Hamilton admet ne pas être au meilleur niveau
Dans un entretien accordé à l'agence PAS, Lewis Hamilton est revenu sur son mode de vie, et estime qu'il n'a pas d'influence sur sa carrière professionnelle. Il admet malgré tout ne pas être au meilleur niveau.


Dans une saison déjà mal embarquée sur le plan sportif, Lewis Hamilton a été à de nombreuses reprises montré du doigt pour ses excès aussi bien sur la piste qu’en dehors des baquets, où son entrée plus que voyante dans le ‘’star system’’ en a fait glousser plus d’un. Le Britannique s’est confié à l’agence Press Association Sport sur ce pan de sa vie et sa relations avec le monde des célébrités : « C’est toujours génial de trainer avec des gens comme ça. Je ressens exactement la même chose envers eux qu’avant de les connaitre. J’ai toujours des étoiles plein les yeux, je suis en admiration. Je les vois toujours à la télévision comme avant – mais c’est étrange de regarder votre téléphone et de penser : ‘’je peux appeler ce gars’’ ».
« Les gens regardent ça de l’extérieur et se disent : ‘’je donnerais tout pour être à sa place’’. C’est absolument vrai, parce que je voudrais tout donner pour être à ma place. Combien d’argent vous avez, ce n’est pas ce qui compte – vous ne pouvez pas tout avoir, et parfois certains moments de mon passé me manquent ».
Un passé sur lequel il ne s’attarde pas, préférant conjuguer futur et présent : « Il y aura d’autres choses dans le futur, mais en ce moment, il y a des choses plus importantes à faire. Comme parvenir à l’apogée de carrière en F1, parce que je n’ai pas l’impression d’être au maximum. Je ne trouve pas que les performances sont à leur plus haut niveau, et c’est sur quoi j’essaie vraiment de me concentrer ».
Auteur de plusieurs fautes cette saison, notamment à Monaco où il avait expédié Pastor Maldonado dans le mur sur un dépassement cavalier ou encore à Spa où il s’est rabattu trop vite sur Kamui Kobayashi, Hamilton fait part de ses sentiments : « Vous ressentez beaucoup de colère. Je ne sens en colère contre moi-même. Je ne pense pas que c’est quelque chose de honteux de commettre des erreurs. Parfois, vous êtes dans des situations et vous ne savez pas comment vous en êtes arrivés là, mais elles sont ce qu’elles sont et vous devez y faire face. C’est embarrassant quand vous courrez et que vous savez que vous pourriez mener ; c’est pénible pour votre famille à la maison, pour vos invités, pour vos amis, donc ça a probablement plus d’impact en vous ».
La question que se posent nombre d’observateurs aujourd’hui est celle de savoir si le pilote McLaren va supporter à la fois la pression inhérente à son statut, mais aussi celle qu’il s’impose en s’affichant ostensiblement dans les soirées mondaines. James Allen, journaliste spécialisé dans la Formule 1, est revenu sur son site Internet sur cela : « Les pilotes expérimentés disent qu’il est vital de reconnaitre que vous avez besoin de beaucoup d’énergie quand vous êtes un pilote du haut de tableau en F1. Vous avez besoin de trouver le bon équilibre entre les différentes sollicitations […] Une personne de chez Red Bull m’a récemment dit que quand Hamilton a rencontré Christian Horner à Montréal, la couverture médiatique, l’attention et le buzz que l’équipe avait rencontrée était stupéfiant – et cela vient d’une équipe qui est sujette au battage médiatique. Hamilton attire beaucoup les médias ».
Pour rappel, Lewis Hamilton est actuellement cinquième du championnat du monde, avec 113 points de retard sur Sebastian Vettel, soit quatre victoires et une troisième place.