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Victor Martins : Objectif titre en Formule 3 pour la Formule 2

Nous avons pu rencontrer Victor Martins, actuel leader du championnat de Formule 3. Si vous voulez en savoir plus sur son parcours loin d'être simple, ses ambitions pour la Formule 2 et Formule 1, ses caleçons tricolores et autres... Tout est là.
Bonne lecture !
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Victor Martins leader actuel du championnat de Formule 3
© Motorsinside / Victor Martins leader actuel du championnat de Formule 3
Bonjour Victor, merci de me recevoir, comment vas-tu ? et comment te sens-tu en ce début de saison ?

« Plutôt très bien, j’ai envie de dire peut-être pas pour le mieux il y a des choses que l’on peut mieux faire mais ça se passe comme on le veut, on est à la place où on veut être à ce stade de la saison. Ce n'est que du positif pour la suite même s’il reste du potentiel quand on voit les résultats sur la piste. Mais tout va bien »


Peux-tu nous expliquer un petit peu ton parcours car tu n’as pas commencé ta vie de sportif par le karting ?

« J’ai commencé par la gymnastique à 5 ans, à 10 ans j’ai été champion de France de gym en catégorie Elite. J’ai commencé le karting loisir à l’âge de 12 ans. J’ai connu le karting en vacances avec un ami de gymnastique. Son père participait à la Porsche Cup quand il était plus jeune. En essayant mon premier karting de compétition en vacances au Portugal, le père de mon ami a dit à mes parents d’envisager de se lancer dans cette discipline si c’était possible. Ça a mis du temps car niveau budget c’était complexe. J’ai commencé par le loisir en 2013, puis au niveau national et en 2016 au niveau européen et mondial et j’ai été champion du monde en OKJ. Ce titre m’a permis de rencontrer Frederic Vasseur qui m’a soutenu niveau management, En 2017 j’ai intégré l'équipe de France FFSA 10-15 ans et j’ai participé au championnat de France F4 où j’ai terminé meilleur rookie et deuxième au général. Je perds le titre de champion sur une erreur lors du dernier meeting (en s’accrochant avec Arthur Rougier qui gagnera le championnat et les 100 000€). J’ai quand même intégré la Renault Sport Academy. Puis la Formule Renault en 2018 où j’ai terminé 5 ème. En 2019 je termine deuxième sur ma seconde année de Formule Renault derrière Oscar Piastri. Je retente une nouvelle fois ce championnat en 2020 avec ART Grand Prix où nous gagnons le championnat. En 2021 je rejoins la Formule 3 avec MP Motorsport, c’était une opportunité pour montrer mon potentiel. Je termine cinquième et meilleur rookie. Même si ça ne m’a pas permis de passer en Formule 2 à cause des budgets. On a préféré refaire une année en F3 pour gagner le championnat avec ART. »

Tu as commencé un peu plus tard que les autres, mais tu as eu une grande ascension dans ta progression, comment as-tu fais pour "rattraper le retard" et même d’être l’un des tous meilleurs de ta génération ?

« C’est un ensemble de choses, beaucoup de travail, beaucoup de motivation et d’acharnement. Depuis tout petit j’ai rêvé d’aller en Formule 1. Jamais je ne lâcherai temps que les portes ne se ferment pas. J’ai eu aussi les bonnes personnes derrière moi pour me mettre là où il fallait. J’ai pu prendre beaucoup d’expérience, c’était un parcours idéal ou j’ai pu apprendre de mes erreurs, surtout en retentant un championnat. J’ai eu une bonne progression sur moi-même et sur le travail d'équipe. J’ai pu apprendre d'eux, j’ai eu le besoin de fidéliser une écurie autour de moi pour avoir leur soutient.
»


Tu faisais partie de la Renault Sport Academy que tu as dû quitter, mais tu as réintégré en 2021 l’Alpine Academy, peux-tu nous en parler de ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que t’apportes l’académie ?

« J’ai été dans la Renault Sport Academy de 2018 à fin 2019. En 2020, je n’ai pas eu le soutient même si on a toujours eu des liens car je n’avais pas été champion l’année précédente alors que c’était l’objectif. Renault ne pouvait pas me soutenir pour une troisième saison. Ils avaient pris Oscar Piastri à ce moment-là. Je savais que si en 2020 je gagnais le championnat je pouvais réintégrer l’académie. Je ne recevais rien en termes d’image et de financement mais nous avons toujours eu de bons liens. »

Tu es dans l’équipe de France FFSA, nous t’avons vu il n’y pas si longtemps être en stage avec tes collègues pour un essais d’une WRC 2, pareil, qu’est-ce que cela t’apporte d’être dans l’équipe de France FFSA ?

« J’ai toujours eu un soutient par la fédération, c’est une chose très importante pour tout le monde et surtout pour moi. Je suis allé à l’école là-bas avec la formation du CNED, j’ai passé mon baccalauréat avec eux. Je vivais à l’internat au Mans. Sur le côté sportif il y a le coté image car ceci est toujours bénéfique. Nous avons aussi l’opportunité de faire des stages, on travaille la cohésion, nous sommes suivis sur le côté mental / psychologique. Ceci nous permet d’être bien au niveau quotidien »


Les choses sérieuses commencent avec la Formule 3 l’an passé, quand on regarde le classement, tu finis meilleur rookie, non loin de la troisième place de Novalak et Vesti qui eux étaient redoublants, quel bilan tires-tu de cette saison ?

« Elle a été un peu comme toutes mes saisons de rookie. J’ai été très performant à certains moments. A Spa sous la pluie je pense toujours que j’aurai dû la gagner. Zandvoort sur le sec également. Il y a des moments où j’aurai pu chercher des podiums, voire le titre. J’ai sans doute vu trop grand. Ça s’est bien passé pour notre premier meeting à Barcelone, puis ma première fois sous la pluie avec les F3 au Paul Ricard où j’ai dominé le week-end. C’est à ce moment où on s’est dit que l’on aurait pu faire quelque chose au championnat. Nous ne nous sommes pas concentrés sur les bonnes choses, j’ai rencontré des difficultés sur la voiture ainsi que mon coéquipier (Caio Collet, lui aussi membre de l’Alpine Academy). Nous sommes passés à côté de notre week-end à Budapest où on marque zéro point. C’était une très belle année de rookie et de prise d’expérience. J’ai pu montrer mon potentiel et de quoi j’étais capable. »

En 2022 deuxième année en Formule 3 un retour cher ART GP avec qui tu as gagné la Formule Renault Eurocup en 2020, comme une évidence ?

« Oui ! surtout pour la F3, je savais dès que j’ai su que je devais refaire une année que ça allait se faire avec ART. J’ai un lien avec cette équipe et les personnes qui y travaillent. »

Qu’est ce qui fait que tu as redoublé une année plutôt que d’aller en Formule 2 ?

« Je n’avais pas beaucoup de propositions, les équipes savent très bien que je n’avais pas de budget donc elles sont un peu plus réservées. J’aurai pu avoir l’opportunité de monter chez MP Motorsport cette saison. Mais avec Alpine et mon entourage nous avons décidé de rester en F3 avec ART. Mon objectif est de faire qu’une seule saison et autant la faire avec la meilleure équipe comme ART. Je préfère faire 2 ans en F3 et 1 an en F2.
»

Objectif principal c’est la Formule 2 je suppose, est-ce que cela est dans un coin de ta tête ? ou pas du tout, tu restes à 100% sur la Formule 3 ?

« Honnêtement ça ne l’est pas, même si l’objectif est de gagner le titre et étant donné que la saison F3 se termine bien avant les F2 (La fin du championnat F3 est début septembre à Monza). Petite anecdote (rires), en début de saison j’ai regardé le calendrier voir si une opportunité pourrait se présenter en fin d’année pour faire un meeting en Formule 2 comme Théo et Clément ont pu le faire les années précédentes. Mais ceci sera décidé en fin de saison si les objectifs seront remplis et surtout si une place sera disponible. Mais je sais que si je suis champion la F2 suivra derrière. Mais pour l’instant, je reste concentré sur la F3 qui ne sera pas une année facile. »

Pareil, aujourd’hui sur 3 meetings tu as déjà gagné deux fois, deux fois en course principale… tu es en tête du championnat, tu es l’un des favoris, comment ça se passe dans ta tête ?

« Je suis content, car c’est l’objectif. L’an passé j’étais bon en course avec les grilles inversées. Mais ça péchait en course principale. J’ai changé ma vision, je me concentre plus sur les courses longues donc celles qui rapportent plus de points. »

Ton meilleur et pire souvenir en sport auto ?

« Le meilleur c’est ma victoire à Zandvoort l’an passé mais il y a aussi mon titre en Formule Renault. Le pire restera le titre que je manque à Abou Dhabi en Formule Renault car ça ne se jouait à rien. J’ai manqué mon départ et c’est Oscar Piastri qui gagne la course et le titre. »

Que fais-tu entre les meetings de F3 ? Quelle préparation physique et mentale fais-tu ?

« Je fais pas mal de sport, j’essaie aussi d’aider mon grand frère avec son équipe de karting et sa société de management Victory Lane, je vais sur beaucoup d’évènements pour l’aider car c’est aussi un projet à deux car il m’a toujours soutenu pour ma carrière. Un peu de simulateur. Quelques stages avec Alpine. Je serai avec Enstone avec eux pour le GP d’Azerbaïdjan. Je serai dans l’OPS room Avec l’équipe (salle des opérations, qui seront en contact permanent avec l’équipe présente au GP) »

As-tu des rituels avant les courses ?

« Oui oui je porte des caleçons bleu blanc rouge (rires). Il y a quelque chose d’assez marrant qui va arriver avec la FFSA à ce sujet (rires). Sinon avant les courses je m’échauffe. J’ai ma routine, petit point avec les ingénieurs. Je me change toujours à la même place, je travaille mon temps de réaction avec ma musique dans les oreilles. C’est toujours la même chose. »

Un roulage en F1 prévu avec Alpine ?

« Prévu non, après je l’espère. S’il y en a, ça sera à la fin de la saison et si j’atteins le titre. Mais j’espère vraiment ! Tous les ans il y a des tests avec des pilotes de l’académie en fin de saison donc j’espère y être ! »

Quel est ou quels sont tes défauts ?

« J’en ai un, je suis tout le temps en retard ! Tu peux demander à toutes les équipes que j’ai travaillé (rires). Mais je suis tout le temps en retard car je calcule mal le timing. Mais sur un week-end de course je ne suis jamais en retard. Sinon je suis un peu trop perfectionniste. »

Nous remercions chaleureusement Victor Martins pour sa disponibilité et nous lui souhaitons une belle réussite pour cette saison et les années à venir.




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