Daniil Kvyat rejette la faute de son abandon sur Sergio Perez
Le pilote Toro Rosso était furieux d'avoir abandonné à la suite de son accrochage avec Sergio Pérez alors qu'il était neuvième au classement.


Parti neuvième sur la grille, toujours neuvième à quelques tours de la fin, Daniil Kvyat espérait bien marquer des points pour la deuxième fois consécutive. Mais il n’en fut rien à cause d’un abandon à seulement sept tours de la fin.
Après coup, le Russe ne décolérait donc pas contre Sergio Pérez, qui l’a accroché à l’entrée de la Rascasse : « Je faisais mon boulot, d’aller juste à la fin de la course. Après tout ce qu’il s’est passé ce week-end, j’aurais déjà été très content de finir neuvième. Evidemment, je savais qu’il avait des pneus plus frais que les miens. » Le Mexicain était déjà passé à l’attaque dès que la voiture de sécurité s’est écartée en partant à l’offensive sur Stoffel Vandoorne. Le Belge s’est laissé surprendre par ses pneus froids et est donc parti tout droit à Sainte-Dévote.
Mais pour Daniil Kvyat, c’était déjà un signe que le pilote Sahara Force India était prêt à tout pour remonter dans la hiérarchie : « J’ai vu ce qu’il a fait à Vandoorne. J’ai donc pensé : « ok, ce gars est vraiment désespéré. » Je couvrais donc ma ligne, pour être honnête mais il a tenté en partant de très loin. Je ne l’ai même pas vu venir ! J’ai juste ressenti un choc et ma course était terminée. »
L’ex pilote Red Bull n’a donc pas mâché ses mots envers son rival : « Il a juste tenté de s’appuyer sur moi comme si c’était sur PlayStation. Cela ne marche pas comme ça ! Je suis vraiment très, très déçu. Je pense que c’est une manœuvre complètement désespérée. »
Il ne s’est pas arrêté en si bon chemin, rappelant que le Mexicain n’était plus un débutant auquel on pouvait pardonner de faire référence aux jeux vidéos, comme Lance Stroll l’a fait en ce début de week-end : « C’était désespéré, je ne comprends pas. Un gars avec tellement d’expérience, qui se battait pour les podiums, fait des manœuvres aussi désespérées, stupides. »
De notre envoyé spécial à Monaco