Le Grand Prix d’Amérique décrypte son logo

Avec son logo qui fait ouvertement référence à la Statue de la Liberté, le Grand Prix d'Amérique revendique un symbole bien américain et une identité internationale avec l'espoir que son logo devienne, au fil du temps, tout aussi reconnu que peut l'être le logo du célèbre Indianapolis Motor Speedway.

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Le Grand Prix d’Amérique décrypte son logo

Alors que Bernie Ecclestone doutait encore récemment de la concrétisation du Grand Prix d’Amérique, prévu à partir de 2013 sur les bords de l’Hudson River, dans le New Jersey, avec les buildings de Manhattan en arrière-plan, l’organisation de l’épreuve s’est doté d’un logo, outil de communication par excellence, qui a été dévoilé lors de la démonstration de Sebastian Vettel sur le futur circuit de Port Impérial, en juin dernier.

À dominante bleue et mixant drapeau à damier et coiffe de la Statue de la Liberté, le logo du Grand Prix d’Amérique semble jouer des clichés tant on a usé et abusé de ces deux thèmes. Cependant, pour Paul Pfanner, président de l’agence de communication Racer Media and Marketing en charge du dossier, la référence à la célèbre statue new-yorkaise était incontournable : « La constante, dans tous les projets, a été le renvoi à la Statue de la Liberté. C’est situé entre le centre de New York [Manhattan, ndlr] et le New Jersey, quelque chose que toute la région et le pays peut revendiquer comme identité. Ça symbolise immédiatement l’Amérique pour les gens. C’est également quelque chose d’international : c’est un cadeau de la France à notre pays, ce qui est une métaphore ironique puisque les courses automobiles sur routes ont débuté en France et qu’aujourd’hui le siège de la FIA se trouve à Paris. »

Mais la Statue de la Liberté rappelle également que les Etats-Unis sont – ou étaient ? – une terre d’accueil. Utilisée en tant que phare pour guider les navires vers le port de New-York, de 1886 à 1902, le monument new-yorkais est aussi le symbole, pour les nombreux immigrés qui affluèrent vers la Grosse Pomme, au début du XXe siècle, de la réussite de leur exil, le reflet de toutes les possibilités qui s’ouvraient à eux même si nombreux furent ceux à déchanter en découvrant les conditions d’accueil sur Ellis Island. Le Grand Prix d’Amérique revendique une identité certes bien américaine – la Statue de la Liberté étant l’un des symboles les plus fréquemment associés aux États-Unis à travers le monde –, mais également une identité internationale, New York étant la métropole multiculturelle par excellence avec des communautés issues des quatre coins du monde.

Mais parce que la Statue de la Liberté est un symbole repris dans de nombreux logos, la tâche n’en était que plus difficile comme l’explique son concepteur graphique, Aaron Justus, qui a notamment étudié plus de vingt logos faisant référence au monument new-yorkais afin de s’assurer que son design soit unique : « Le défi était d’utiliser un élément aussi symbolique mais de ne pas tomber dans le cliché ou que ça ressemble à un clip art. […] Ça m’a pris quatre jours complets. J’ai trouvé les éléments, j’en ai créé, je les ai assemblés et ai modelé le logo comme une pièce d’argile pour que les proportions soient justes. Soudain, tout s’est assemblé. » Et le designer d’ajouter : « Si vous superposez le logo sur le visage de la Statue de la Liberté, le drapeau colle parfaitement avec les cheveux et l’un des damiers ainsi que l’étoile, s’alignent parfaitement avec ses yeux. Il y a un lien qui peut ne pas être évident pour tout le monde, mais c’est vraiment cool de voir comment ça s’assemble. »

Testé auprès des employés de l’agence Racer Media and Marketing, le logo a suscité l’enthousiasme : « Ça ne se passe pas toujours comme ça, » confie Aaron Justus. « C’était un fait rare parce que nous l’aimions vraiment en interne et personne ne l’a rejeté. Ça n’est tout simplement pas normal, mais lorsque les gens l’ont vu, ils se sont dit que c’était ça : ça faisait sens. »

Mais le logo du Grand Prix d’Amérique devait également répondre à un cahier des charges pratique : « Il doit être aussi puissant avec une seule couleur qu’avec de multiples couleurs. Au premier coup d’œil, vous devez comprendre ce qu’il essaie de vous dire. Et il doit être reproductible sur différents supports et formats. Il doit pouvoir s’adapter. »

Mais au-delà de cela, les ambitions affichées par Pfanner pour le logo du Grand Prix d’Amérique en disent long sur la détermination à faire du rendez-vous new-yorkais un rendez-vous incontournable du calendrier de la Formule Un et peut-être même de la compétition automobile : « Au fil du temps, les gens regarderont aux symboles du Grand Prix d’Amérique comme ils regardent le logo de l’Indianapolis Motor Speedway. Nous croyons que ce logo peut s’imposer comme une des identités remarquables en Formule Un. »

D’ailleurs, à ce propos, saurez-vous reconnaître les circuits, inscrits aux calendriers 2011 et/ou 2012, associés aux 16 logos ci-dessous ?

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