Alonso désemparé face à l’impressionnant déficit du moteur Honda
Les courses se suivent et se ressemblent pour Mclaren-Honda. Les deux voitures abandonnent avant l'arrivée et Fernando Alonso continue de lancer des phrases-chocs...


Alonso n’a « jamais couru avec aussi peu de puissance »
Le message-radio du week-end restera certainement cette phrase assassine prononcée par le double champion du monde. Nous sommes alors au 27ème tour et le pilote Mclaren vient de subir un revers. Dépassé par Kyvat et Palmer, l’Espagnol tentait bien que mal de s’accrocher au wagon des points : « Comment peuvent-ils me dépasser comme ça ? Ils sont 300 mètres derrière moi et me dépassent dans la ligne droite. Je n’ai couru de ma vie avec aussi peu de puissance ! »
Après coup, la colère n’était visiblement pas totalement redescendue. L’ancien pilote Ferrari en remettait une couche : « Le déficit que nous avions dans les lignes droites était impressionnant. Parfois, je regardais dans mes rétroviseurs au début de la ligne droite. Je voyais la voiture 300 mètres au loin, je les oubliais. J’effectuais donc des changements sur mon volant. Mais au freinage, elles étaient à côté de moi ! Nous sommes trop vulnérables, il n’y a pas de moyen pour nous défendre !»
Aussi cruelle que le « GP2 Engine » du Grand Prix du Japon en 2015, cette formule illustre la colère d’un pilote qui se sait englué dans des problèmes sans fin. Comme à son habitude, le taureau des Asturies avait pourtant pris un bon départ. Il tira profit de la voiture de sécurité pour exécuter un premier changement de gommes, au tour 13. Après avoir bataillé avec les pilotes cités ci-dessous, il se retira une nouvelle fois après un comportement anormal de sa voiture, dans la droite lignée des problèmes de fiabilité rencontrés plus tôt dans le week-end.
Par précaution, ses mécaniciens le firent rejoindre son box, à deux tours de l’arrivée : « Nous avons essayé de nous rapprocher des points. Nous l’avons presque fait parce que nous nous battions pour la 11ème place. Mais cela n’était pas suffisant. Nous devons continuer à travailler. »
Le dépit de l’Espagnol est tel qu’il s’est lui-même demandé si Stoffel Vandoorne avait finalement eu le bon rôle ce dimanche : « Quelque fois, je pensais effectivement à Stoffel et je me demandais si cela était bien ou mauvais pour lui d’avoir abandonné si tôt ! »
Malgré le cadeau offert par Zak Brown, des rumeurs de départ ont commencées à se propager dans le paddock. Selon le journal allemand Bild, l’écurie Renault aurait déjà un intérêt sérieux pour l’Espagnol. Des discussions auraient même déjà été ouvertes entre les deux parties !
Vandoorne cloué au garage
12 mois après les joies d’un premier Grand Prix, Stoffel Vandoorne a connu l’envers du décor à Sakhir. Un problème de pression d’eau a obligée son équipe à garder la voiture à l’arrêt. Le Belge n’a donc même pas rejoint ses petits camarades sur la grille de départ. Après avoir rongé son frein en Super Formula japonaise, que les débuts sont durs pour le natif de Courtrai !
« Nous savions depuis le début de la saison à quelle point la situation allait être difficile. J’ai une très bonne relation avec l’équipe. J’espère que nous surmonterons ces problèmes. Je suis confiant sur le fait que je ferai un bon travail quand tout se mettra en ordre ! »
Comme en 2015, le duo Mclaren-Honda est donc toujours fanny après trois courses. Mais contrairement à cette année-là, l’équipe Marussia-Manor a disparu de la circulation. La bataille pour la dernière place est peut-être en vue avec l’écurie Sauber…
Getting a post-race grilling from @HillF1 & @SimonLazenbySky. Not a great day but important to tell it like it is to our British fans. pic.twitter.com/hBnyhTTCNO
— Zak Brown (@ZBrownCEO) 16 avril 2017