Le directeur d'Alpine F1 estime qu'il y a des failles pour contourner le budget capé

En 2023, la Formule 1 sera réglementée budgétairement pour la 3ème saison de son histoire. Afin de limiter les écarts entre les différentes équipes, un cap budgétaire a vu le jour. Cependant, celui-ci contient quelques failles que des structures vont tenter d'exploiter selon le dirigeant de l'écurie Alpine, Otmar Szafnauer.
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Avec un jeu de services et de personnel certaines équipes arrivent à tirer avantage des failles du cap budgétaire
© Alpine F1 Team / Avec un jeu de services et de personnel certaines équipes arrivent à tirer avantage des failles du cap budgétaire
La FIA et les instances de la Formule 1 visent à réduire drastiquement les budgets pour les saisons à venir et limitent progressivement les montants dépensés par les équipes en abaissant le cap budgétaire chaque saison. Fixé à plus de 153 millions d'euro en 2023, soit plus que 2022, il subsiste des failles importantes.

Migrer les ressources techniques dans des départements hors F1



Beaucoup de grandes équipes présentes en Formule 1 ont dû migrer du personnel vers différents services annexes pour rester dans les clous du cap budgétaire. Toutefois, elles arrivent à tirer des bénéfices.

En effet, Szafnauer suggère que si Alpine était d'une taille correctement proportionné face aux problématiques de budget capé sans avoir à se séparer de trop de personnel, des concurrents jonglerai avec le personnel pour utiliser leur compétence que quand il y a besoin.

« Quand tout le monde à la même taille, vous perdez ce petit avantage » assure Otmar Szafnauer à Autosport. « Ce que certaines des autres équipes font maintenant. Les plus grandes équipes, c'est qu'elles cherchent à exploiter ou à mieux comprendre où il y a des lacunes ou des changements organisationnels que vous pouvez apporter pour faire passer plus de gens sous ce plafond budgétaire. Et nous n'en sommes pas encore là. »

« Je me suis débarrassé de 100 personnes, mais maintenant je veux les réembaucher. Parce que j'ai pu sous ce plafond budgétaire, trouver des endroits pour eux, où ils ne comptent pas comme une personne à part entière ou ils font du marketing ou quoi que ce soit, ou ils travaillent sur un bateau pendant une partie du temps. » explique le directeur d'Alpine en évoquant son cas de figure.

Un alliance entre plusieurs services



Szafnauer déclare qu'Alpine a désormais un département technologique qui travaille sur des projets en dehors de la F1. Ce service n'est donc pas concerné par la législation financière.

« Nous avons commencé à faire cela », a-t-il révélé. « Nous avons un groupe de travail, mais c'est tout petit, deux personnes seulement. Nous construisons une atèle de ski, il y a trois projets en cours, dont un qui concerne des pièces pour la voiture de série d'Alpine. »

Alpine est proche de la taille adéquate pour le cap budgétaire, toutefois elle doit également faire fonctionner intelligemment ses différents services afin de respecter les montants fixés par la FIA. Des entreprises externes peuvent également venir accompagner les écuries et c'est l'une des solutions choisies par Alpine pour maintenir les coûts.

« Nous n'utilisons pas nos ressources de conception dans ces projets. Nous utilisons une partie de nos ressources de fabrication pour fabriquer des composants comme l'aileron arrière de l'Alpine, certains travaux de CFD sont effectués, certains travaux de laminage aussi, mais pas beaucoup. Et puis des entreprises externes sont aussi demandeuses pour une aide à la conception. » Affirme le dirigeant de l'écurie Alpine.

Ces personnes travaillant chez Alpine ne sont pas donc pas inclues dans le budget capé de F1 bien que des synergies soient clairement faites afin d'optimiser les coûts.

Il vaudrait donc mieux être structuré avec 500 employés dont la moitié travaillent dans la F1 50% du temps mais les utilisés avec parcimonie, que d'en avoir 250 travaillant à 100% au risque de limité les compétences.
1 commentaire
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  1. Gravatar JYPajaud
    JYPajaud Le 15/01 à 10:53
    Ces budgets limités ne seront jamais respectés. Il suffit de confier des travaux de recherche, de conception ou de fabrication de certains éléments par des sous-traitants voire des départements éloignés de la F1 du constructeur puis d'en régler des factures largement sous-évaluées.
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