F1 - Brésil : Chiffres et données techniques

F1 - Brésil : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit d'Interlagos situé à Sao Paulo au Brésil sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule 1.      2 réactions

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© Mercedes AMG - Interlagos livre ses secrets
© Mercedes AMG - Interlagos livre ses secrets
Ce week-end, la Formule 1 est au Brésil pour la dernière manche de la saison 2013 de Formule 1. Ce sera le 41ème Grand Prix du Brésil de F1 de l'Histoire et le 31ème disputé sur le tracé d'Interlagos à Sao Paulo, les 10 autres s'étant déroulés sur le circuit de Jacarepagua à Rio de Janeiro.

Cette course brésilienne marquera le dernier Grand Prix de Mark Webber en F1. Ce sera également le 247ème départ de Jenson Button, un record pour un pilote britannique. Outre Webber, ce sera aussi la fin des moteurs V8 ce week-end et un nouvel au revoir pour l'un des motoristes du plateau, Cosworth qui ne sera plus présent en F1 à partir de 2014 et l'arrivée des V6 Turbo 1.6L - le tracé brésilien est spécial pour Cosworth car c'est là que le motoriste a remporté sa dernière victoire en F1, c'était en 2003 lors de la victoire de Giancarlo Fisichella au volant de sa Jordan.

Le tracé d'Interlagos est spécifique avec un premier et un troisième secteurs rapides alors que le deuxième est plus technique et comporte des virages qui s'enchaînent. Le circuit brésilien est également d'un des rares qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, avec le Marina Bay Street Circuit de Singapour, le circuit de Yeongam en Corée du Sud, le Yas Marina Circuit d'Abu Dhabi et le circuit des Amériques à Austin - Suzuka également car le circuit japonais tourne dans le sens des aiguilles d'une montre et également dans le sens inverse du fait de son tracé en forme de huit.

Du côté de la FIA, Mark Blundell - ancien pilote McLaren, Tyrrell, Ligier et Brabham, 61 Grands Prix entre 1991 et 1995 dont 3 podiums et vainqueur de 24H du Mans avec Peugeot en 1992 - sera le commissaire pilote ce week-end. A noter que l'instance dirigeante a décidé de mettre en place deux zones DRS cette année, la détection de la première se fera dans les S de Senna puis l'activation dans la ligne droite qui suit et la détection de la seconde se fera au début de la pleine charge - après le virage 13 - et l'activation avant le virage des stands - le virage 15.

Comme souvent ces dernières années, la météo pourrait jouer un rôle significatif lors de ce Grand Prix du Brésil car il y a des risques ce pluie à Sao Paulo pour ce week-end.

Interlagos côté châssis


Tom McCullough, Responsable de l'ingénierie de piste de l'écurie Sauber F1 Team :
« L'Autodrome José Carlos Pace a produit de nombreuses courses passionnantes ces dernières années grâce à ses opportunités de dépassements et des conditions météorologiques incertaines. La séquence intérieure de virages dans le deuxième secteur est implacable avec un virage qui mène directement à l'autre. Au contraire, dès la sortie du virage 12 jusqu'au freinage du premier virage, il y a une montée importante avec une portion avec une longue charge où la vitesse de pointe est importante, donc il faut accorder une grande importance à l'efficacité. Le circuit est très court ce qui implique une course de 71 tours. Comme l'année dernière, Pirelli amène les mediums et les durs pour ce week-end de course. »

Interlagos côté moteur


Rémi Taffin, Directeur des opérations en piste de Renault Sport F1 :
« Le Brésil sera un moment poignant. Les moteurs atmosphériques à haut régime sont tout ce que j’ai connu en F1. Je suis sûr que nous serons plusieurs dans le paddock à dire la même chose. L’ère des V8 consistait à rendre une voiture plus rapide en utilisant tout… sauf la puissance pure. Ainsi, nous avons beaucoup appris dans différents domaines, comme l’intégration dans la monoplace, les économies d’essence et l’exploitation d’éléments extérieurs comme les échappements.

Nous réfléchissons toujours à ce que nous aurions pu faire de mieux, mais il faut reconnaître que nous avons accompli énormément de choses dont nous pouvons être fiers. Je pense que Renault et ses équipes partenaires ont montré la façon dont il fallait concevoir et utiliser un moteur de la manière la plus efficace, pour obtenir la voiture la plus rapide ! Nous aurions pu sans doute finir plus de courses sans rencontrer de soucis, mais la victoire est parfois acquise grâce à des erreurs commises précédemment. On apprend toujours en repoussant les limites.

La saison 2006 restera l’un de mes souvenirs préférés. Après un problème moteur à Monza, nous étions au pied du mur. Schumacher avait pris la tête du championnat et il était presque impossible de revenir puisque la Ferrari était plus rapide à ce stade de la saison. Mais nous avons fait preuve d’abnégation et nous avons gagné la course suivante, au Japon. Cette fois, c’était au moteur Ferrari de casser et nous avons repris les commandes avant la dernière manche au Brésil. C’était un exemple parfait de lutte jusqu’au bout. Les V8 n’en étaient qu’à leurs débuts, mais nous les utilisions déjà à la limite. La casse de Monza nous avait montré à quel point nous en étions proches.

Même si j’ai énormément apprécié cette époque, l’année prochaine sera un défi encore plus important. J’ai grandi en regardant les moteurs turbo, c’est ce que je rêvais de faire quand j’étais petit. Ce sera donc un peu comme un retour vers le futur ! »


Interlagos côté pneumatiques


Les gommes disponibles pour les pilotes à Interlagos sont les suivantes :
  • Mediums (flancs blancs) ;
  • Durs (flancs oranges) ;
  • Intermédiaires (flancs verts) ;
  • Pluie (flancs bleus).

L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Nous avons choisi les pneumatiques medium et durs pour le Brésil, afin de composer avec les différentes requêtes du célèbre circuit d’Interlagos, où nous recevons toujours un accueil fantastique de la part de fans incroyablement enthousiastes. Il y a un certain de nombre de choses auquel il faut être attentif au Brésil : en dépit du re-surfaçage de la piste il y a quelques années, cette dernière est encore très bosselée, ce qui rend les choses difficiles en termes de traction pour les pneus et augmente les demandes physiques à l’égard des pilotes.

Tout comme l’an dernier, nous offrirons l’opportunité aux équipes de tester les pneus de l’an prochain au cours des essais libres du vendredi, en raison des changements techniques fondamentaux qui verront le jour en 2014. Le Brésil est actuellement le plus grand marché de Pirelli. Nous avons donc tous hâte de nous y rendre, pour une course qui marquera la fin d’une ère technique. »


L'avis de Jean Alesi, ambassadeur Pirelli :
« Interlagos est un circuit qui implique réellement le pilote ;même si cela semble illogique, il y a certains circuits où l’on pilote globalement de virage en virage, là où Interlagos est une réelle expérience qui vous emporte. Même si la piste a reçu une nouvelle surface à plusieurs reprises, elle est encore assez bosselée, avec de fortes compressions. Comme elle tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, elle est très physique en termes de pilotage. J’adore le ressenti et l’atmosphère à Interlagos. Les fans y sont absolument fantastiques et c’est un superbe endroit où venir faire la course.

Bien entendu, pour Pirelli, il s’agit d’une course très importante en raison du marché brésilien. Cela fut toujours le cas : de mon temps, je me souviens que Nelson Piquet possédait un distributeur pneumatique Pirelli au Brésil et qu’il s’investissait pour souligner l’importance de disposer des bons pneus. La météo est toujours très changeante à Interlagos, il faut donc se préparer à tout ! La clé est de trouver le bon rythme : si l’on y parvient, on peut minimiser l’usure du pneumatique et trouver une bonne performance. Je suis monté sur le podium ici dans le passé, mais il est important de trouver le bon feeling immédiatement. »


Interlagos en chiffres


Longueur du circuit d'Interlagos4.309 km
Nombre de virages15 (5 à droite et 10 à gauche)
Vitesse moyenne200 km/h
Vitesse de pointe310 km/h
% d’un tour à pleine charge62
Consommation de carburant1.75 litres par tour ;58 l/100km
Record du tour1:11.473 (Juan Pablo Montoya, Williams F1 Team, 2004)


Le Grand Prix du Brésil 2012


Pole position :
Lewis Hamilton (McLaren) en 1:12.458

Podium :
1 - Jenson Button (McLaren)
2 - Fernando Alonso (Ferrari)
3 - Felipe Massa (Ferrari)

Meilleur tour en course :
Lewis Hamilton (McLaren) en 1:18.069

[A partir des communiqués publiés par la FIA, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


     2 réactions

    Serge SKA, 22 Nov. 2013, 17:35

    L'avis de Jean Alesi, ambassadeur Pirelli : " Interlagos est un circuit qui implique réellement le pilote .... " --> Tout s'explique à présent, c'est pour cela qu'Alonso ne l'a jamais remporté !


    alto, 22 Nov. 2013, 19:37

    Ave populus On sait que les pistes mouillées sont très changeantes! Dans ces conditions, il est tout à fait dommage pour les écuries, les pilotes et les spectateurs, que le nombre de pneus pluie et intermédiaire soit limité. Espérons que cette limitation sera levée en 2014 Salutations


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