Lilou Wadoux, ascension express


Mais une blessure au dos l'oblige à mettre de côté son sport. Mais pratiquer une activité physique lui manque. « Je suis hyperactive il fallait que je fasse quelque chose et au bout d’un certain temps t’es obligé de faire un peu de sport. » C'est alors qu'elle se met au karting de location et y prend goût.
S'ensuit des roulages prometteurs qui lui feront accéder à la compétition à 15 ans. Elle est ensuite repérée par Peugeot avec qui elle passera deux saisons en 208 Racing Cup avant de passer au niveau au-dessus avec la 308 pour des courses de tourisme. Après un passage au sein de la marque au lion, elle intègre Alpine où elle continue de briller. Avec 8 podiums dont une victoire, elle termine à la troisième place du championnat, en 2021.
Du karting au Mans
Cette même année, elle participe à une course de Porsche juste avant le départ de la plus grande course d'endurance au monde, les 24 Heures du Mans. Elle s'impose. Repérée par le Richard Mille Racing Team, elle participe au test des jeunes pilotes dans le cadre des 8 Heures de Bahreïn.
Avec des essais convaincants, elle est engagée par l'écurie pour la saison 2022 du WEC dans son équipe de LMP2. « Quand j’ai su que j’allais faire le LMP2 je me suis vraiment préparé physiquement. Je me suis préparé pour tout et surtout pour les 24 Heures du Mans. »
Lors de la première course, elle termine - avec Charles Milesi et Sébastien Ogier - à la 15e place au général aux 1000 miles de Sebring, avant de prendre une 14e place aux 6 Heures de Spa.
Un mois plus tard, c'est au Mans qu'elle se retrouve pour l'une des courses les plus légendaires de l'histoire. Pour autant, elle ne ressent aucune pression. « Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je découvre le LMP2, le WEC. Je n'avais pas forcément d’appréhension mais je savais que ça allait être dur », affirme la native d'Amiens.
Lors des différentes séances d'essais elle se plonge dans le grand bain, elle doit gérer le trafic avec les hypercars qui sont plus rapides et les GT plus lentes. « On a beaucoup d'informations dans le cockpit, il y a beaucoup de choses qui nous éclairent sous nos yeux tout le long des tours. C’est assez compliqué d’être concentrée en même temps dehors et en même temps dans ton cockpit c’est boîte de nuit. C'est sûr qu’au début il faut s’adapter un peu et à force de rouler ça va de mieux en mieux. »
Alors qu'elle n'a pas encore pris part à la course, qui se tient ce samedi et ce dimanche, elle est déjà concentrée sur l'avenir, qui s'écrira en endurance. « C’est une année pour apprendre. L’année prochaine ça sera une année pour jouer les avant-postes et de jouer des podiums après. Je veux faire de l’endurance et c’est ce qui me plaît particulièrement. »