Sentiments mitigés pour Sauber

Coup d'envoi timoré pour la vingt-cinquième saison de l'écurie helvétique. Antonio Giovinazzi a bouclé son premier Grand Prix tandis que Marcus Ericsson n'a guère eu de chance, percuté d'emblée par la Haas de Magnussen.

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Sentiments mitigés pour Sauber

Antonio Giovinazzi : Net et sans bavure

Remplaçant au pied levé de Pascal Wehrlein, toujours touché aux cervicales, le vice-champion GP2 2016 a brillé… par sa discrétion. L’Italien a maîtrisé sa course à bord de la C36. Solide, il a parfaitement évité les embûches, notamment au moment du départ. Le seul regret est de ne pas l’avoir vu plus souvent en action face à d’autres concurrents. Dépassé par Stroll en début de course ou par Ericsson, il mena son affaire, généralement en solitaire.

« C’était une bonne course, je suis heureux de ma performance. Mon objectif était d’obtenir de l’expérience et du kilométrage. Je vais m’asseoir avec mes ingénieurs pour analyser précisément les endroits où je dois m’améliorer. Je remercie le Sauber F1 Team et la Scuderia Ferrari. Ce fut un weekend incroyable ! »

Quoi qu’il en soit, le pilote de réserve de l’équipe italienne peut être fier. Après avoir cru à une « blague » au moment de l’annonce du remplacement, Antonio Giovinazzi laisse une belle impression aux observateurs. Surtout après une séance qualificative remarquable, terminée à un souffle de son équipier, pourtant bien plus expérimenté. Et pour l’histoire, il succédé à Viantonio Liuzzi et Jarno Trulli, les derniers Transalpins à l’arrivée d’une course. 5 ans et 4 mois après le Grand Prix du Brésil 2011. Reste à savoir maintenant si nous le reverrons de sitôt cette saison.

Marcus Ericsson : lésé puis délaissé

Le Suédois est la victime collatérale du premier tour. Élancé en 14e position, il n’a rien pu faire devant l’attaque suicidaire menée par Kévin Magnussen dans le troisième virage. Poussé dans le bac à graviers par ce dernier, l’ex-pilote Caterham a pu toutefois repartir, derrière son équipier : « Une course vraiment décevante pour moi. Je n’ai pas pris un bon départ. Malheureusement, j’ai été percuté par l’arrière dans le troisième virage, ce qui a causé beaucoup de dégâts sur le côté droit de la voiture ainsi que sur le fond-plat. À partir de ce moment, ma course était ruinée ».

Son seul motif de satisfaction aurait été de devancer son nouvel équipier, afin de remettre les pendules à l’heure après la performance d’hier. Mais le moteur Ferrari embarqué à bord décida de rendre l’âme au 21e tour.

Pour compenser, Monisha Kaltenborn a défendu corps et âme son pilote. La team principal s’est même offusquée de la passivité du jury de commissaires, pourtant généralement très incisif : « Je n’ai pas compris pourquoi la FIA n’a pas réagi. Les commissaires avaient établi les règles. La situation était pourtant claire ici. »

Sur cette base,elle tentera d’obtenir une clarification de la manœuvre,d’ici le Grand Prix de Chine, prochain rendez-vous du F1 Circus.

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