n'oublions pas que la Williams était trop peu compétitive pour lorgner le milieu de peloton, et donc espérer récolter des points à partir de la dixième place.

Il faut donc regarder les positions finales lors des Grand Prix pour obtenir une comparaison raisonnable des deux pilotes. Et elle est sans appel : Alex Albon a fait mieux à 17 reprises que son coéquipier en résultat de course, contre 4 fois pour Nicholas Latifi. Pour les qualifications, le duel est encore davantage plié, avec 18 meilleures positions de départ pour le Thaïlandais, contre seulement 3 pour le Canadien.

Si l'on calcule le résultat moyen de course pour chaque pilote, Albon termine à la 13,9e place sur toute l'année, tandis que Latifi pointe à la 16,2e position. La position de départ moyenne de l'ex-pilote Red Bull est la 15,6e place, contre la 17,4e place pour le futur ex-pilote de F1. Cela signifie que sur toute l'année, le Thaïlandais a amélioré sa position depuis le départ jusqu'à l'arrivée, alors que le Canadien a empiré en course. On ne veut pas inutilement enfoncer le clou, mais il était temps pour Williams de tourner la page et donner sa chance à une nouvelle recrue...

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