ePrix de Paris - Course : Buemi, toujours plus loin

Le pilote Renault e.dams prend le large, avec cette victoire à l'issue de l'ePrix de Paris ! José Maria Lopez (DS Virgin Racing) et Nick Heidfeld (Mahindra Racing) l'accompagnent sur le podium. Grosse déception pour Lucas di Grassi et Jean-Eric Vergne, qui a fini sa course sur une rupture de la colonne de direction.
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Aucun pilote n'aura pu atteindre Sébastien Buemi à Paris
© Fia/Formula E / Aucun pilote n'aura pu atteindre Sébastien Buemi à Paris
Les images sont toujours aussi spectaculaires. Entourant l'hôtel des Invalides, non loin de la Tour Eiffel, de l'Assemblée Nationale et de la Place de la Concorde, la Formule E s'est assurée une nouvelle fois un écrin magique pour son deuxième ePrix de Paris.

Après avoir réglé ses problèmes d'organisation, la discipline 100% électrique accueillait cette fois une dizaine de milliers de spectateurs, massés autour d'un circuit long de 1,920 kilomètres. Court mais intense, le tracé parisien avait connu une séance de qualification disputée à la mi-journée.

Treize mois après la pole position décrochée par Sam Bird, Sébastien Buemi a mis tout le monde d'accord en fin de super-Pole. Le leader du championnat a devancé de justesse Jean-Eric Vergne. Six millièmes de seconde, convertis en quelques mètres d'écart sur la grille de départ.

Derrière les deux têtes d'affiche, José Maria Lopez se plaçait en premier outsider, à bord de sa DS Virgin Racing, équipage au sang français. À ses côtés en deuxième ligne, on ne trouvait pas Oliver Turvey (déchu de sa quatrième place car pénalisé de dix places) mais l'autre Techeetah d'Esteban Gutiérrez.

La menace indienne, avec le Mahindra Racing, verrouillait ensuite la troisième ligne. Nico Prost s'était lui contenté d'une neuvième position, quatre crans devant Lucas di Grassi, l'un des déçus de la session avec Sam Bird himself, dix-huitième. Un temps annoncée, la pluie ne s'est finalement pas invitée au menu de la course, laissant les pilotes s'expliquer entre eux, pour 49 tours.

À 16h et quelques minutes, les 20 concurrents rejoignaient leurs emplacements sur la ligne de départ, tracée boulevard des Invalides. 620 mètres plus loin se tenait le premier virage.

Tentative vaine au départ pour Vergne

Au départ, Buemi gardait de justesse la main ! Au coude à coude face à Vergne, la Renault e.Dams restait en tête après le premier virage. Derrière José Maria Lopez, Nick Heidfeld subtilisait la quatrième place à Esteban Gutiérrez. Bien parti, Jérôme d'Ambrosio grimpait quant à lui dans le top 10. Tous les pilotes franchissaient sans encombres le premier tour.



Lucas di Grassi aggravait son cas en perdant deux positions, de la 13e à la 15e. Le Brésilien luttait avec sa monoplace, en manque d'adhérence. Les premiers tours défilaient et le top 10 se figeait sans changement majeur.En fond de cale, Stéphane Sarrazin était aussi coincé, en attendant d'adopter une stratégie décalée.

Premier pilote à la dérive, Nelson Piquet touchait le mur au quinzième tour, dans le septième virage, avant la ligne droite principale. Le Brésilien glissait au seizième rang derrière son compatriote Lucas di Grassi. Le pilote Abt Schaeffler était l'attraction du moment, à la lutte avec Antonio Félix da Costa, qui fermait avec autorité la porte vers le premier virage.

Cette première manœuvre était les prémices de l'accrochage qui allait suivre. Au 16e tour, da Costa ne relâchait pas l'accélérateur face à son adversaire, qui tentait de le dépasser. A l'intérieur, le Portugais restait à hauteur. L'accident était
inévitable : le pilote Andretti heurtait le mur et di Grassi perdait de précieuses secondes dans l'affaire.



di Grassi et Vergne : rêves brisés

La neutralisation faisait basculer la course dans une nouvelle phase. L'ensemble du plateau rentrait déjà aux stands pour monter dans la deuxième voiture. Buemi récupérait le leadership au 26e tour après l'arrêt du dernier pilote sur sa première voiture, Mike Conway, leader provisoire. Felix Rosenqvist avait quant à lui chipé la place d'Esteban Gutiérrez.

Étonnamment, Lucas di Grassi avait bénéficié de son accrochage et de la FCY qui s'en est suivi. Le rival de Buemi était remonté au huitième rang, après un dépassement en piste face à Nico Prost. Mais il y avait un loup : son passage aux stands avait été effectué en dessous de la durée limite des 70 secondes réglementaires. Le Pauliste effectuait sa pénalité au 31e tour et sortait de la zone des points, pour ne plus jamais y rentrer.

Rebondissement majeur deux tours plus loin : le dauphin était déchu ! Jean-Eric Vergne épousait le mur à la sortie du treizième virage, qui contourne la place Vauban. Le local de l'étape laissait ses espoirs de podium à cet instant. Sa Techeetah a subitement décrochée, refusant de tourner. Cet accident provoquait la sortie de la voiture de sécurité.



Buemi, nouvelle victoire sans l'ombre d'un doute

La BMW électrique rentrait aux stands au 38e tour, relâchant les fauves électriques pour une dizaine de tours. Buemi voyait devant lui la voiture de di Grassi, qui n'avait que pour seul objectif de décrocher le point du meilleur tour. Un objectif que convoitait également Sam Bird, englué en seizième position. Le pilote DS Virgin Racing améliorait la marque.
Le Britannique décrochait finalement ce point, après l'ultime crash, réalisé par Lucas di Grassi !
Tout un symbole avec l'accident du vainqueur de l'édition 2016, qui offre un final similaire pour le gagnant de 2017.



Sébastien Buemi remporte l'ePrix de Paris !

Voici donc sa cinquième victoire en six meetings, la onzième sur l'ensemble de sa carrière électrique.
Le leader du championnat creuse l'écart sur ses poursuivants, en comptant désormais 43 points d'avance sur Lucas di Grassi. Plus que quelques points et le Suisse pourra presque louper la manche de New York l'esprit tranquille...
Deuxième de la course, "Pechito" décroche quant à lui son premier podium, devant Nick Heidfeld qui retrouve sa place de Monaco.

Derrière, classement chamboulé puisque trois pilotes Frijns, Gutiérrez, Dillmann ont reçu une pénalité de cinq secondes suite à un excès de vitesse sous le régime de Full Course Yellow. Et dans l'ultime tour, Daniel Abt abandonna sa machine, créant une drôle de confusion, pour terminer cette manche parisienne...
Voici le classement définitif de la course, en prenant en compte les pénalités




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